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 DENOUEMENT

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zabou
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MessageSujet: Re: DENOUEMENT   Lun 17 Aoû - 20:11

Fox River


Louis repasse les menottes à Sucre et Scofield.

« Ne t’inquiète pas, le rassure ce dernier, Tu n’as rien à te reprocher.
- Elle a raison », soupire Patterson

Les trois hommes s’engagent dans le couloir et tombe sur Wallace.

« Pourquoi ont-ils de simples menottes !, tonne-t-il, Ils doivent avoir les quatre points !
- Il n’y a aucune raison, lui répond Louis, Ce ne sont pas des condamnés à mort.
- C’est à moi d’en décider !, lui rétorque Dalton, Et moi, je dis que ces hommes doivent avoir les quatre points en permanence !... Bon, ramenons-les rapidement ! On va devoir s’expliquer Patterson. »

Ce dernier lui lance un regard noir.

Arrivé au trou, Wallace prend Michael par l’épaule.

« Occupez-vous de Sucre, ordonne-t-il à Louis, Rajoutez un maillon à la chaine. Mais il reste en débardeur et en caleçon »

Le brave gardien ouvre la cellule de Fernando et le détache.

« Je suis désolé, souffle-t-il
- Ce n’est pas de ta faute », lui répond Sucre en retirant sa chemise.

Wallace pousse Scofield sans ménagement dans la cellule. Il lui retire les menottes en grommelant.

« Déshabille-toi ! Complètement ! »

Michael enlève lentement ses chaussures, sa chemise et son pantalon.

« J’ai dit tout… »

Michael ne bouge pas. Dalton passe les menottes dans l’anneau et attache le prisonnier.

« Tu te crois malin ? »

D’une prise de judo, il plaque Scofield en sol, lui tordant violement les bras. Les menottes cisaillent les poignets du jeune homme. Wallace sort sa matraque.

« Ta pute et toi vous allez apprendre à vous tenir tranquille, crois-moi ! »

Il donne un violent coup de matraque dans le ventre de Michael, lui arrache le caleçon et lui entrave les chevilles. Scofield grimace de douleur, le souffle coupé.

« Tant que cette pute continuera à dire des conneries, tu resteras dans cette tenue…
- Qu’est ce que vous faites ? », s’écrit Patterson en arrivant dans la pièce

Dalton se relève. Il replie sa matraque et sort, le caleçon à la main.

« Referme !... Patterson !
- On n’a pas le droit de faire ça !
- Referme cette cellule ! »

Louis se retourne et fait face au capitaine.

« On n’a pas le droit ! Il a un doigt cassé, il doit voir un médecin. »

Wallace sourit.

« Il verra un médecin quand son médecin fermera sa gueule. Ferme cette cellule ! »

Louis comprend et finit par obéir. Mais le gardien a soudain pâli. Ses traits sont tendus. Il regagne son poste la tête baissée, en pleine réflexion. Le bruit du téléphone lui fait accélérer le pas….
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zabou
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MessageSujet: Re: DENOUEMENT   Lun 17 Aoû - 20:19

Chicago - Bureau du FBI

Avec de nombreux autres d’agents, Jason avait levé la tête de ses dossiers pour écouter l’interview sur CNN et la conférence de presse sur le parking. Les déclarations de Hewes lui font secouer la tête de dépit.

« Si je m’attendais à ça…
- Felicia va peut-être avoir trouvé quelque chose pour obtenir un mandat, le rassure Foley
- Tu ne comprends pas. On était tous sûrs qu’ils avaient raison de se rendre. Sans le vouloir, on les a certainement poussés à faire ça. Et maintenant… »

Wheeler pousse un profond soupire et repart vers l’ancien bureau de Mahone où l’attend une pile de dossiers.

§§§§§§§§



Lang arrive dans les locaux quelques minutes plus tard.

« Tu as entendu ce qu’a dit leur avocate ?, demande Jason quand elle rentre dans la pièce
- J’ai mieux que cela, lui répond sa collègue en lui montrant son téléphone portable, Elle a pris des photos de leurs poignets, certainement pendant qu’elle s’entretenait avec eux.
- C’est légal ?, s’interroge Jason
- Peu importe, je vais les montrer au… »

La sonnerie de son portable l’interrompt.

« Bonjour Lang, tonne la voix de Brown au téléphone, Vous avez trouvé quelque chose ?
- Et bien, je reviens du syndicat des officiers de la pénitentiaire. Il a bien des problèmes à Fox River. Deux des gardiens les plus anciens, Louis Patterson et Keith Stolte, se sont plaint du nouveau directeur. Ils ont indiqué qu’il ne réagissait pas à des comportements douteux de la part d’un nouveau gardien, Luke McLeish, et surtout, qu’il poussait les gardiens à la délation… Entre eux et vis-à-vis des détenus. Comme Patterson et Stolte refusent de rentrer dans son jeu, ils sont punis. Le nouveau directeur les fait bosser la nuit ou le week-end. Il cherche à les faire craquer.
- Allez interroger ces gardiens.
- J’en ai bien l’intention, monsieur. Et Hewes a pris des photos. Les poignets de Scofield et Sucre sont en sang.
- Comment a-t-elle eu ces photos ?
- Je pense qu’elle les a prises elle-même avec son portable.
- Alors, ce n’est pas recevable. Lang, faites parler un de ces gardiens ! »

La jeune femme raccroche et reste un long moment silencieuse. Puis elle reprend son téléphone et appelle Los Angeles…

§§§§§§§§§§§§§§§§§§


Confortablement allongé sur son lit, Mahone lit la Bible. Il lève la tête, étonné, en entendant le bruit des clés dans la serrure.

« Téléphone », lui annonce le gardien

Encore plus intrigué, Alex se lève et suit l’officier jusqu’à l’appareil accrocher sur un mur du couloir.

« Allo ?
- Alex, bonsoir, c’est Felicia, comment vas-tu ?
- Felicia, quel bonheur de t’entendre. Ca va… Heu… Le marché que Sullins m’avait proposé au Panama n’est plus valable »

Un blanc lui répond.

« Felicia, ne t’inquiète pas. Porter est vraiment un très bon avocat. Il va limiter la casse. Ne t’inquiète pas pour moi.
- Et la prison ?, demande la jeune femme d’une petite voix, Comment ça se passe ?
- J’ai l’impression de m’être retirer dans un monastère… On dit d’ailleurs une cellule pour parler des chambres dans ces endroits. Aussi, j’en profite pour lire la Bible et faire le point. Je parle aussi beaucoup avec le curé.
- Et la nourriture ?
- J’ai connu mieux, sourit Mahone, Mais bon… Disons que c’est comestible. Pourquoi toutes ces questions ? J’ai connu bien pire à l’armée, tu sais. Je n’ai pas toujours dormi dans un lit.
- Je voulais juste m’assurer que tout allait bien, ment Lang, Que tu gardes le moral. Tu avais l’air abattu la dernière fois que je t’ai vu…..
- Ca va beaucoup mieux. Et je suis en promenade avec Lippmann. On parle beaucoup tous les deux… Ce type me fait vraiment rire avec ces grands airs et ses certitudes. Il va tomber de haut… »
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zabou
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MessageSujet: Re: DENOUEMENT   Lun 17 Aoû - 20:23

Fox River

Après le départ de Wallace, Michael s’est relevé avec difficulté. Ses poignets et son abdomen lui font un mal de chien. Mais ce sont les insultes envers Sara qui blessent le plus le jeune homme. Il respire profondément pour faire passer son envie de hurler.

« Mike… Ca va?... Michael?
- Oui, Fernando… Ca va…
- Qu’est ce qui s’est passé ? Pourquoi Louis a gueulé comme ça ? »

Scofield explique ses malheurs à son copain au moment où la lumière s’éclaire dans le couloir. Les deux amis se taisent avant de reprendre leur conversation en entendant Tim apporter son plateau à Trumpets.

« Ce salopard se venge sur toi, enrage Fernando, Michael, pourquoi tu n’as rien dit à Beth ? Elle seule peut nous aider !
- Tu vois le résultat, marmonne Scofield, Beth n’a aucun pouvoir ici… Le directeur décide de tout. Rappelle-toi ce que Bellick a fait à David… Quand il l’a collé avec Avocado… Personne n’a rien dit. Ca a plutôt fait marrer tout le monde…. »

Shering entre dans la cellule de Michael.

« Oh, merde !, s’exclame-t-il en lui tendant une bouteille d’eau, Wallace n’a pas apprécié l’interview de Sara. »

Michael baisse la tête.

« Elle a été formidable, reprend Tim, J’suis pas sûr que ma copine se battrait pour moi comme ça. Et ton avocate… »

Il siffle.

« Je sens qu’elle va mettre le merdier ici. C’est pas trop tôt. »

Il pose la main sur l’épaule de Michael.

« Accroche-toi, mec. Il y a un monde fou dehors. Des gens qui réclament votre libération. Et quand je suis venu, à la radio, ils ne parlent plus que de ça. Je sais que je devrais pas dire ça. Mais c’est pas plus mal que vous soyez là… Peut-être… Peut-être que ça va faire bouger les choses. Tout le monde ne peut pas se payer Hewes…. »

Les propos du gardien ont donné un peu de baume au cœur à Michael. La voix de Sara résonne à nouveau dans sa tête… Il l’imagine sur ce plateau de télévision et là, dehors, si près et pourtant si loin….
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MessageSujet: Re: DENOUEMENT   Lun 17 Aoû - 20:30

Chicago

Après la conférence de presse et leurs émotions de la journée, Sara et MariCruz ont ressenti le besoin de se retrouver en face à face. Elles ont choisi d’aller diner au Cheese-cake Factory sur Michigan Avenue et se sont installées à une table au fond de la gigantesque salle du restaurant. Sara a donné la lettre de Sucre à MariCruz. Le visage de la future maman s’est illuminé en la lisant. Avec ses mots, bourrés de fautes d’orthographe, Fernando lui exprime tout son amour. Ses propos sont rassurants. Fidèle à lui-même, le jeune homme garde le moral et sa joie de vivre.
Par contre, Sara pâlit en lisant la lettre de Michael.

« Sara,

Je suis rassuré de savoir Kellerman à tes côtés. Que tu ailles bien est la seule chose qui m’importe.
Sara, Patterson m’a dit que je n’ai pas le droit aux visites et cela n’est certainement pas prêt de changer. Nous n’allons donc pas pouvoir nous voir avant longtemps.
Je veux que tu t’occupes de récupérer ta licence et que tu reprennes le cours de ta vie. Tu as déjà fait trop de sacrifices pour moi. Je suis profondément désolé de t’avoir entrainée dans tout cela, de t’avoir imposé tant de souffrances. Je ne veux plus que tu souffres à cause de moi.
Je t’aime, Sara, comme je n’ai jamais aimé personne. Et pour cette raison, parce que je t’aime plus que tout au monde, je ne veux plus que tu te sacrifies pour moi. Je ne veux plus que tu souffres à cause de moi. Sois heureuse, Sara, c’est tout ce que je souhaite.

Je t’embrasse

Michael »



« Que se passe-t-il ? », s’inquiète MariCruz devant la mine défaite de son amie.

Cette dernière lui tend la lettre de Michael.

« Je savais que l’isolement allait le mortifier, souffle-t-elle, Ces ordures ont du lire son dossier. Ils cherchent à le briser…
- Fernando ne laissera pas tomber Michael, la rassure MariCruz, Je suis sûre qu’il va savoir le soutenir. Il peut être vraiment très drôle, tu sais. C’est comme ça qu’il m’a séduite, en me faisant rire.
- Je n’en doute pas, soupire Sara, Aussi, j’espère qu’on les laissera ensemble… Je me demande pourquoi on les traite de cette façon.
- Et bien, avec le malheur que tu vivais à ce moment-là, tu étais certainement trop occupée pour écouter la télé. Mais il y a eu beaucoup de débats sur cette évasion. La sécurité dans les pénitenciers a été remise en question mais aussi la formation et la motivation du personnel. Tu sais comment sont les journalistes, ils ne les ont pas épargnés. Je pense que c’est ça qu’ils leur font payer. De s’être évadé, à 8, d’un des pénitenciers réputé les plus sûrs du pays, et sans violence en plus…
- J’imagine ce qu’ils ont dit sur les femmes qui travaillaient dans des prisons pour hommes…
- En effet. »

Les deux jeunes femmes échangent un sourire.

« Sara Tancredi ? »

Cette dernière lève la tête. Ses traits se tendent en reconnaissant la grande brune qui se tient devant la table.

« J’ai besoin de vous parler, déclare-t-elle en s’asseyant à ses côtés.
- Qui êtes vous ?, demande MariCruz sur un ton sec
- Oh, Mademoiselle Delgado, pardonnez mon manque de politesse. Jessica Forman, je travaille au Chicago Tribune.
- On a déjà tout dit », lui réplique la fiancée de Fernando

Jessica ne relève pas et se tourne vers Sara.

« Je veux aider Michael.
- Où étiez-vous ?, lui demande sèchement Sara
- Pardon ?
- Avant, où étiez-vous ? Pourquoi maintenant ?
- Je suis une journaliste économique, explique Jessica, Les faits divers ne sont pas mon rayon. J’ignorais que Michael avait été arrêté.
- Pourquoi l’appelez-vous par son prénom ?, s’étonne MariCruz à cheval sur l’étiquette
- Nous avons eu une relation il y a 5 ans, répond la journaliste, Nous ne sommes pas vraiment restés en contact. Mais je l’aime bien. C’est quelqu’un de bien. »

Elle fronce les sourcils et se tourne vers Sara.

« Pourquoi ne m’avez-vous pas posé cette question ?
- Parce que je connaissais la réponse.
- Vraiment ?, sourit Jessica
- Vous sortiez avec Michael au moment où Krantz l’a fait suivre. Nous avons trouvé dans Scylla des photos très explicites sur votre relation avec lui.
- Quoi ?! »

Ce n’est pas vraiment sa pudeur qui fait ainsi réagit la jolie journaliste, mais plutôt la colère d’avoir été épiée comme une vulgaire starlette sans s’en être rendu compte. Son amour propre en prend un petit coup.

« Krantz avait une fiche complète vous concernant, poursuit Sara, Alors, puisque vous dites que vous aimez bien Michael, ce que je veux bien croire, où étiez-vous ?
- Comme je vous l’ai expliqué, les faits divers habituellement ne m’intéressent pas. Et… Enfin, vous connaissez Michael, Sara, ce n’est pas quelqu’un qui parle beaucoup. Je savais à peine qu’il avait un frère. De ce qu’il m’en avait dit, j’en avais, à tort, déduit qu’ils n’étaient pas très proches. Je ne suis même pas sûre que Michael n’ait jamais mentionné son prénom devant moi… Enfin, peu importe. Je n’avais pas fait le rapprochement entre Lincoln Burrows et Michael et l’arrestation de Mike a fait deux lignes dans le journal… Je ne l’ai même jamais su… J’ai tout découvert lorsqu’ils se sont évadés… Et là, je n’avais plus aucun moyen de le contacter. J’ai appelé vos avocats mais ils m’ont envoyée promener… Avant la mort de votre père… Alors, je me suis intéressée à mon domaine, la finance. Et j’ai découvert des choses très intéressantes sur Ecofield. Mon boss m’a dit d’approfondir… Il n’apprécie pas vraiment Reynolds et moi non plus. On a vu là un moyen de déclencher un scandale pour éviter qu’elle ne soit élue… Mais elle a démissionné avant que je ne regroupe assez d’éléments pour faire un gros scoop. Quand vous avez eu cet enregistrement.
- Le but était de faire innocenter Lincoln, réplique Sara, Pas de faire vendre du papier.
- Je comprends bien, sourit Jessica au moment où une jeune serveuse asiatique s’approche de la table
- Mesdames, voici la carte. Je peux vous apporter quelque chose à voir ? »

Sara et Jessica commandent une bière, MariCruz prend un Coca et les trois jeunes femmes reprennent leur conversation.

« Sara, j’ai vu votre réaction quand leur avocate a parlé de leur condition de détention. Et je connais Michael… Je sais qu’il n’aime pas être dans le noir. Il laissait toujours une lampe allumée à l’époque où nous nous fréquentions… Laissez-moi l’aider, Sara… Vous n’avez rien à craindre de ma part. J’ai beaucoup de tendresse pour Mike mais je sais que nous ne sommes pas faits l’un pour l’autre. Mais, j’ai connu un autre Scofield que vous. Et je voudrais expliquer aux gens comment le doux jeune homme que j’ai connu, qui était incapable de faire de mal à une mouche, a pu trouver le courage et la force de faire ce qu’il a fait…. »
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MessageSujet: Re: DENOUEMENT   Lun 17 Aoû - 20:33

Fox River

La faible lumière du couloir éclaire les cellules du mitard. Assis à son bureau, Tim laisse les prisonniers tranquilles, se contentant de faire ses rondes comme le règlement l’exige.
Assis dos au mur, Michael, presque malgré lui, continue d’étudier sa cellule tout en répondant à Fernando.

« Si je n’avais pas entrainé Westmoreland là-dedans, il serait toujours vivant… Peut-être libéré sur parole.
- Michael, tu me gonfles ! C’est parce que t’es trop gentil que Charles est mort ! J’aurais pas du te dire pour l’acrobate ! C’est lui qui nous a balancés à Bellick, tu le sais. Tu l’aides, et voilà comme lui te remercie ! En te balançant ! Charles est mort àcause de David ! Qu’en à Patoshik, si je me rappelle bien, il était pas sur la liste des invités !... Je pense toujours ce que je t’ai dit à Los Angeles, tu te souviens ?
- Oui…
- Et Hewes a raison… Rien ne justifie qu’on soit traités comme ça ! Et toi encore moins ! Non mais on a vu ça où de laisser quelqu’un à poil ! Tu vas attraper la mort comme ça !
- Si on la ramène, ça sera pire, Sucre, crois-moi… Ne t’inquiète pas pour moi. La dernière fois, ici, je n’ai pas craqué… Je… Je me suis rappelé que le disjoncté avait dessiné mon tatouage de mémoire… Hors, il était chez les fous. Je devais donc me faire envoyer là-bas.
- Et bien, si tu as joué la comédie, c’est que t’es un sacré acteur parce que tu nous as tous foutus la trouille ! J’t’dis pas dans quel état était Linc ! »

Michael hoche la tête mais n’avoue pas à son ami qu’il n’a pas tout simulé… Que d’être ainsi enfermé entre ces quatre murs le mine plus qu’il ne veut l’admettre. De douloureux souvenirs d’enfance remontent, par vagues… Son cerveau mouline… Le jeune homme doit prendre sur lui pour ne pas céder à cette petite voix qui ne cesse de lui dire.

« Sors de là… Tu vas crever… Sors de là »
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MessageSujet: Re: DENOUEMENT   Lun 17 Aoû - 20:53

18 août

Chicago

Sara ouvre les yeux et s’étire. Elle soupire et reste un instant immobile avant de se lever. Elle tire les rideaux et ouvre la fenêtre de sa chambre.
Une magnifique journée s’annonce.
Machinalement, la jeune femme jette un œil dans la rue et remarque un homme, appuyé sur le capot d’une voiture. Elle n’y prête pas vraiment attention, et trainant des pieds, se dirige vers le salon. Elle allume la TV, branchée sur CNN et part prendre une douche…

§§§§§§§§§§§

Elle coupe l’eau, attrape une serviette dans laquelle elle s’enroule, essuie le miroir pour retirer la buée. Elle passe les mains sur son visage. Ses traits sont tirés, ses yeux encore rougis par les larmes qu’elle a versées en s’endormant.

« Tu as une mine épouvantable », pense-t-elle.

La voix de Ryan attire son attention. Toujours enroulée dans la serviette, Sara se précipite dans le salon.
Leroy se trouve devant l’immeuble qui abrite la direction de la pénitentiaire pour l’Illinois et interpelle le directeur qui arrive à son travail.

« Monsieur, pensez-vous ordonner une enquête sur le pénitencier de Fox River ?
- Je ne vois pourquoi je le ferai.
- Vous n’avez pas entendu les déclarations de Maitre Hewes ? »

Le directeur, un homme d’une cinquantaine d’années, aux cheveux châtain tirant sur le gris, sourit ironiquement.

« Si on devait démarrer une enquête à chaque fois qu’un avocat se plaint des conditions de détention de son client, il faudrait quadrupler nos effectifs.
- Etes vous en train de dire que vous n’allez pas enquêter sur les agissements de Pavelka uniquement parce que vous manquez d’effectif ?, demande Ryan
- Non. Il n’y a pas lieu de faire une enquête. On ne démarre pas une procédure sur de simples rumeurs.
- Ce que Maitre Hewes a constaté ne sont pas des rumeurs.
- Ces soi-disante blessures sont dues aux menottes. Elles ont très bien pu se produire durant le transport. Il n’est pas rare que des prisonniers se blessent à cause des menottes lors du transport car ils ne se tiennent pas tranquilles.
- Scofield et Sucre se sont rendus. Pourquoi ne se seraient-ils pas tenus tranquilles durant le transport ?
- Ils ont été rapatriés à Chicago en avion. Il y a peut-être eu des turbulences… Maintenant, excusez-moi, jeune homme, mais j’ai à faire… »

Sara s’est approchée de la TV pour mieux entendre le directeur de la pénitentiaire. Son visage s’est lentement décomposé en entendant ses propos.
De rage, elle brise un petit vase bleu sur le sol.

§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§

Assise à sa table de cuisine, dégustant son petit-déjeuner, Beth a également entendu les déclarations du directeur mais sa réaction est tout autre.

« Alors, comme ça tu veux jouer, pense-t-elle en souriant, Alors on va jouer. »

L’avocate se lève, dépose son assiette et sa tasse dans le lavabo et part se préparer
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MessageSujet: Re: DENOUEMENT   Lun 17 Aoû - 21:02

Fox River


La foule massée devant la prison est de plus en plus dense. Près d’un millier de manifestants et journalistes se partagent le parking, bloquant en partie l’accès à la prison.
Les gardiens qui arrivent pour prendre leur service doivent klaxonner pour pouvoir passer et se font copieusement insulter par les manifestants qui agitent leurs banderoles.
Les journalistes les prennent à parti, tendant d’obtenir des informations sur leurs conditions de travail et sur les deux prisonniers-vedettes de l’établissement. Mais les officiers rentrent tous sans lâcher autre chose que quelques jurons…

La tension monte encore d’un cran quand la Ford de Pavelka approche la grille principale. La voiture du directeur est bloquée par la meute de journalistes qui se pressent autour de lui. Furieux, Ed n’a d’autre choix que de s’arrêter pour répondre à leurs questions.

« Monsieur le directeur, l’interpelle un journaliste noir, Qu’avez-vous à dire sur les déclarations de maitre Hewes et de Mademoiselle Tancredi ?
- Mademoiselle Tancredi n’est qu’une idiote qui a foutu sa vie en l’air pour un criminel. Ses propos sont sans fondement.
- Sous-entendez-vous que Mademoiselle Tancredi a tout inventé ?, lui demande Jessica
- Je pense que Mademoiselle Tancredi a besoin de soins psychiatriques.
- Des soins psychiatriques ?, s’écrit la jeune femme, Vous pensez que cela va soigner les blessures qu’elle a dans le dos ? Elle ne s’est pas fait cela toute seule !
- Mademoiselle Tancredi n’aurait rien subi du tout si elle n’avait pas laissé cette porte ouverte, permettant ainsi à 8 criminels de s’évader ! Tancredi est la complice de dangereux meurtriers, comment pouvez-vous accorder une quelconque importance à ses propos !
- Scofield n’est pas un assassin, lui réplique la journaliste, Il n’a jamais tué personne !
- Il a avoué avoir tué un homme au Panama.
- Faux !, réplique Jessica, Il s’est accusé pour protéger Mademoiselle Tancredi, et même la police du Panama admet que c’était de la légitime défense, la victime avait une arme ! »

Ed se retourne vers la jeune femme et la regarde d’un air dédaigneux, puis sourit ironiquement.

« Je vois que comme beaucoup de femmes de ce pays, vous n’êtes pas insensible aux charmes de Scofield, mademoiselle, vous devriez plutôt penser avec votre cerveau.
- Accusez-vous maitre Hewes d’être une midinette ?, lui répond Jessica sans se démonter
- Maitre Hewes est une avocate qui ne recule devant rien pour gagner une affaire. Elle sait parfaitement qu’elle ne fera pas sortir ses clients de prison de si tôt.
- Monsieur le directeur, demande un autre journaliste, Avez-vous effectivement placé Scofield et Sucre à l’isolement ?
- Tout à fait, et ce pour leur propre sécurité. Les détenus étaient très agités en apprenant leur arrivée. Je suis sûr que quelques uns rêvent qu’ils les fassent évader. N’oubliez pas que Scofield a les plans de la prison sur le corps. Il présente un grand risque d’évasion. Donc, de le maintenir à l’isolement est un moyen de garantir sa sécurité.
- C’est pour sa sécurité qu’il est enchainé dans le noir en sous-vêtements ? », ironise Jessica

Pavelka lui lance un regard furieux, mais l’arrivée de gardiens qui dégagent un chemin à leur directeur, le dispense de répondre. Droit comme un I, il entre dans la prison en marmonnant.

§§§§§§§§§§§§§


Il pénètre dans les locaux d’administratifs comme une furie, faisant claquer les portes.

« Becky !, ordonne-t-il, Appelez moi le lieutenant des SWAT, cette foire n’a que trop dure !! »

La secrétaire s’exécute immédiatement, tête basse.

§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§


L’extinction de la lumière dans le couloir indiquant que Tim avait fini son service, Michael, Trumpets et Fernando ont interrompu leur conversation sur les conditions de détention à l’isolement. Le jeune Black a mis les deux autres en garde.

« Vous êtes plutôt pas mal tous les deux, et toi, Scofield, t’es prêt à la consommation. Alors, méfie-toi de ce pourri de Luke… Si j’étais toi, mec, je me tiendrais à carreaux pour récupérer des fringues fissa… Tu vas voir, cette tarlouse va tourner autour de toi, te faire mariner et quand tu seras à bout de nerf, il enfoncera le clou au sens premier du terme…. »

Des voix résonnent dans le couloir. Wallace et Stolte approchent en parlant fort.

« Pavelka va faire dégager cette bande de voyous ! Je ne comprends même pas que le maire tolère de tels comportements ! Nous sommes un pénitencier d’Etat, il est interdit de stationner à proximité d’un pénitencier !
- Si le maire fait évacuer les manifestants, il le paiera lors des élections, lui rappelle Keith
- Les politiques ne sont que des couilles molles ! »

Dalton ouvre une cellule et tonne :

« Trumpets, debout ! Tu retournes en population générale. Grouille-toi, j’ai pas que ça à faire ! »

Sucre et Scofield écoutent en silence leur compagnon d’infortune sortir de sa cellule et remonter le long couloir sombre….


Quelques minutes plus tard, Stolte entre dans la cellule de Fernando.

« Salut, Sucre, comment ça va ce matin ?
- Salut Stolte, ça irait mieux si je pouvais manger autre chose que ce pain dur et si je pouvais me dégourdir les jambes.
- Pour la promenade, je peux rien faire, mais je vais essayer de t’apporter quelque chose de la cantine à midi. Je ne te promets rien… Avec Wallace.
- Ouais, je sais, Patterson nous a expliqué. Qu’est ce qui se passe dehors ?
- L’interview de Sara a provoqué un tollé. Des gens manifestent pour vous soutenir et je te parle même pas des journalistes ! »

Un sourire éclaire le visage de Fernando.

« Te réjouis pas trop, le prévient le gardien, Le dirlo ne va pas apprécier. J’espère qu’il ne va pas vous le faire payer.
- J’ai l’impression que Wallace a déjà puni Mike », soupire le jeune Latino.

Keith fronce les sourcils et part voir le second prisonnier.

« Oh, merde !, s’écrit-t-il en entrant dans la cellule
- Salut, Stolte, lui répond Michael en levant la tête, Content de te voir. On va passer une journée tranquille.
- Je vois qu’on t’a déjà fait payer les propos de Sara.
- Quels propos ? »

Stolte informe Scofield des « rumeurs » dont la jeune femme a parlé lors de son interview.

« Tout ce qu’elle a dit est vrai… Je pense que c’est Kathy qui lui a dit ou peut-être Louis.
- Tu ne l’as pas vue ? Sara ?
- Non, je ne travaillais pas ce week-end… Elle a provoqué un vrai bordel. J’espère que ça sera payant… Pour nous tous.
- Pourquoi vous ne dites rien ?
- On a protesté.
- Non, je veux dire… A l’extérieur… A votre syndicat par exemple.
- On en a parlé au syndicat… Mais Pavelka a fait sa carrière à la direction. Il connait tout le monde là-bas. Je suis en train de me dire que je ferais mieux de changer de boulot…
- Et de laisser Wallace faire ce qu’il veut. »

Michael a lâché cette phrase sans y penser. Stolte baisse la tête, gêné.

« Je vais essayer de vous ramener quelque chose de la cantine… Vous êtes les seuls ici maintenant, alors personne ne caftera.
- Ne te donne pas cette peine », lâche Scofield d’un ton plus méchant qu’il ne le voudrait.
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MessageSujet: Re: DENOUEMENT   Lun 17 Aoû - 21:09

Los Angeles

Aidé par deux brancardiers, Lincoln s’installe confortablement dans un fauteuil roulant. LJ et Sofia, leurs sacs à dos posés sur l’épaule, l’attendent déjà à l’extérieur de la chambre en compagnie de Whiteker. Burrows roule lentement vers eux.

« Vous êtes réservés tous les trois sur le prochain vol pour Chicago, explique le médecin, Vous serez pris en charge par l’assistance de la compagnie aérienne à l’aéroport. Du personnel du centre vous attendra votre arrivée à Chicago. Vous serez conduit directement là-bas. Durant votre séjour, ils vous fourniront tout le matériel nécessaire. »

Bree s’interrompt et se tourne vers LJ et Sofia.

« Le centre vous indiquera tout le matériel que vous devrez acheter. Avant qu’il ne sorte, vous devrez aménager un appartement. On vous expliquera tout ça. Mais ne vous y prenez pas à la dernière minute.
- Merci, docteur, lui répond l’adolescent
- Je n’ai fait que mon travail. Veuillez bien à ce qu’il fasse ce qu’on lui dise. Et qu’il ne cherche pas à bruler les étapes. »

LJ et Sofia lui répondent par un signe de la tête. Whiteker se baisse vers son patient.

« Apprenez à être patient, Monsieur Burrows et à écouter ce qu’on vous dit. Je sais que vous avez d’autres soucis en tête pour le moment, mais vous devez aussi penser à vous. »

Lincoln la regarde avec des yeux tristes.

« Si je n’étais pas dans ce fauteuil, je pourrais aider mon frère.
- Je ne vois pas comment, lui répond Bree, Vous lui serez peut-être plus utile ainsi car vous allez devoir apprendre à réfléchir avant d’agir. Cela vous évitera certainement bien des ennuis. Bon courage, Lincoln… Et n’oubliez pas, maintenant, on peut avoir une vie quasi normale en fauteuil roulant à condition de respecter certaines précautions et de prendre le temps de bien se rééduquer.
- Merci, docteur, souffle Burrows, Vous allez me manquer. Votre franchise va me manquer.
- Rien ne vous empêche de me téléphoner si vous avez besoin de vous faire engueuler. »

Lincoln sourit et s’engage dans le couloir. Avec la permission de Bree, James s’est levé et l’attend devant sa chambre.

« Merci… Pour l’argent, lui dit Burrows en arrivant à sa hauteur
- N’en parlons plus, c’est normal… Prends soin de toi, Lincoln. Brown et Lang vont s’occuper de Michael. Ils trouveront quelque chose, fais leur confiance. On ne va pas les laisser tomber. Lang et Wheeler ont déjà transmis leurs dossiers au parquet, ils vont vite voir un juge et tout va s’arranger.
- Pour vu que tu ne te trompes pas cette fois-ci.
- Je ne me trompe pas. Je ne me suis jamais trompé.
- Et Gretchen ? », lui demande LJ

Whistler lui sourit.

« Quitte à ce qu’elle tire sur quelqu’un, j’ai préféré que ce soit sur moi plutôt que sur Sara. Elle ne l’aurait pas manquée… »

Sofia, Linc et LJ regardent l’agent du FBI très surpris.

« Tu savais qu’elle allait te tirer dessus ?, s’exclame la jeune femme
- Je savais qu’elle ne se rendrait pas. Ca ne lui ressemblait pas. Je devais faire diversion pour éviter un carnage…. Tout ça n’a plus d’importance maintenant. Linc, prends bien soin de Sofia. Elle le mérite. »

Burrows lui répond par un triste sourire. La jeune femme rougit et embrasse son ex petit-ami sur la joue.

« Fais attention à toi, lui souffle-t-elle
- Je ne sais pas faire ça, sourit James avant de serrer la main à LJ, Prends soin de ton père. Et retourne à l’école.
- Promis »

Whistler s’appuie contre le mur et regarde le trio prendre le chemin des ascenseurs.

« Retournez vous allonger, lui ordonne Bree, Vous ne devez rester debout trop longtemps.
- Docteur, lui répond James, Je ne peux pas rester. J’ai trop de choses à faire. Des choses importantes.
- Vous savez ce que vous risquez si vous quittez l’hôpital ?
- Je n’ai pas le choix, docteur. Mais je ferai attention.
- Si vous voulez sortir, vous devrez signer une décharge car je ne suis pas d’accord.
- Alors, amenez-moi les papiers. Je dois aller voir quelqu’un… »

§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§


Dès son arrivée à l’aéroport de LAX, Lincoln est pris en charge par la société qui se charge des passagers à mobilité réduite, selon leur terme politiquement correct employé par les compagnies aériennes. Deux jeunes Afro-Américains, serviables et très charmants, aident les trois amis à s’enregistrer, à passer les filtres de sécurité, les conduisent dans la salle d’attente avant de les mener jusqu’à l’airbus A320 qui assure la liaison entre la cité des Anges et la ville d’Al Capone. Ils installent Lincoln sur une toute petite chaise roulante, conçue pour passer dans les étroites allées des avions et le conduisent jusqu’à son siège, où, sous le regard bienveillant d’une hôtesse, ils installent le jeune homme. La jeune femme s’avance vers Sofia et LJ avec un joli sourire commercial.

« Nous avons une chaise à bord pour lui permettre d’aller aux WC. N’hésitez pas à nous demander en cas de besoin.
- Merci », lui répond Sofia en lui rendant son sourire.
Cette dernière et LJ enjambent Linc et prennent place à ses côtés.
Le vol étant loin d’être complet, moins d’une demi-heure plus tard, l’avion recule lentement du parking.
Burrows se penche pour regarder une dernière fois la ville où son destin a soudain pris une toute autre direction. En arrivant en Californie, Lincoln était encore un homme traqué. Il retourne chez lui libre comme l’air mais privé de ses jambes et avec un gros poids sur la conscience… Son frère a tout sacrifié pour lui et maintenant, c’est lui qui paie les pots cassés…
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MessageSujet: Re: DENOUEMENT   Lun 17 Aoû - 21:15

Chicago – Commissariat


Vêtue d’un très élégant tailleur rouge et d’une superbe chemise de soie blanche, Beth rentre d’un pas décidé dans le commissariat central de Chicago.

« Bonjour officier, déclare-t-elle en s’adressant à l’agent à l’accueil, Maitre Hewes, Je désire parler de toute urgence au procureur.
- Je l’appelle tout de suite. Veuillez patienter par ici, maitre.
- Merci. »

L’avocate prend place sur un banc inconfortable au côté d’une femme d’une quarantaine d’années au visage tuméfié qui se tortillent les doigts.

« Violence conjugale ?, lui demande Beth
- Comment avez-vous deviné ?
- L’expérience. Voici ma carte. N’hésitez pas à appeler mon cabinet. J’ai des associés spécialisés dans ce genre d’affaire.
- Vous êtes avocate ?
- En effet… Vous allez en avoir besoin.
- Maitre Hewes ? »

Cette dernière tourne la tête vers la voix qui vient de l’appeler. Une femme Eurasienne, vêtue d’un tailleur pantalon crème à bas pris, se tient devant elle, les sourcils froncés.

« Madame le procureur, bonjour.
- Que puis-je faire pour vous, Maitre ?
- Il y a-t-il un endroit où nous pourrions parler tranquillement ?
- Venez dans mon bureau. »

Marylin Misoko est une femme d’une quarantaine d’années, fille d’un Japonais et d’une Irlandaise de l’Illinois, mariée à un ingénieur également d’origine japonaise. Elle est petite et toute menue malgré trois grossesses. Mais ce physique gracile cache une femme au caractère bien trempé. Et comme beaucoup d’Asiatiques, elle a un don particulier pour dissimuler ses émotions.
Elle s’est installée dans le bureau de Smith après l’arrestation de ce dernier, et comme tous les bureaux des procureurs du pays, la pièce est envahie par les dossiers liés à Scylla et à ses « dommages collatéraux ».

« Comme vous pouvez le constater, je suis complètement débordée, Maitre. Alors, que me vaut cet honneur ?
- Pour que vous posiez cette question, vous ne devez pas avoir écouté les informations dernièrement.
- Je n’en ai pas vraiment le temps, mais j’ai eu vent de vos déclarations. Avez-vous des preuves de ce que vous avancez ?
- Les voilà »

Beth lui tend son téléphone portable. Une bribe de sourire se dessine sur les lèvres de Misoko.

« Vous savez comme moi que vous n’aviez pas le droit de prendre ces photos, Maitre.
- Bien sûr. Mais n’allez pas me dire que Monsieur Scofield s’est cassé le doigt à cause de turbulences durant le transport où je fais défiler l’équipage de l’avion dans votre bureau.
- Maitre, vous avez parfaitement le droit de déposer plainte, mais je doute pouvoir obtenir un mandat sans preuve ou témoignage direct.
- Et celui de mes clients. Les propos de Monsieur Sucre sont on ne peut plus clair. Il est illégal de détenir un prisonnier dans le noir. C’est contraire au 8ème amendement.
- Je sais, mais vous savez aussi bien que moi que cela se passe dans toutes les prisons. Je suis sûre que si je pose la question à Monsieur Pope, il admettra avoir utilisé cette technique pour punir un prisonnier.
- Pour quelle raison messieurs Scofield et Sucre doivent-ils être punis ? Pour vous avoir donné trop de travail ?
- Maitre… Les accusations de Mademoiselle Tancredi sont fort inquiétantes, je vous l’accorde. Mais à moins que vous ne m’ameniez la personne qui lui a tenu de tels propos, je ne peux rien faire d’autre que d’enregistrer votre plainte.
- Et la ranger dans un tiroir.
- En attendant un témoin visuel ou des preuves. Vos clients étaient habillés quand vous les avez vus ?
- A votre avis, sourit Beth
- Alors vous ne pouvez pas affirmer qu’ils sont détenus dans une tenue qui ne correspond pas à leurs droits fondamentaux. Je suis désolée, mais ce qui se passe dans une prison est hors de ma juridiction sauf si le directeur ou l’administration pénitentiaire font appel à nous ou qu’on nous apporte la preuve de maltraitance qualifiée qui nous permette d’obtenir un mandat… Et pour le moment, aucun juge ne nous en donnera un sur de simples « on dit »…. »
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MessageSujet: Re: DENOUEMENT   Lun 17 Aoû - 21:22

Chicago


Sara passe le tailleur bleu marine qu’elle portait à son procès, attache ses cheveux dans une queue de cheval, pose deux gouttes de parfum dans son cou, attrape son sac et un fin dossier et sort de son appartement en claquant la porte. Elle salue le brave Ivan en passant dans le hall et se dirige vers sa voiture. Elle remarque aussitôt l’homme qu’elle avait aperçu en se réveillant. Il est toujours là, appuyé sur le capot de sa Ford noire. La jeune femme entre dans son véhicule et jette un œil dans le rétroviseur. L’homme monte à son tour dans sa voiture. Sara démarre tout en le surveillant. La Ford la suit…. Sara attrape son téléphone portable.

« Paul, c’est moi… On me suit… Un homme… Je sais pas, la quarantaine… Le front dégarni… Taille moyenne. Il conduit une Ford noire.
- Tu vois le numéro d’immatriculation ?
- Oui.
- Donne le moi. »

Sara lit la plaque à haute voix.

« Où vas-tu ?, lui demande Kellerman
- Au bureau des licences médicales pour demander un dossier… On est lundi, il n’y a pas de visite le lundi à Fox River. Je n’ai donc rien d’autre à faire…
- D’accord, je te rejoins là-bas. Tu connais bien la route ?
- Heu… Oui. C’est pas loin du Cook County.
- Alors, reste toujours dans les rues commerçantes. Ne passe jamais dans une petite rue où il risque d’y avoir personne. Et s’il s’approche de trop près, sors de ta voiture et réfugie-toi dans un lieu où il y a du monde, une boutique, un restaurant.
- D’accord.
- J’arrive. »

§§§§§§§§§§§§§



Suivant les conseils de Kellerman, la jeune femme arrive à destination sans encombre. La Ford s’est contentée de la suivre à une distance respectable, juste assez près pour ne pas la perdre de vue. Sara se gare et entre dans le bâtiment. A son plus grand soulagement, Paul est déjà là.

« Il est toujours derrière moi, mais il n’a pas été menaçant. Il m’a juste suivie. Tu crois qu’on cherche à me faire peur ?
- Montre le moi. »

A travers la porte vitrée de l’immeuble, Sara désigne la voiture à son protecteur.

« Occupe-toi de ton dossier, je vais voir ce qu’il veut… Ne t’inquiète pas, Sara. Je suis là. »

Paul pose la main sur l’épaule de la jeune femme et lui sourit. Elle lui fait un signe de la tête et s’avance dans le hall.

§§§§§§§§§§


Arrivée au 3ème étage, elle se dirige vers le bureau qui gère les licences médicales.

« Bonjour, l’accueille une femme Afro-Américaine d’une trentaine d’années aux cheveux joliment tressés, Que puis-je faire pour vous ?
- Bonjour, mon nom est Sara Tancredi. Je voudrais retirer un dossier pour demander à ce qu’on….
- Vous cherchez à récupérer votre licence, devine la secrétaire
- C’est ça.
- Vous avez amené vos diplômes ?
- Oui, les voilà.
- Je vais faire une photocopie… »

Sara regarde la secrétaire se diriger vers un bureau puis s’avance vers la fenêtre. Elle aperçoit Paul en grande discussion avec son poursuivant qui fait de grands gestes en montrant un appareil-photo.

« Mademoiselle Tancredi. »

Cette dernière se retourne en sursautant.

« Tenez vos diplômes… Et voici le dossier. Vous n’avez qu’à le remplir et à nous l’envoyer par la poste ou vous pouvez le déposer directement dans la boite au rez de chaussée.
- Merci.
- Bonne chance. »

Sara salue la secrétaire et redescend rejoindre Kellerman. Ce dernier l’attend dans le hall, hilare.

« Qu’est ce qu’il y a de si drôle ?
- C’était un paparazzo, rigole Paul
- Tu es sûr ?
- Oui, il m’a montré sa carte de presse… La rançon de la gloire.
- Tu l’as fait partir ?
- Bien sûr que non ! Il est ton meilleur garde du corps. Rien n’échappe à ces chacals.
- Comme c’est rassurant. Si on me tire une balle dans la tête, il pourra prendre une belle photo !, s’exclame la jeune femme
- Personne ne va s’en prendre à toi. Je suis là pour m’en assurer, la rassure Kellerman, Mais que la presse people s’intéresse à ton cas est une excellente nouvelle. Ils touchent beaucoup de gens, dans tous les milieux. Ces gens vont avoir de la sympathie pour toi et c’est exactement ce que l’on veut. »

Sara grimace. L’idée de voir sa photo en première page de ce genre de magazines ne l’enchante guère. Mais c’est sûr que ce n’est pas le moment de se mettre la presse à dos, quelque soit le genre de presse…
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MessageSujet: Re: DENOUEMENT   Lun 17 Aoû - 21:27

Los Angeles – Hôpital
Assis sur son lit, toujours vêtu d’un pyjama de l’hôpital, James signe la décharge lui permettant de quitter les lieux sous le regard désapprobateur de Whiteker. Un petit coup tapé contre la porte leur fait tourner la tête.

« Bonjour, sourit Ellen, Je t’ai apporté des vêtements.
- Bonjour, ma belle, s’écrit Whistler, Entre… Docteur, je vous présente ma collègue. Elle va me servir de chauffeur.
- Mademoiselle, déclare Bree d’un ton ferme, Sachez que je désapprouve totalement que Monsieur White quitte l’hôpital aussi tôt. Le moindre geste brusque peut rouvrir sa blessure et ceci peut avoir des conséquences irréparables. »

Ellen lance un regard inquiet à James.

«Tu es sûr que tu ne veux pas attendre encore quelques jours. Il n’y a rien qui presse…
- Si Ellen, je ne peux pas rester ici à ne rien faire… Je serai prudent, promis… Je ne vais pas immédiatement courir après les voleurs….»

Il sourit et regarde Whiteker.

« C’est votre vie après tout. Faites en ce que vous voulez », soupire le médecin avant de quitter la pièce.

James se lève et prend le sac que lui tend sa collègue.

« Aide moi à m’habiller et on part pour Big Bear… »
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MessageSujet: Re: DENOUEMENT   Lun 17 Aoû - 21:38

Fox River


Un cri se répand comme une trainée de poudre sur l’immense parking qui entoure le pénitencier. Les lourds véhicules de la SWAT, armés de canons à eaux, remontent Percy Street. Une partie des manifestants se précipite dans les voitures pour s’abriter pendant que les plus téméraires commencent à former une chaine humaine en s’attrapant par les coudes. Les journalistes, toujours aussi nombreux, et qui n’en demandaient pas tant, sortent aussitôt caméras et appareils-photos.

« Ceci est un pénitencier d’Etat. Ce genre de manifestation n’est pas autorisé aux abords d’un pénitencier d’Etat. Veuillez évacuer les lieux immédiatement ! »

Quelques trouillards s’exécutent sur le champ mais la grande majorité des manifestants ne bronchent pas. Ils commencent même à entonner l’hymne américain !

« Dernier avertissement ! Dégagez ce parking ! »

Les troupes des SWAT sortent des véhicules, boucliers et matraques à la main.

« Dernier avertissement !! », crie un haut parleur installé sur le fourgon de tête.

Les manifestants s’assoient tout en continuant à chanter. Le bras de fer psychologique dure quelques instants puis les canons à eau entrent action. La puissance des jets poussent la chaine humaine contre les voitures stationnées derrière eux. Les plus légers ou les plus petits passent même en dessous. Les caméras de TV n’en manquent pas une miette. Les chaines d’information interrompent leur programme pour passer en direct sur le pénitencier. Et des millions de personnes assistent en direct à l’évacuation manu-militari de jeunes gens pacifistes armés de banderoles et de panneaux en cartons par les ninjas de la SWAT. Inutile de dire combien ces images ont un impact désastreux sur l’opinion publique ! Les sites Internet des chaines d’informations explosent rapidement sous les mails de protestation de leurs téléspectateurs et les images sont rapidement reprises en boucle dans sur les sites comme Youtube ou Dailymotion et sur les chaines de télévision…

§§§§§§§§§§§§§§§§§§



A la fenêtre de son bureau, Ed Pavelka affiche pourtant un sourire satisfait. SON parking va rapidement retrouver son aspect normal et ces jeunes peignes-culs vont rentrer chez eux après cette bonne douche.

« Directeur, chuchote Becky en passant timidement la tête dans la pièce
- Oui, répond sèchement Ed en se retournant
- J’ai le directeur du FBI, Monsieur Brown en ligne.
- Passez le moi… Monsieur Brown, Ed Pavelka, que puis-je faire pour vous ?
- C’est vous qui avez demandé cette évacuation ?, demande William, qui admire le spectacle, assis sur son bureau à Washington
- En effet. Cette plaisanterie n’a que trop duré.
- Plaisanterie ? Je pense que vous ne comprenez pas bien ce qui se passe, directeur. La population de ce pays commence à comprendre qu’on lui a menti durant des années et….
- Je ne vois pas ce que cela a à voir avec mon établissement. Nous sommes un pénitencier, pas Capitol Hill. Si ces jeunes gens veulent manifester contre la politique du gouvernement, ils n’ont qu’à aller manifester à Washington.
- Je pense qu’ils ne vont pas se gêner, directeur, surtout après avoir vu ce que je vois…
- Auriez-vous l’outrecuidance de m’appeler pour me dire comment je dois diriger cette prison, Monsieur Brown ?
- Je vous appelle pour savoir exactement ce qu’il se passe avec mes deux principaux témoins, directeur, lui répond sèchement William, Je voudrais m’assurer qu’ils puissent témoigner en un seul morceau.
- De qui parlez-vous ?
- Vous le savez parfaitement, Scofield et Sucre.
- A ma connaissance, ces hommes sont enfermés pour braquage à main armée, évasion et séquestration… Rien dans leur dossier n’indique qu’ils sont des témoins du FBI.
- Et bien, maintenant, vous le savez. Je désirais leur parler.
- Je vous demande pardon ?
- Quoi, il n’y a pas téléphone en dehors de votre bureau dans cette prison ?
- Si…Mais… Si vous désirez leur parler, pourquoi ne venez-vous pas les voir ?
- J’ai ouï dire que les visites leur étaient interdites. »

Les joues de Pavelka se tendent.

« Monsieur Brown, je pense que le FBI a suffisamment à faire actuellement. La façon dont cette prison est dirigée n’est pas de votre juridiction.
- Interdisez-moi de leur parler et je vous assure qu’elle le deviendra ! »

Ed soupire de rage.

« Un instant… »

§§§§§§§§§§§§§§§§§



Loin de se douter de tout le tumulte qui se passe à quelques mètres d’eux, Michael et Fernando discutent tranquillement pour tuer le temps. Leur cellule sont toujours plongées dans le noir, mais avec son maillon supplémentaire, Sucre est un peu plus libre de ses mouvements.

« Comment as-tu connu MariCruz ? Vous n’êtes pas du même coin manifestement…
- Un soir où je sortais avec mes cousins… Je l’ai aperçue dans la rue, elle était avec sa sœur et des copines. Alors, on les a invitées à prendre à verre.
- Tu n’as pas froid aux yeux.
- Qui ne tente…. »

Les bruits de pas descendant le couloir à vitesse grand V arrêtent immédiatement le jeune Latino. Stolte ouvre sa cellule avec un petit sourire en coin.

« Téléphone », lui souffle-t-il en le détachant

C’est avec un geste rageur que Wallace ouvre celle de Michael.

« Tu continues à faire chier le monde !, s’exclame le capitaine en saisissant brutalement les poignets du prisonnier
- De quoi voulez-vous parler ? », demande Scofield stupéfait.

Dalton le relève sans ménagement, lui détache un poignet, fait glisser la menotte dans l’anneau et la referme, beaucoup trop serrée.

« Le directeur du FBI exige de vous parler ! »

Un sourire se dessine sur les lèvres de Michael.

« Ca t’amuse ?... On va voir ça. Avance ! »

Fernando lance un regard désolé à son ami en l’aperçevant dans le plus simple appareil. Les mains posées devant ses parties intimes, Michael lui répond par un haussement des sourcils.

« Avancez ! », s’énerve Wallace en poussant violement Scofield.

Stolte et lui conduisent les prisonniers jusqu’au téléphone accroché le long du mur dans le couloir. Michael est le premier à prendre l’appel.

« Bonjour monsieur Brown.
- Michael ! », s’écrit William, qui emporté par un élan de sympathie se met à l’appeler par son prénom, chose tout à fait inhabituellement chez lui, « Comment ça va ?
- Comme un nouveau-né ligoté qu’on aurait abandonné dans une poubelle. »

Peu habitué au langage codé de Scofield, Brown met quelques secondes à comprendre.

« Je vois… Sachez que l’orphelinat a été prévenu. Vous comprenez ?
- Oui, monsieur. Merci.
- Passez-moi Sucre. »

Michael tend l’appareil à son ami.

« Monsieur, bonjour.
- Fernando, vous sentez vous également comme un nouveau né ?
- Non… Heu… »

Sucre se retourne vers Mike et comprend.

« Non, monsieur, plutôt comme un nageur qui se prépare à rentrer dans de l’eau glacé.
- De l’eau glacée ?... Alors faites la planche en attendant les secours…
- Ne vous inquiétez pas, monsieur, je sais nager.
- Tant mieux. A bientôt, jeune homme et gardez le moral. »

Fernando raccroche et fait un clin d’œil à Michael ce qui n’échappe pas à Wallace. Ce dernier repousse brutalement les deux prisonniers vers leur cellule.

« Occupez-vous de Sucre ! », ordonne-t-il à Stolte.

Le gardien approuve et ouvre la porte.

« Dépêche-toi que je jette un œil à côté » souffle-t-il à Fernando.

Le jeune homme comprend et rentre dans sa cellule au pas de course. Stolte attache rapidement les menottes à la chaine, rajoutant un maillon au passage et sort aussitôt.

Wallace n’a pas le temps de pousser Michael. Ce dernier le devance en rentrant tel un chat dans sa cellule, malgré les liens qui lui entravent les pieds. Il se retourne et tend ses poignets au capitaine en le toisant du regard.

« Tu vas baisser les yeux, Scofield.
- Ou quoi ? Qu’est ce que vous allez me faire de plus ? Me priver de votre pain rassis ? Je ne le mange pas de toute façon. D’eau ? Si vous faites ça, je vais mourir et vous aurez de gros ennuis. Et vous ne pouvez pas m’empêcher de voir mon avocat… Et si vous me battez, ça laissera des traces… »

Michael sourit en se rappelant la petite leçon que lui a donnée Alex à l’hôpital de Los Angeles. Wallace lui saisit violement la mâchoire mais le lâche aussitôt en sentant une présence dans son dos.

« Qu’est ce que tu fous ?, demande-t-il en se retournant vers Keith
- J’attends que vous sortiez pour verrouiller la cellule », répond calmement ce dernier

Dalton lui lance un regard noir, puis rattache Michael à son anneau avant de sortir de la cellule en marmonnant. Stolte referme la porte en faisant un clin d’œil au prisonnier.
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MessageSujet: Re: DENOUEMENT   Lun 17 Aoû - 21:48

Chicago - Aéroport O’Hare


Sara gare sa voiture au parking courte durée de l’aéroport et attend un court instant que Kellerman la rejoigne. Il a insisté pour l’accompagner bien que la jeune femme lui ait expliqué qu’elle craignait que Lincoln ne saute pas de joie en le voyant.

« Je prends le risque » avait-il déclaré en souriant.

En parfait gentleman, Paul s’avance vers la voiture de Sara et lui ouvre la portière.

« Dépêchons, leur avion vient d’atterrir.
- Comment le sais-tu ?
- Je sais tout », sourit Paul en lui montrant son téléphone portable.

Sara hoche la tête et le suit.

§§§§§§§§§§§


Arrivée dans le hall, la jeune femme se félicite immédiatement de ne pas être seule ! On ne sait par quel miracle, mais la presse a manifestement été prévenue de l’arrivée du plus célébré évadé de l’Illinois ! Dès qu’ils l’aperçoivent, les journalistes se ruent vers elle. Heureusement, Paul retrouve immédiatement ses réflexes de garde du corps.

« Doucement, doucement, déclare-t-il en protégeant la jeune femme
- Mademoiselle Tancredi, avez-vous des nouvelles de Scofield ?
- Non, pas plus que vous.
- Monsieur Burrows va-t-il immédiatement se rendre à Fox River pour voir son frère ?
- Il est inutile d’aller à Fox River aujourd’hui, il n’y a pas de visites le lundi, souffle Sara
- Cela veut-il dire qu’il ira demain ?
- Si les médecins l’y autorisent, je pense que oui.
- Savez-vous si Maitre Hewes a déposé plainte ?
- Je pense, oui. Mais vous devriez lui demander personnellement.
- De quoi souffre Monsieur Burrows ?
- Vous allez bientôt le constater par vous-même.
- Bon, ça suffit, intervient Paul, Laissez la passer. S’il vous plait ! »

Il passe le bras autour des épaules de Sara et l’entraine vers la porte d’arrivée.

Quelques minutes plus tard, LJ et Sofia apparaissent suivis par Lincoln poussé par un grand blond d’une vingtaine d’années à la carrure impressionnante. LJ et Sara tombent dans les bras l’un de l’autre.

« Ca me fait du bien de vous voir » souffle la jeune femme en se tournant vers Sofia.

Elles échangent une bise sous les flashs des appareils-photo puis Sara se baisse vers Lincoln. Le jeune homme lui tend les bras. Sara ne se fait pas prier pour se réfugier contre le frère de Michael. Elle doit faire un effort surhumain pour ne pas laisser couler ses larmes.

« Je veux aller à Fox River… », lui souffle Burrows

Sara lui répète ce qu’elle a dit aux journalistes.

« C’est vrai. J’avais oublié. D’accord, alors, demain.
- Ca va dépendre de ce que vont te dire les médecins.
- Je me fous de ce que disent les médecins. Demain, je vais voir mon frère ! »

Sara lui répond par un triste sourire. Dieu qu’elle est heureuse de le voir ! Sans qu’elle sache vraiment pourquoi la jeune femme a l’impression que la présence de Lincoln va faire avancer les choses. Que rien ne pourra empêcher ce bulldozer de rentrer à Fox River…
Burrows lève les yeux vers l’homme qui se tient entre eux et les journalistes.

« Kellerman.
- Burrows.
- Toujours vivant, hein.
- Comme tu peux le voir.
- Le trou noir ne t’a pas avalé alors.
- Je pense qu’on est arrivé à le faire sauter avant… Bien joué !
- Ouais », répond Lincoln en baissant les yeux vers ses jambes.

Paul fait un pas sur le côté. Aussitôt, les journalistes se précipitent vers Lincoln sous le regard inquiet de Sofia.

« Monsieur Burrows, pourquoi êtes-vous en chaise roulante ?
- J’ai la flemme de marcher », marmonne Linc

Que répondre d’autre à une question aussi stupide ?

« Burrows, lui souffle Kellerman en lui donnant un coup de coude
- Scylla m’a couté mes jambes, se ressaisit le jeune homme, Voilà ce qu’il a fallu qu’on fasse pour prouver qu’on était les victimes dans cette affaire et non les coupables, mais, manifestement, certains sont durs d’oreilles !
- Monsieur Burrows, avez-vous des nouvelles de votre frère ?
- Pas plus que vous. J’ai appelé la prison, mais on a refusé de me le passer.
- Votre frère étant à l’isolement, cela est-il étonnant ?
- J’ai passé mes derniers jours à Fox River au mitard, pourtant, on m’a toujours passé mes communications. Mais c’était une autre époque ! On était encore au XXIème siècle ! Mon frère ne mérite pas d’être traité comme ça ! C’est une vengeance de la pénitentiaire pour lui faire payer de les avoir ridiculisés avec notre évasion !
- Ne vas pas trop loin quand même, prévient Kellerman en se baissant vers Lincoln
- Bon, messieurs, dames, intervient le grand blond, Comme vous pouvez le constater, Monsieur Burrows n’est pas encore au mieux de sa forme. Aussi, si vous voulez bien nous excuser…. »

L’infirmier commence à pousser le fauteuil, fendant la masse des journalistes, qui n’osent pas barrer le chemin à un infirme. Lincoln traverse le hall de l’aéroport sous une nuée de flashs. Appareils-photos et caméras immortalisent l’instant où l’infirmier, aidé par un collègue, le monte dans le van spécialement aménagé du centre. LJ et Sofia montent à ses côtés. Paul profite de la diversion pour entrainer Sara vers leur voiture.

« Les journalistes ne pourront pas rentrer dans le centre, lui indique-t-il en ouvrant la portière de la voiture, Je vais aller voir Beth.
- D’accord, peux-tu lui donner ceci ? C’est mon dossier pour ma licence. J’aimerais qu’elle y jette un œil avant que je le remplisse.
- Bien sûr. On se retrouve dans son bureau ?
- Entendu. »
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MessageSujet: Re: DENOUEMENT   Lun 17 Aoû - 21:52

Fox River

Stolte, son portable collé à l’oreille, fait les cents pas dans le petit bureau des gardiens affectés à l’isolement.

« Mec… Je sais pas… Tu es sûr de ce que tu fais ?... Non… Non, bien sûr que non… Je sais… Je sais… Mais… »

Des bruits de clés le font sursauter.

« J’dois raccrocher. »

Stolte referme son portable et le glisse rapidement dans sa poche, juste avant que Wallace et Pavelka arrivent au niveau du bureau. Sans même lui jeter un regard, les deux hommes s’engagent dans le couloir.
Intrigué, le gardien leur emboite le pas.
Dalton allume une cellule, ouvre la porte et s’écarte pour laisser passer le directeur.

« Bonjour, monsieur Sucre, déclare ce dernier en faisant un pas dans l’étroit rectangle
- Monsieur le directeur ?, s’étonne Fernando
- Détachez-le », ordonne Ed en se tournant vers Wallace.

Ce dernier obéit sans sourcilier.

« Asseyez-vous », invite Pavelka en prenant place sur le lit en fer dépourvu de tout confort.

Après une seconde d’hésitation, le jeune Latino s’exécute.

« Jeune homme… Je sais parfaitement que vous avez été entrainé dans toute cette histoire. »

Ed sourit.

« Vous n’avez ni la carrure ni l’intellect pour mettre sur pied une telle évasion. Mais avec votre fiancée enceinte, vous vous êtes laissé convaincre.
- De quoi parlez-vous ?
- De l’évasion… De tout ce qui s’en est suivi… Scofield vous a fait miroiter les millions de D.B. Cooper en sachant parfaitement ce qu’il fallait faire pour les récupérer. Il vous a trompé et…
- Non !
- Monsieur Sucre, il serait temps de réfléchir. Vous évadez alors que vous n’aviez plus que 16 mois à faire… Vos visites conjugales, je suis sûr que vous les avez perdues à cause de Scofield. Je me trompe ? »

Fernando baisse la tête.

« Vous voyez… Il l’a fait exprès. Pour vous pousser à vous évader avec lui. Il s’est servi de vous. Il vous a séduit par son esprit, ses belles paroles…Regardez où cela vous a mené… A l’isolement, loin de votre fiancée. Et croyez moi, tout le remue-ménage que fait actuellement Mademoiselle Tancredi n’est pas pour vous, mais uniquement pour lui. Elle cherche à le faire sortir lui, de vous, elle s’en moque.
- Vous ne savez pas ce que vous dites ! C’est faux. Nous avons parlé à notre avocat ! Vous mentez.
- Beth Hewes… Vous pensez vraiment qu’une telle avocate s’intéresse à un petit délinquant tel que vous ? Hewes ne s’occupe que des grosses pointures… Vous croyez vraiment que Scofield n’a pas cet argent ? Mais, alors, comment la paie-t-il ?
- Hewes est une amie de Sara.
- Justement… Sara… Toujours, Sara… Réfléchissez bien, Fernando… Arrêtez d’être le larbin de Scofield… Pensez à vous. Je n’ai rien à vous reprocher pour le moment. Continuez à vous tenir tranquille et avant la fin du mois, vous retournerez en population générale. Et qui sait, peut-être que je pourrais jeter un œil sur ces visites conjugales… Réfléchissez bien, jeune homme, pour une fois dans votre vie. »

Ed se lève et sort de la cellule. Il fait signe à Wallace de la laisser allumer puis se dirige vers celle de Michael….
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MessageSujet: Re: DENOUEMENT   Lun 17 Aoû - 21:58

Big Bear

Les deux heures de voiture qui séparent le centre de Los Angeles du village Big Bear sont particulièrement pénibles pour James, qui à l’évidence, a surestimé ses forces.
Inquiète, Ellen s’arrête à plusieurs reprises pour le laisser souffler un peu.
Whistler pâlit encore d’avantage quand la Toyota de la jeune femme s’engage sur les routes sinueuses qui serpentent dans la montagne. Mais le flash à la radio lui rend immédiatement le sourire.

« Une information importante vient juste de nous parvenir. Le Sénat Américain vient à l’instant de se saisir de ce qu’on appelle maintenant « l’affaire de la Compagnie ». D’après notre correspondant à Washington, des débats sont actuellement en cours pour mettre en place une commission d’enquête dans les meilleurs délais. Nous vous rappelons que d’autres pays, comme la France et la Grande Bretagne, ont déjà pris des mesures similaires afin de faire toute la lumière sur l’une des plus grosses corruptions internationales que le monde ait connues… »

« Cette fois, on peut dire qu’on a vraiment réussi, soupire le jeune homme
- Tu fais confiance aux hommes politiques maintenant ?, s’étonne sa collègue avec une pointe d’humour
- Pas vraiment, mais là, ils n’ont pas le choix. L’opinion publique internationale est en émoi. Ils se doivent d’agir s’ils ne veulent pas perdre leur siège l’année prochaine. Cette affaire explose vraiment au bon moment. En pleine période électorale, on ne pouvait pas rêver mieux. J’ai hâte de savoir qui va prendre la tête de cette commission… »

Cette discussion les a conduits dans la petite station de ski, magnifique au milieu de l’été.

Ellen quitte la rue principale et s’engage dans un petit chemin sinueux qui conduit vers un grand chalet en bois qui domine le village. Le portail est déjà ouvert. On les attend…
Debout sur le perron, un homme métis, d’une cinquantaine d’années, aux magnifiques yeux dorés, sourit et se dirige vers la voiture qui se gare devant la maison.

« Ma chérie, comment vas-tu ?
- Papa ! Contente de pouvoir souffler un peu ! », lui répond la jeune femme en lui sautant dans les bras.

Le père et la fille échangent une longue accolade puis Mr. Mangola se tourne vers le passager.

« Monsieur Grant, heureux de vous voir debout.
- Pas autant que moi, sourit James
- Vous avez encore une petite mine. Venez, Emilie joue dans la piscine. Allons nous installer sur la terrasse, Kelly vous a préparé un repas qui va vous remonter. »

Whistler emboite le pas de ses hôtes. Ils traversent le chalet pour arriver sur une belle terrasse en bois qui domine une petite piscine entourée de sapins. Kelly, la mère d’Ellen, une jolie femme blonde au visage doux, les accueille très chaleureusement avant de se retourner vers la jeune femme brune qui surveille la petite fille de 9 ans qui barbotte dans la piscine.

« Rita, vous avez de la visite… »



Fox River



Pavelka entre dans la cellule de Michael et s’assoit sur le lit en fixant le prisonnier assis sur le sol, les mains entravées contre l’anneau.

« Vous êtes une vraie vedette dans les médias, Scofield. Mais sachez qu’ici, je ne vous laisserai pas devenir une star. »

L’intéressé sourit.

« On m’a déjà dit ça. Seulement, cette fois, je suis ici de mon plein gré, alors pourquoi me traitez-vous pire qu’un chien ?
- Pour faire un exemple, lui répond calmement le directeur, Pour que les autres cessent de vous voir comme un héros car vous avez réussi à sortir d’ici. Pour leur retirer de la tête tout espoir que vous les fassiez évader.
- Tel n’est pas mon attention.
- Permettez-moi d’en douter.
- Je me suis rendu, pourquoi je chercherais à m’évader ?
- Le problème n’est pas ce que vous voulez, mais ce que les autres veulent… Maintenant que Trumpets est retourné en population générale, ils seront tous qu’ils n’ont rien à attendre de vous. Que vous êtes un homme comme les autres.
- Vous vous servez de moi pour faire plier les autres détenus ?, s’écrit Michael
- En quelque sorte… Certains vous considèrent comme un génie mais vous n’êtes qu’un petit manipulateur qui a séduit des personnes incrédules comme Henry Pope et Tancredi… Vous saviez que tous deux sont de grands humanistes, et vous avez joué sur cette corde. Vous vous êtes fait passer pour un gentil petit ingénieur alors qu’en fait vous êtes un criminel de la pire espèce. Une ordure qui se sert des autres pour atteindre ses objectifs. Vous jouez les chevaliers blancs pour mieux tromper votre monde, mais vous ne me trompez pas. Et comme Westmoreland, vous ne profiterez jamais de cet argent… Car je ne suis pas dupe. Beth Hewes n’a jamais rien fait par bonté. C’est une qualité qu’elle n’a pas. »

Scofield fixe le directeur de ses yeux clairs. Un petit sourie ironique se dessine sur ses lèvres.

« Vous n’êtes qu’un petit rond de cuir, un gratte papier que personne ne remarque, crache-t-il, Vous voulez juste vous faire mousser sur mon dos !
- Exact. Et on va voir qui va gagner, Scofield… J’ai lu votre dossier. Je sais que tôt ou tard, vous finirez à l’asile dans une camisole de force, comme ce pauvre Patoshik que vous avez entrainé dans cette horrible affaire. Vous ne serez plus qu’une loque et plus personne ne s’intéressera à votre insignifiante personne. »

Sur ces mots, Ed se lève et quitte la cellule. Wallace referme la porte et la lumière s’éteint immédiatement.
Michael soupire et se tape la tête contre le mur. La voix de Lincoln résonne soudain à ses oreilles.

« Le but de l’isolement est de te casser, de te rendre fou… Ne les laisse pas te casser, Michael. »
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MessageSujet: Re: DENOUEMENT   Lun 17 Aoû - 22:04

Chicago – Centre de rééducation


Le van de Lincoln franchit les hautes grilles qui entourent le centre de rééducation d’Edgebrook. L’établissement se trouve au milieu de Forest Preserve, un énorme poumon de verdure au nord de Chicago. Les bâtiments sont entourés par un parc et une magnifique forêt. Deux infirmiers, au physique plus proche de celui de gardes du corps que de personnels soignants, laissent passer Sara avant d’arrêter immédiatement les motos de presse et les voitures des journalistes qui avaient pris le van en chasse. La jeune femme gare sa voiture sur le grand parvis circulaire qui mène au bâtiment principale, jolie maison au toit de tuiles rouges. Elle fronce les sourcils en apercevant LJ se précipiter vers un couple d’une soixantaine d’années. Sara descend de voiture et rejoint Sofia qui se tient un peu à l’écart. LJ se retourne vers elles.

« Papi, mami, je vous présente mes amies….. »

Philip et Carroll Rix saluent poliment les deux jeunes femmes avant de se tourner vers Lincoln avec qui ils échangent les banalités d’usage. Il est clair que les parents de Lisa n’apprécient pas le jeune homme. Ils ne sont là que pour leur petit fils. L’arrivée de trois personnes du centre met fin à cette réunion de famille. L’un d’eux est un hindou d’une cinquantaine d’années. Une grande sérénité se dégage de son visage souriant.

« Bonjour, monsieur Burrows, je suis le docteur Anant Raje. Bienvenu parmi nous. Laissez-moi vous présenter la personne que vous aimerez le plus dans cet établissement, notre kinésithérapeute, Leïla. »

Une jolie jeune femme d’origine Nord Africaine, aveugle, tend la main vers Lincoln.

« Enchanté », répond Linc en glissant sa main dans celle de la kiné

Cette dernière lui caresse le bras et sourit.

« Moi, je m’appelle Andréa, se présent un jeune homme en fauteuil roulant à la carrure impressionnante, Et je pense qu’au début vous allez me détester. Tout le monde me déteste au début. Je suis le préparateur physique et mon rôle est de vous faire souffrir. »

Lincoln fronce les sourcils.

« Un préparateur physique ? Pourquoi faire ?
- Pour développer les muscles dont vous allez avoir besoin. Je suis également nutritionniste. Un méchant nutritionniste qui va chercher à vous faire perdre les kilos qui vous gênent. »

Linc le regarde encore plus étonné. On lui a dit bien des choses dans sa vie, mais jamais qu’il avait du poids à perdre.
Andréa sourit.

« Vous voyez, vous me détestez déjà »

Sara, LJ et Sofia échangent un regard amusé. Au moins le personnel semble avoir le sens de l’humour, c’est déjà ça.

« Suivez-moi, reprend Anant, Nous allons vous conduire à votre chambre et vous faire faire le tour de l’établissement. »

Le groupe entre dans le hall, un grand rectangle aux couleurs pastelles, douces et reposantes, orné par des plantes magnifiques. D’immenses posters accrochés aux murs attirent immédiatement le regard de Sara. Ils représentent des personnes, atteintes de toutes sortes d’handicap, pratiquant des activités sportives, dont certaines plutôt extrêmes comme le saut en parachute ou l’escalade en montagne. Mais c’est surtout la photo qu’un athlète dans un fauteuil, levant les bras en signe de victoire qui interpelle la jeune femme. Cet homme souriant c’est…

« C’est moi, lui confirme Andrea, Aux jeux Olympiques d’Athènes.
- Vous avez gagné ?, s’étonne presque Tancredi
- Oui, médaille d’or sur 400 et 800 mètres fauteuil.
- Félicitations.
- Merci… Par ici. »

Le champion entraine la troupe vers les ascenseurs. La chambre de Lincoln se trouve au premier étage. C’est une grande pièce d’environ 15 mètres carrés décorée dans les tons bleus. La baie vitrée donne sur un petit balcon plongeant dans la forêt. Elle est accompagnée d’une vaste salle de bain parfaitement aménagée pour le handicap de son occupant. La douche est équipée d’un fauteuil, le lavabo est à la hauteur d’un homme assis, tout comme le miroir.

« Votre lit se commande avec cet appareil, explique Raje, Il permet d’abaisser le lit pour que vous puissiez accéder à votre fauteuil plus facilement. Il vous permet également de l’incliner pour pouvoir regarder la TV plus aisément.
- Le soir uniquement, intervient Andrea, Car dans la journée, vous serez très occupé.
- Demain, je dois aller à Fox River, déclare Lincoln sur un ton sans appel
- Evidemment, approuve le sportif, A quelle heure pensez-vous y aller ?
- Les visites ne commencent pas avant 13h00, l’informe Sara
- D’accord, je ferai votre planning en conséquence… Venez, on va vous montrer le reste de l’établissement. »

Au cours de la visite guidée, un franc sourire se dessine sur les lèvres de Sara. Le centre correspond parfaitement aux photos de leur site Internet. La cantine est parfaitement adaptée à tous les handicaps. Le gymnase et la salle de sports ont des équipements à faire pâlir de jalousie des plus grands stades du monde, le tout accompagné par une superbe piscine olympique.

« J’espère que vous aimez nager, précise Andrea en se tournant vers Lincoln, Car vous allez passer beaucoup de temps dans cet endroit au début de votre rééducation. L’eau est la meilleure alliée des paraplégiques.
- Je savais nager, marmonne Linc, Mais maintenant…
- Maintenant, vous en êtes toujours capable. On n’a pas besoin de ses jambes pour nager. »

La visite se termine par les jardins, équipés de larges allées carrelées pour permettre aux fauteuils de naviguer à leurs aises.

« Tu vas être très bien ici, sourit Sofia, Ca ressemble plus à un hôtel de luxe qu’à un hôpital. »

Lincoln hoche la tête. Lui est logé dans un endroit magnifique mais quelqu’un de très cher à son cœur ne jouit pas du même confort et le jeune homme ne peut se retirer cette image de la tête.
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MessageSujet: Re: DENOUEMENT   Mar 8 Sep - 7:39

Los-Angeles – Prison
Après sa promenade, toujours très distrayante avec Peter Lippmann, Mahone regagne sa cellule et se plonge dans la lecture du livre des Alcooliques Anonymes. Il a décidé de profiter de son incarcération pour se débarrasser définitivement de toute dépendance. Grâce au livre, Alex fait un gros travail sur lui-même.
La porte qui s’ouvre lui fait tourner la tête.

« Avocat », lui indique un gardien.

Au visage de Porter, Mahone devine que son avocat n’a pas de très bonnes nouvelles. Alex le salut et s’assoit.

« J’ai relu les papiers que vous m’avez donnés, commence David, Il y a un détail que vous avez omis.
- Quoi ?
- Benjamin Miles Franklin.
- Je vous en ai parlé. Je vous ai dit que je lui avais ordonné de se suicider.
- En omettant de préciser le chantage sur sa fille.
- Je n’aurais jamais laissé mourir la petite… Je ne suis pas un monstre, maître.
- C’est impossible à prouver. Franklin a tenté de se pendre avec la corde que vous lui avez envoyée. Il a dit à tout le monde que vous menaciez sa famille, aux gardiens, à vos collègues du FBI, à Sullins.
- J’aurais pu tuer Franklin dès que je l’ai retrouvé. Je ne l’ai pas fait parce que la petite était là. C’est moi qui l’ai conduite à l’hôpital. Et pas uniquement pour pousser Franklin à trahir Scofield.
- On va devoir travailler tout ça… J’ai une autre nouvelle, et je ne sais dire si c’est une bonne ou une mauvaise nouvelle… Cooper Green vient d’être nommé ministre de la justice. C’était un ami d’Aldo Burrows.
- Et c’est moi qui ai tué Burrows.
- En effet.
- Maître, je pense qu’on va devoir mettre l’accent sur le caractère sectaire de la Compagnie. Sur l’influence, la pression que Krantz mettait sur les gens. Vous savez, en promenade, je discute beaucoup avec Peter Lippmann. Et… Il ne comprend toujours pas pourquoi il est là. Il est toujours persuadé que ce qu’ils faisaient été bien. Il m’amuse beaucoup mais ne semble pas vouloir croire ce que je lui dis.
- Là est notre problème, Monsieur Mahone. Les gens vont avoir du mal à croire que vous avez tué, alors que vous étiez un agent du FBI, sur ordre… »

Porter et Alex vont longuement discuté de ce problème, revoir pas à pas le comportement de Mahone dès l’évasion de Fox River, analyser tous les détails. Ce qui ne rendra pas son sourire à l’avocat.

« Bon, conclut-il, Je vous ai amené un exemplaire du Los Angeles Times. Ils reprennent l’intégralité de l’interview que Mademoiselle Tancredi a accordée à CNN. Elle, au moins, semble vous avoir pardonné. J’espère que son attitude sera prise en compte…. »

De retour dans sa cellule, Alex s’allonge sur son lit, prend de quoi noter, et lit attentivement les propos de Sara qui le ramènent quelques mois en arrière….
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MessageSujet: Re: DENOUEMENT   Mar 8 Sep - 7:43

Chicago – Cabinet de Hewes
Sara ne s’éternise pas au centre. Après avoir convenu avec Lincoln de se retrouver à 14h00 devant Fox River le lendemain, la jeune femme a aussi pris le chemin du bureau de son avocate.
Elle trouve Beth et Kellerman en pleine étude de Scylla.

« Ah, Sara, comment va monsieur Burrows ?, lui demande l’avocate en levant la tête
- Il est très bien installé… Qu’a dit le procureur ?
- Que nous n’avons pas assez de preuves pour obtenir un mandat. »

Sara se laisse tomber dans l’un des luxueux fauteuils de cuir rouge qui meuble l’élégant bureau de Hewes.

« Tu as entendu pour Green ?
- Oui, souffle Sara, Il a été nommé ministre de la justice.
- Ce qui veut dire qu’il est en charge des prisons, souligne Paul, Et Green était un ami de Burrows.
- Je sais, soupire la jeune femme, Mais cela va-t-il nous aider à avoir un mandat pour savoir exactement ce qui se passe dans cette prison ?
- Là n’est pas le plus important, intervient Beth, Le Sénat a voté la mise en place d’une commission d’enquête. Cette affaire prend une ampleur politique. C’est exactement ce qu’on voulait. Et là, Green va pouvoir être utile. Je le connais bien. J’ai son numéro personnel. Je vais certainement pouvoir m’arranger pour que Michael et Fernando passent très rapidement devant un juge. »

Sara baisse la tête.

« Je sais que tu es inquiète, la console Hewes en lui posant la main sur le bras, Mais le principal est de sortir Michael de prison, non ? »

Tancredi lui répond par un hochement de tête.

« Tu as lu ça, lui demande Paul en lui tendant le Chicago Tribune, Tu as de la concurrence. »

Sara relève la tête et prend le journal. La première page est barrée par le titre « La naissance d’un héros » suivi par une photo de Michael, manifestement tirée des souvenirs personnels de la journaliste qui a écrit l’article, Jessica Forman.

« Lis, l’invite Paul, Elle dresse un portrait des plus flatteur de Scofield. Excellent article. Personne n’avait pensé à mettre en avant tout le travail bénévole qu’il faisait avant d’être enfermé à Fox River.
- Elle le connait mieux que moi, soupire Sara en parcourant l’article
- A ce sujet, j’aurais besoin de parler à son frère, pour en apprendre plus sur leur enfance, précise Beth
- Il sera à Fox River demain à 14h00…
- Parfait... J’ai jeté un œil çà ton dossier. Tu remplis tout ce qui concerne le professionnel. Je me charge du reste. On va y mettre le verdict de ton procès et la lettre de recommandation de cette médecin de Los Angeles. Je pense qu’elle va peser lourd. Tu n’as jamais commis de faute médicale dans cette affaire, Sara. Et vu que le tribunal t’a relaxée, il n’y a aucune raison que tu ne récupères pas ta licence…. »
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MessageSujet: Re: DENOUEMENT   Mar 8 Sep - 7:48

Big Bear


Kelly Mangola a préparé un délicieux repas pour fêter la venue de sa fille et de son invité.
Pendant un long moment, James a pu parler avec sa fille. Intriguée par ce monsieur qu’elle voyait pour la seconde fois en moins d’un mois, ma fillette le fixait de ses grands yeux bleus hérités de sa mère.
Puis, au signal d’Ellen, les Mangola ont entrainé Emilie au fond du jardin, laissant Whistler seul avec Rita pour qu’il puisse tranquillement lui apprendre l’horrible nouvelle au sujet de sa sœur.

« Je savais que ça finirait de cette façon, sanglote la jeune femme, Gretchen ne me parlait jamais de son travail… Mais je sentais bien que ce n’était pas légal… Elle gagnait trop d’argent pour une militaire… Elle nous couvrait de cadeaux… Et ce compte qu’elle m’a donné… Au cas où.
- Tu as bien gardé les coordonnées ?
- Oui… Ca n’a aucune importance… Je ne toucherai jamais à cet argent… Je ne veux rien avoir à faire avec tout ça.
- Je comprends, Rita. Mais, des fois, la vie nous réserve de mauvaises surprises… Garde les coordonnées de ce compte. Il n’est pas lié à la Compagnie. C’est moi qui avait conseillé à Gretchen de l’ouvrir, pour Emilie. »

La jeune femme le regarde étonnée.

« Tu savais toi aussi que ça finirait ainsi…
- J’espérais que non… Mais… Tu sais comme moi qu’après ce qu’il lui ait arrivé en Irak, ta sœur était devenue incontrôlable. »

Rita approuve de la tête.

« Elle en arrivait à me faire peur, souffle-t-elle, James… Pour Emilie, que comptes-tu…
- Elle ne me connait pas… Elle ne sait pas qui je suis… Je … Mon travail ne me permet pas de m’occuper d’un enfant. Et je n’ai pas de petite amie susceptible de le faire, alors… »

Le visage de Rita se détend.

« Tu veux dire…
- Elle croit que tu es sa mère. Elle ne va perdre qu’une tante qu’elle a à peine vue. C’est mieux comme ça. Je sais que Gretchen avait déjà fait tous les papiers pour que tu sois tutrice s’il lui arrivait quelque chose et vu que je n’ai pas reconnu Emilie… Je n’ai pas vraiment le droit à la parole.
- Des tests ADN te donneraient tous les droits sur elle.
- Des tests ADN ? Tu as pensé que j’imposerais cela à ma fille ?...Non, elle est bien mieux avec toi… Regarde là, elle est magnifique, pleine de vie et d’insouciance… Garde la, Rita. Tu es sa seule vraie mère. Concevoir un enfant ne fait pas de quelqu’un un parent. C’est la partie la plus facile et la plus agréable. C’est toi qui te coltine le reste… Je ne sais même pas quel est son jouet préféré, le nom de sa meilleure copine, ou son plat préféré… Je ne suis pas son père, Rita, simplement son géniteur… Et je ne pense pas que je ferai un bon père. Je suis déjà à peine capable de m’occuper de moi… Alors, d’un enfant !
- Ellen, ce n’est pas ?
- Ma petite amie ? Non, juste une collègue dont j’ai immédiatement deviné que je pouvais lui faire confiance. Elle aussi est bien trop pure pour que je la contamine… C’est une erreur que je ne referai plus… »
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MessageSujet: Re: DENOUEMENT   Mar 8 Sep - 7:58

Chicago – Appartement de Hewes


En rentrant dans son appartement, Beth se débarrasse de ses chaussures à hauts talons en les envoyant promener dans sa chambre. Elle se fait couler un bain et attrape son téléphone portable.

« Allo?
- Cooper, toutes mes félicitations!
- Beth, sourit Green au téléphone, Merci. Je dois dire que ton appel ne me surprend pas.
- Oh, je voulais surtout te féliciter. C’est amplement mérité.
- Merci… Mais je crois deviner que tu veux me parler de tes clients.
- En effet… »



Fox River


Après le départ du directeur, Michael et Fernando sont restés silencieux un long moment puis, le calme semblant revenu à l’isolement, Sucre se lâche, furieux après Pavelka.

« Cette pourriture croit que je vais te laisser tomber comme ça ! Il me prend vraiment pour un con !
- Il n’a pas tort, Fernando. Tu serais mieux en population générale, non ?
- C’est du pipeau ! Il essaie de nous affaiblir ! Il ment.
- Non… Il a raison… Je me suis servi de vous… De vous tous. Vous ne représentiez rien pour moi… Vous n’étiez que des outils pour m’aider à sortir Linc d’ici… Quand j’ai demandé à David de récupérer ma montre, je n’ai pas pensé une seconde qu’il pourrait avoir des ennuis. Je…
- L’acrobate a eu des ennuis car il a accepté de jouer les balances ! Il aurait mieux valu pour lui qu’il parte au trou ! David était stupide! Jouer les balances en prison, c’est s’acheter un billet pour l’enfer.
-C’était qu’un môme, Sucre…
- Peut-être, mais il était con. Les gardiens n’avaient aucun moyen de prouver qu’il avait volé cette montre qu’ils n’ont de toute façon pas cherchée. Comment auraient-ils pu ? Geary l’avait volée ! »

Michael hoche la tête.

« Si quand t’es arrivé, j’étais rien pour toi, maintenant, pourquoi tu t’inquiètes ? », demande Sucre

Scofield sourit.

« Parce que tu es devenu mon meilleur ami… Un ami comme je n’avais jamais eu.
- Et bien, je suis content que ça soit tombé sur moi, papi. Car je regrette rien. Si c’était à refaire. Je le referais. Car si on n’avait rien fait, cette Compagnie, ce Krantz, ils continueraient leurs magouilles et ce monde serait devenu de plus en plus pourri ! Maintenant, je peux espérer que mon gamin grandisse dans un monde meilleur. Et ça, c’est grâce à toi, papi ! Pense plutôt à ça au lieu de te prendre la tête avec des choses qui n’en valent pas la peine. Tu vas pas pleurer sur Abruzzi pendant que tu y es ! Réfléchis, Mike, que tu prennes quelques mois ou 15 ans, ça changera quoi ? Alors, baisse…. »

Une lourde démarche résonne dans le couloir…

Les deux amis devinent immédiatement que ce n’est pas Stolte et se taisent. Sucre se recroqueville en entendant les clés tourner dans la serrure.

« Salut, ma poule, s’exclame Luke en rentrant, Alors, on n’est plus que tous les trois. C’est cool. On va pouvoir s’amuser. »

L’odieux gardien lance une bouteille d’eau et un bout de pain à une distance respectable du prisonnier et éclate de rire.

« Ca t’occupera un peu d’aller les chercher. Tu n’as rien d’autre à faire de toute façon, déclare-t-il en s’asseyant sur le lit, Tu sais… J’ai pas mal entendu les gars parler à votre sujet, sur Scofield et toi. Et, y a quelque chose qui me turlupine… Toi qui es un habitué des prisons, tu dois le savoir… On tend toujours un drap pour une bonne raison, pas vrai ?… Hors, j’ai entendu que vous tendiez très très souvent un drap…
- A chaque fois qu’on avait besoin de passer dans le mur, lui répond Sucre
- Ah, oui ! Les fameuses toilettes ! Il a fallu toutes les changer ! J’te dis pas le bordel ! »

Luke éclate d’un rire gras.

« Mais, dis-moi… Vous aviez tant besoin que ça de vous promener dans ces tuyaux ? Vous y faisiez quoi dans ces tuyaux ?
- On préparait l’évasion », répond Sucre en haussant les épaules

Luke fait la moue.

« Tu sais, l’autre soir, j’ai lu vos dossiers et… Il y a quelque chose qui m’a sauté aux yeux… Tu as demandé à changer de cellule, puis, tu perds tes visites conjugales et là, tu veux revenir avec Scofield. C’est bizarre tout ça, non ?
- Non, j’ai demandé à changer de cellule, je ne voulais plus être avec Scofield, car j’ai perdu mes visites à cause de lui.
- C’est pas ce que je pense… Moi, je pense que tu as voulu revenir au près de Scofield car tu ne pouvais plus te taper ta copine. Alors tu t’es dit que ce joli petit cul ferait aussi bien l’affaire.
- Quoi ? N’importe quoi ! Je suis pas PD !
- A la guerre comme à la guerre ! Quand y a pas autre chose, on prend ce qu’il y a, non ?
- Tu délires ! C’est des conneries tout ça.
- Le drap était tendu pratiquement en permanence d’après ce que j’ai entendu. Ca vous laissait largement le temps de vous promener dans les tuyaux et aussi de faire autre chose… Après tout, vous étiez tranquilles dans ces tuyaux. »

Sucre lui lance un regard noir et hausse les épaules.

« Tu peux croire ce que tu veux. C’est ton problème.
- OK, donc ça ne te dérange pas si je me le fais…Scofield.
- Quoi ?, sursaute Fernando
- Tu vois… Tu réagis… Tu as peur que je lui fasse mal… Que je sois mieux monté que toi.
- Si tu le touches, espèce de pourriture ! », hurle Sucre en se redressant

Luke se lève à son tour et sourit.

« Que c’est mignon… Cette affection qui se crée entre deux compagnons de cellule… Maintenant, tu vas devoir te contenter de l’entendre couiner… »

Luke pousse violement Sucre et sort de la cellule.

« NON !!, hurle le jeune Latino, Michael ! Michael, fais attention ! NON ! »

De rage, Sucre tire sur ses liens de toutes ses forces, s’arrachant la peau des poignets en vain…
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zabou
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MessageSujet: Re: DENOUEMENT   Mar 8 Sep - 18:49

Chicago


Felicia entre dans le petit restaurant italien à deux pas de son appartement. Elle n’y était pas venue depuis sa séparation avec son dernier petit ami mais le patron la reconnait immédiatement et ne manque pas de la féliciter. La jeune femme demande une table pour 5 au fond de la salle. Elle s’y installe et soupire…

Ryan Leroy l’a appelée trois heures plus tôt….
Le journaliste et l’agent du FBI se sont contactés dès le dimanche 17, grâce à Sara. Depuis, Felicia se charge des démarches officielles et Ryan de tout ce qu’elle n’a pas le droit de faire, notamment harceler les témoins…

A l’heure du laitier, Ryan s’est présenté chez Kathy, de repos ce jour-là. Usant de toutes les armes de persuasion qu’il connait, il a convaincu l’infirmière de le laisser entrer. Ils ont longuement discuté. Kathy a fini par lui avouer tout ce qu’elle sait, puis a proposé d’appeler Patterson, également de congé. Ce dernier est rapidement arrivé chez sa collègue et a donné en détail les conditions de détention à l’isolement à Leroy. Il a même appelé Stolte, de garde, pour le convaincre de se joindre à eux. Le plus dur fut de les convaincre de parler au FBI.

« De façon informelle, ça ne vous engage à rien…. »

Lang a alors proposé de se retrouver dans ce petit Italien, dans un quartier calme de Chicago où ils pourront parler tranquillement.


Patterson, Stolte, Kathy et Leroy rejoignent l’agent du FBI peu après 20h00.


« On veut bien vous parler mais on ne signe rien », a prévenu l’infirmière.

Felicia a accepté l’accord. Autour de délicieuses pizzas, les employés de Fox River lui décrivent ce dont ils ont été témoins…

« Mais entendons nous bien, précise Louis, Tout n’était pas rose à l’époque de Pope. Vous savez, il était là de 8h00 à 17h00 et il ne voyait pas tout. Lui était un brave homme, mais Brad… C’était notre pote, mais des fois, il allait trop loin… Des viols, ça n’a rien de nouveau en prison… Mais…
- Ce qu’il veut dire, continue Keith, C’est que quand ça se passe entre détenus… Quoi, on peut pas avoir les yeux partout… Et même quand on sait… Si la victime ne dit rien… Des petits jeunes qui se sont suicidés à cause de ça, on en a vu pas mal… Et des détenus au mitard, enchainés dans le noir, Pope aussi l’a ordonné. Tenez, rien qu’avec Burrows après sa petite escapade soi-disant pour voir son fils.
- Mais si vous êtes là ce soir, ce que quelque chose vous mine, non ?, demande Lang
- Et bien, commence Louis, Ce qui se passe au mitard actuellement, ça va trop loin… Et le directeur ne fait rien… Au moins, avec Pope, dès que ça dépassait les bornes, on se savait soutenus… Et puis, c’étaient les détenus qui allaient trop loin…
- Mettre un homme nu, dans le noir, à l’eau et au pain dur, j’avais jamais vu ça, approuve Stolte, Même à ceux de l’émeute de juin, on leur avait laissé leurs fringues.
- Pourquoi font-ils cela à votre avis ?, demande Ryan, Pensez-vous que quelqu’un leur en donne l’ordre ? »

Louis et Keith le regardent étonnés.

« Non, répond Patterson, Les types envoyés au mitard en juin étaient encore plus maltraités. Ils ont été battus, à de nombreuses reprises. Faut voir dans quel état certains sont revenus…
- Je pense que dans le cas de Scofield et Sucre, approuve Stolte, Ils utilisent l’humiliation car les coups, avec Hewes...
- Ouais, appuie Louis, Elle m’a fait un souk parce que Scofield a un doigt cassé ! Si elle les voyait avec des tronches en compteur à gaz comme les autres…
- Et les viols, demande Felicia, A l’isolement, les cellules sont individuelles, non ?
- Evidemment, confirme Stolte, C’est un gardien… Luke.
- Comment pouvez-vous l’affirmer ?
- Les détenus qui ont été violés nous l’ont dit, intervient Kathy, Ils ont tous la même version… Luke les humilie, leur tourne autour, les caresse…. Des fois pendant des jours et puis… Il les viole avec sa matraque.
- Uniquement avec sa matraque ?, se fait préciser Felicia
- D’après ce que les détenus ont dit, oui.
- Il boit, indique Louis, Il doit… Enfin, vous voyez ce que je veux dire… »

Lang hoche la tête.

« Non… Ce n’est pas ça. Il veut faire mal, rabaisser les gens mais il n’est pas homosexuel d’où l’usage d’un instrument.
- Pourtant, tous les garçons qu’il a violés sont jeunes et mignons, précise Kathy, Il ne s’en est pas pris aux grands costauds.
- A quoi ressemble-t-il ?, demande Leroy
- Il est immonde, grimace l’infirmière, Je préfèrerais mourir que de laisser un tel type me toucher !
- Voilà l’explication, soupire Felicia, Il se fait repousser par les femmes et rejette sa haine sur les hommes qui sont considérés comme attirants… Tout ce bruit autour de Sara ne peut qu’aggraver les choses…
- Ce qu’on vous a dit vous suffit pour un mandat ? », demande Louis

Lang prend son temps pour répondre.

« Non, déclare-t-elle, Sans votre déposition officielle, on va me dire que ce sont des rumeurs. Ryan peut publier tout ça, mais moi, j’ai besoin de témoins en chair et en os. »

Elle s’arrête.

« Qui est de garde à l’isolement ce soir ?
- Luke », souffle Patterson

Felicia fixe les deux gardiens.

« A votre avis, après avoir vu Sara et MariCruz devant la prison, combien de temps va-t-il « tourner autour » de Michael et de Fernando avant de passer à l’acte ? »

Les trois employés de Fox River baissent la tête.

« Vous seuls pouvez empêcher que cela arrive… Je sais que ces deux hommes vous ont fait passer pour des clowns en s’évadant. Mais méritent-ils de subir cela ? Vous les avez vus se comporter en prison. Pensez-vous que ces hommes soient mauvais ?... L’un d’entre vous était-il de garde le 11 mai ?
- On travaillait tous les deux, souffle Louis
- C’est moi qui aie reçu l’appel du gouverneur, se rappelle Keith
- Kathy, Sara est votre amie… Pensez à elle », insiste Felicia en fixant l’infirmière.

Un lourd silence tombe. De longues minutes passent. L’agent du FBI et Ryan se regardent, priant pour la même chose.

« On a toujours les dossiers médicaux de ces trois détenus, finit par souffler Kathy, Pavelka n’a jamais voulu les signer… Je peux vous les donner demain.
- Moi, je travaille demain, s’excuse Stolte
- Mais pas moi, précise Louis, Je peux aller voir le procureur avec vous.
- Jusqu’à quelle heure travaillez-vous ?, demande Felicia
- 18h00, répondent Stolte et Kathy
- Acceptez-vous de nous rejoindre au tribunal après votre travail ? D’aller voir le juge Kessler avec moi ? Ce juge finit toujours tard, il a un planning très chargé et c’est lui qui a sauvé la vie de Burrows. Il connait déjà l’affaire… »
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MessageSujet: Re: DENOUEMENT   Mar 8 Sep - 18:55

Fox River


Alerté par les hurlements de Fernando, Michael se prépare à l’arrivée de Luke en se mettant en boule, protégeant sa tête autant que possible avec ses bras, s’attendant à prendre des coups.

« Alors, belle gueule, rigole le gardien en s’accroupissant à côté du prisonnier, Tu as fait des bêtises. »

Scofield sent une main lui caresser le bas des reins. Il se mord la lèvre pour ne pas réagir.

« Ca va être encore plus pratique… Mais, d’un autre côté, c’est dommage… J’adore les préliminaires… Plus c’est long, plus c’est bon… Et vu qu’on n’est pas pressé car t’es pas près de sortir…
- Le touche pas !!, hurle la voix de Sucre à travers l’évacuation
- T’entends, sourit Luke en s’agenouillant derrière Michael, Il se fait du souci pour toi… Il a peur que j’abime ta belle gueule… Ca serait dommage… »

Scofield s’enfonce les ongles dans la paume des mains.

Ne bouge pas… C’est exactement ce qu’il veut… Ne bouge pas…

Pendant un temps interminable, Luke laisse ses doigts courir sur la peau dénudée, glissant sur les fesses, le dos, la nuque du prisonnier. Un violent dégout saisit Michael qui se mord la lèvre inférieure jusqu’au sang…
Les caresses cessent soudainement remplacées par un violent coup de poing dans le flanc.

« Ce tatouage est vraiment pratique, rigole Luke, Il camoufle les bleus… Il me suffit de ne pas taper trop fort pour ne pas te péter une côte et ni vu ni connu… »

Les coups continuent de pleuvoir sur toute la peau recouverte par les tatouages, mais ce sont les paroles que Michael a le plus de mal à supporter.

« Tu vois, ta pute a bavé sur cette prison, alors je m’efforce de lui donner raison… Il ne faut pas contrarier une jolie femme… Car elle est gironde, la docteur… Exactement ce qu’on m’avait dit… Tu sais que tous les gars ici rêvent de se la faire. Et moi, je vais peut-être être le prochain… Histoire de lui montrer ce qu’est un homme. »

Michael prend une profonde respiration…

Tais-toi… Tais-toi… Ne lui réponds pas…

« Tu as vu Holocauste ?, demande soudain Luke, Putain, ce que cette femme fait pour son mari… Coucher avec un nazi… Moi, j’ai toujours su qu’une femme ne ferait jamais ça pour moi. Mais, maintenant, je me demande si la jolie docteur t’aime autant qu’elle le dit. Ca mérite vérification… Je vais lui proposer dès demain le marché suivant. Elle ou toi… Je vais voir lequel des deux elle va choisir… Va-t-elle être prête à coucher avec l’ennemi pour toi ou pas ? Va-t-elle te donner cette preuve d’amour ?... Je te laisse méditer là-dessus »

Luke dépose un baiser baveux sur la nuque de Scofield et sort de la cellule en claquant la porte, faisant ainsi taire Sucre qui n’a cessé de hurler durant tout le temps où le gardien était avec son ami. Seule reste son odeur, mélange de manque d’hygiène corporelle, de mauvais alcool et de tabac froid…
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MessageSujet: Re: DENOUEMENT   Mar 8 Sep - 19:03

Chicago – Appartement de Sara

Son dossier pour sa licence dument rempli, Sara a fait un détour pour le déposer puis est rentrée chez elle, toujours suivie par le paparazzo manifestement pas effrayé par Kellerman. La jeune femme l’observe du coin de l’œil alors qu’il la prend en photo. Elle finit par en sourire.

Que puis-je bien avoir de si intéressant ?

En rentrant chez elle, elle allume la radio sur une station qui passe de la musique, se fait couler un bain où elle reste longtemps, repensant à la lettre de Michael.

Trouver les mots pour lui remonter le moral, pour le soutenir malgré ces murs.

§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§



Une fois sortie de la salle de bain, Sara se fait un café et ouvre le Chicago Tribune. Au même moment, la radio diffuse « Stand by me », plongeant d’avantage la jeune femme dans sa lecture… L’introduction de l’article l’étonne.

« Chers lecteurs, mon honnête intellectuelle m’amène à vous expliquer pourquoi vous me lisez dans les pages « Justice »… J’écris aujourd’hui cet article sur Michael Scofield car je le connais personnellement. Nous avons eu une aventure il y a cinq ans… Le bel architecte venu rénover nos vieux locaux m’a immédiatement attiré. Il avait un charme spécial du à sa politesse, si rare de nos jours, et surtout à sa grande timidité… »

« Il était timide à l’époque ? », s’étonne Sara qui avait jugé Michael plutôt sûr de lui

Jessica continue par une facette de Scofield que Sara connait bien : son besoin d’aider les autres. La jeune femme sourit en lisant le témoignage du patron de Mike.

« Je suis tombé du 100ème étage quand j’ai appris son arrestation. Je n’arrivais pas à y croire. Michael était mon meilleur élément, l’architecte le plus doué avec qui il m’a été donné de travailler. Très intelligent, travailleur, fiable. Une vraie perle…. Mais vu tout ce qu’on apprend maintenant, je comprends bien mieux son acte. Cela correspond à l’homme que j’ai connu. »

Jessica enfonce le clou en décrivant un Michael ne supportant pas l’injustice, donnant quelques exemples lors de leurs vacances en Thaïlande.

« Il avait oublié de me dire qu’il était parti en Thaïlande avec elle… »

Pour aider ses lecteurs à comprendre le sacrifice de Scofield, la journaliste finit son article en décrivant le loft où vivait le jeune homme, donne le montant de ses revenus et parle de ses goûts, en précisant qu’il est orphelin depuis l’âge de 11 ans et que c’est seul qu’il a étudié pour en arriver là. Pour appuyer ses propos, Jessica a même réussi à retrouver des camarades de classe de Michael et à les faire témoigner. Tous décrivent un jeune homme un peu replié sur lui-même qui parlait peu, exceptionnellement intelligent et serviable…

Sara pose le journal et attrape une feuille blanche. A la radio, Seal murmure “If you don’t know me by now” inspirant la jeune femme qui noircit rapidement la feuille…
Elle relit sa lettre au moment où son portable sonne.

« Bonsoir, Sara.
- Felicia, tu as du nouveau ?
- Mieux que cela, des collègues à toi ont accepté de parler.
- Qui ?.... »
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MessageSujet: Re: DENOUEMENT   Mar 8 Sep - 19:05

Fox River

Après le départ de Luke, un lourd silence s’est abattu sur l’isolement complètement plongé dans le noir. Michael est resté prostré en position fœtale, à l’exception de ses mains suspendues à l’anneau. Même Sucre est resté un moment immobile, attendant un signe de son ami. Il n’ose rien de dire de peur de faire revenir le monstre qui les garde.

Ce que les deux prisonniers ignorent, c’est que Luke est aussi brutal que faignant. Heureux de les avoir secoués, le gardien a rejoint son bureau, a bu deux verres de whiskey, éteint toutes les lumières et sachant qu’à cette heure avancée personne ne viendrait le déranger, il s’est tranquillement endormi.

Ne tenant plus, Fernando se met à tourner comme un lion en cage avant de s’allonger contre l’évacuation.

« Michael, souffle-t-il, Mike… Ca va ?
- Non… Ca va pas, lui répond une petite voix
- Il t’a fait mal ? Parle-moi… Michael…
- Il va s’en prendre à Sara…
- Quoi ?... Michael, je t’entends pas… Michael »

Ce dernier reste sourd aux appels de son ami. Ses yeux, malgré l’obscurité totale se sont tournés vers l’anneau. Ses mains ont remonté le froid métal jusqu’aux points d’attache. S’arrachant le bout des doigts, Michael entreprend de le retirer de ce maudit mur….
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MessageSujet: Re: DENOUEMENT   Mar 8 Sep - 19:10

19 août


Fox River


Michael et Sucre n’ont pas fermé l’œil de la nuit. Ce dernier a passé des heures à tourner en rond dans sa cellule, écoutant chaque bruit qui lui parvenait, craignant de revoir Luke réapparaitre à tout moment, tentant de deviner ce que faisait son ami, toujours sourd à ses appels.
Scofield s’est mis les doigts en sang en grattant le mur. Il s’est arraché le peu de peau qui lui restait sur les poignets et sur les chevilles en essayant de se débarrasser de ses menottes. Les seuls moments où il se calmait étaient pour se remémorer les plans de cette prison. L’isolement n’est pas le lieu qu’il a le plus étudié, mais il se rappellait qu’il est le plus sécurisé…
Michael n’arrivait pas à retrouver son calme. L’idée même que cet homme puisse toucher Sara le rendait fou. L’affolement de Fernando le perturbait et il n’y a pas de mot pour décrire ce qu’il a ressenti quand les mains grasses caressaient sa peau : du dégout, de la peur… Cette peur qui vous prend les trippes, vous laisse sans force comme au moment où il s’était cru pris au piège entre Abruzzi et T-Bag, sauf que cette fois, il est nu et enchainé…

La lumière qui filtre sous les portes fait sursauter les deux hommes. Immédiatement, ils se replient sur eux-mêmes pour se protéger. Grand bien leur prend. Il est 7h00 du matin et Luke a décidé de leur faire prendre une douche.
Le gardien saisit le jet accroché au fond du couloir, tourne le robinet et ouvre la cellule de Michael.

« Petit déj ! », s’esclaffe-t-il en arrosant copieusement le prisonnier

Son rire gras résonne dans l’isolement… L’eau froide aide Scofield à retrouver ses esprits.

§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§


L’odieux personnage rirait moins s’il se doutait de ce que se passe à l’extérieur au même moment….

Des groupes de manifestants, majoritairement des étudiants encore en vacances, reprennent position aux abords de la prison, rejoignant la meute des journalistes qui n’ont pas bougé d’un iota.

Un peu à l’écart, l’équipe de CNN s’apprête à prendre l’antenne en direct. Juché sur une casse, Ryan ajuste son oreillette.

« Oui, bonjour Marina, déclare-t-il en fixant la caméra, Nous avons en effet de plus amples informations concernant les accusations de maltraitance au pénitencier de Fox River. J’ai pu discuter avec des familles de prisonniers incarcérés ici et nombreux d’entre eux m’ont confirmé les déclarations de Mademoiselle Tancredi. Il est maintenant évident que l’administration pénitentiaire a dissimulé à la presse la mort de 3 détenus au mois de juin, suite à un sitting des prisonniers qui refusaient de regagner leur cellule…. »

Utilisant l’artifice des familles, Leroy révèle en direct, à des millions de téléspectateurs, les informations que Stolte, Kathy et Patterson ont communiquées à Lang la nuit précédente….
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