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 DENOUEMENT

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zabou
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MessageSujet: Re: DENOUEMENT   Mar 8 Sep - 19:13

Chicago – Centre de rééducation
Après avoir pris un petit déjeuner très diététique : céréales, fruit et laitage, Lincoln est conduit par Andrea dans le gymnase.

« Le sport est la base de toute rééducation, explique le champion en montant sur les tapis, Vos muscles font devoir apprendre à fonctionner différemment. Et seuls des exercices appropriés peuvent leur apprendre à faire cela. »

Andrea retourne son fauteuil avec une facilité déconcertante et fait face à Burrows.

« Bloquez votre fauteuil… Parfait… Leçon numéro 1, descendre du fauteuil. »

Deux infirmiers les rejoignent sur les tapis et entourent Lincoln.

« Posez vos mains sous vos cuisses, continue Andrea en faisant le geste, Tendez les bras pour vous soulever… Basculez votre bassin vers l’avant en utilisant vos abdominaux… Descendez en pliant les bras… Ca fait mal aux triceps, hein ? »

Avec une grâce féline, le sportif s’assoit sur le tapis de gym. Linc essaie de l’imiter mais avec beaucoup plus de difficulté. Par précaution, les deux infirmiers, eux aussi au physique de champion, lui passent les mains sous les bras pour éviter qu’il ne se blesse.

« Parfait, sourit Andrea, Vous avez de la puissance, c’est bien. Maintenant, repliez vos jambes sur votre poitrine… Et allongez-vous doucement, vertèbre par vertèbre… Nous allons commencer par une petite séance d’abdominaux, histoire de voir ce que vous avez dans le ventre au sens premier du terme. Une bonne sangle abdominal est essentielle, elle soulage votre dos et vu où est située votre lésion, vous avez la chance d’avoir gardé les abdos du bas, ce qui n’est pas le cas de tout le monde… Bon, posez les mains derrière la tête, regardez le plafond… On y va…. »

Et voilà les deux hommes qui partent pour une « petite » séance d’abdos, ce qui, dans le langage d’Andrea, signifie une bonne demi-heure….



Chicago – Appartement de Sara

Assise à sa table de cuisine, Sara finit de retoucher sa deuxième lettre pour Michael. Les traits de la jeune femme sont tirés, ses yeux rougis. Elle n’a pratiquement pas fermé l’œil de la nuit. Récrire cette lettre a été son seul dérivatif, la seule façon de ne pas trop penser à ce que Michael pouvait être en train de subir. Les paroles de Lang tournent encore et encore dans son esprit. Maintenant, la jeune femme n’attend plus qu’une chose, que Beth aille les voir pour savoir ce qui s’est passé durant la nuit…

Elle soupire, se lève, attrape une paire de ciseaux dans un tiroir, se coupe une mèche de cheveux qu’elle attache avec un petit élastique avant de la glisser dans l’enveloppe avec la lettre. Elle lève les yeux vers l’horloge. 8h30…. La journée va être longue… Elle se décide alors à appeler MariCruz. La veille au soir, elle n’en avait pas eu le courage…
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zabou
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MessageSujet: Re: DENOUEMENT   Mar 8 Sep - 19:19

Fox River


Ed pousse un juron en arrivant sur le parking de la prison. Son coup d’éclat de la veille n’a servi à rien. La foule des manifestants est toujours là et il continue d’en arriver de toute part.

La veille au soir, il a reçu à un appel des plus déplaisant du nouveau ministre de la justice lui intimant l’ordre de ne plus traiter les manifestants de cette façon, lui rappelant fermement que la liberté d’expression était un droit fondamental dans ce pays. Comme Brown l’avait prévu, dès le lundi après-midi, des manifestants se sont rassemblés autour de la Maison Blanche et de Capitol Hill malgré les débats en cours. Les panneaux et banderoles réclamant la libération de Scofield et Sucre se mêlent à ceux traitant le gouvernement de fasciste à cause du coup d’éclat des SWAT au pénitencier. Le ministre s’est également permis de lui rappeler quelques droits énoncés dans la déclaration des droits et dans plusieurs jurisprudences…

Aussi, ce matin, le directeur est d’humeur particulièrement massacrante et ce n’est pas la meute de journalistes qui lui saute dessus qui va lui rendre le sourire.

« Monsieur le directeur, qu’avez-vous à déclarer sur les informations diffusées ce matin sur CNN ?
- Monsieur le directeur, allez-vous autorisé une organisation des droits de l’homme à entrer dans la prison ?
- Quoi ?, s’écrit Pavelka, Vous délirez ! Et puis quoi encore ! Si une enquête doit être faite, elle le sera par l’administration pénitentiaire !
- Cela veut-il dire que vous avez quelque chose à cacher ?, lui demande Jessica
- Je n’ai rien à cacher ! Si les trois morts du mois de juin n’ont pas fait la Une, c’est votre faute, vous n’aviez qu’à faire votre travail. Les corps ont été rendus aux familles !
- Alors, vous ne voyez pas d’objection à ce que je parle avec Scofield ou Sucre ?
- Et pour quelle raison, mademoiselle ?
- Au nom de la liberté de la presse !, lui rétorque Jessica, Comment avoir leur version des faits si nous ne pouvons pas leur parler ? C’est très pratique votre interdiction de visite… Personne ne peut confirmer ou infirmer les déclarations de Maitre Hewes. »

Pavelka se tourne vers la journaliste et lui lance un œil noir avant de disparaitre derrière les grilles.

§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§


A l’isolement, Stolte vient de remplacer Luke. La passation de consigne n’a pris qu’une seconde vu les rapports entre les deux hommes. Elle s’est résumée à un « RAS » de la part du monstre.

Après s’être assuré qu’il était bien parti, Keith va voir les prisonniers. Il commence par Sucre, à qui il apporte une bouteille d’eau et un bout de pain.

« Comment ça va ce matin ?
- Mal… »

Fernando lui explique la nuit qu’ils viennent de passer.

« Il t’a frappé ?
- Non… Ce n’était que des mots, mais c’est pire… Et… Michael ne me répond pas… »

Keith part immédiatement voir le deuxième détenu.

« Oh, bon Dieu ! C’est ce salopard de Luke qui t’a fait ça ? », s’écrit-il en voyant les doigts et les poignets en sang du jeune homme

Scofield lui répond par un hochement de tête que Stolte interprète comme un « oui ».

« Il t’a fait autre chose ?
- Il a menacé Sara, siffle Michael en levant ses yeux clairs vers le gardien
- Comment ça ?
- Il va s’en prendre à elle, Stolte. Je t’en prie, fais quelque chose !
- Sara ne risque rien, Scofield. Il ne peut pas la toucher. Elle porterait plainte.
- Tu ne comprends pas…. »
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MessageSujet: Re: DENOUEMENT   Mar 8 Sep - 19:21

Chicago – Centre de rééducation
Après les abdominaux où il s’est plutôt bien débrouillé, une autre épreuve attend Lincoln : la piscine. Aidé par les deux mêmes infirmiers, il passe un slip de bain et suivant toujours les conseils d’Andrea, il entre dans l’eau chaude et coule à pic. Le préparateur physique a tout juste le temps de le rattraper.

« Tu dois apprendre à ton cerveau à fonctionner différemment, explique-t-il, Tu as voulu utiliser tes jambes, voilà pourquoi tu as coulé. Tu dois les oublier, elles ne servent plus à rien. Elles doivent être pour toi comme tes oreilles ou tes cheveux, quelque chose que tu ne peux pas contrôler.
- Elles pèsent plus lourd que mes cheveux.
- Quoi ? Tu veux qu’on te les coupe ?, ironise Andrea, Crois-moi, on y a tous pensé. »

Lincoln lui lance un regard noir.

« Si tu savais déjà tout faire tout seul, tu n’aurais rien à faire ici, lui rappelle Andrea, Tu es là pour apprendre. Je sais, c’est dur. J’avais 17 ans quand je me suis retrouvé dans ta situation, alors je sais parfaitement ce que tu ressens. Et moi, je nepouvais m’en prendre qu’à moi-même. Si je n’avais pas fait le con avec ma bécane, je n’en serais pas là. Mais, je n’aurais aussi certainement jamais gagné de médaille d’or non plus. Vois ce qui t’es arrivé comme un nouveau départ.
- Je ne pourrai penser à un nouveau départ que quand mon frère sera sorti de prison.
- Je comprends, mais tu dois aussi te concentrer sur ta rééducation. Je pense que ça fera plaisir à ton frère de te voir te débrouiller avec ton fauteuil quand tu iras le voir, non ? »

Linc hoche la tête.

« Alors, on y va…. Allonge-toi sur le dos, fais la planche… Tu vas voir, c’est génial l’eau, on s’y sent tout léger… »
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MessageSujet: Re: DENOUEMENT   Mar 8 Sep - 19:28

Fox River – 14h00

Une lourde chaleur s’est à nouveau abattue sur Chicago rendant l’ambiance autour du pénitencier encore plus électrique.

En attendant l’arrivée de Lincoln, MariCruz et Sara se plient une nouvelle fois aux questions des journalistes, mais elles évitent de divulguer les informations qu’elles ont apprises afin de ne pas « détruire » le mensonge de Ryan. L’arrivée de Kellerman signe un premier temps mort dans le flot continu des questions. L’agent prend les deux jeunes femmes à part.

« Paul, murmure Sara, Je commence aussi à recevoir du courrier. Beaucoup de lettres de soutien, des gens vraiment très gentils qui m’encouragent et soutiennent Mike et Fernando. Ils me disent même qu’une pétition est en cours sur Internet pour les faire libérer.
- En effet, lui confirme Kellerman, C’est Human Watch Right qui l’a lancée.
- Mais j’ai aussi reçu ceci, continue Sara en lui tendant deux enveloppes, Je ne sais pas quoi en penser. »

Paul parcourt rapidement les deux lettres.

« Ca arrive souvent. Des tarés s’amourachent de personne qu’ils voient à la TV. Ces lettres sont manuscrites. Je vais les faire analyser pour vérifier qu’elles n’ont pas été écrites par quelques tordus connus des services de police. Tu vas vu, ça ? »

Paul lui tend un exemplaire de US Today.

« Tu es une vraie people maintenant.
- Génial, soupire Sara en regardent les photos que le paparazzo a prises la veille
- Maintenant, je te raccompagne chez toi. C’est plus prudent, lui précise Paul sans se défaire de son sourire
- Merci… Oh, voilà Linc ! »

L’arrivée du van provoque un certain émoi sur le parking. Les journalistes se précipitent pour filmer le jeune homme en fauteuil roulant qui s’avance lentement vers la prison. Ses exercices de la matinée ont littéralement épuisé Lincoln et l’aide de Sofia pour pousser le fauteuil est vraiment la bienvenue. LJ, lui, joue les gardes du corps pour son père, repoussant les malotrus qui bloquent son avancée.

« Je répondrai à vos questions après avoir vu mon frère ! », répond Linc d’une voix des plus aimables.

Dès qu’ils ont passé la première grille, Sara lui résume les derniers évènements.

« Donc, ils vont avoir un mandat !, s’écrit LJ
- Felicia s’en occupe, lui confirme la jeune femme puis se tourne vers Linc, Elle veut voir le juge qui a stoppé ton exécution. Elle pense qu’il donnera le mandat d’autant plus facilement vu qu’il est déjà familier avec l’affaire.
- Quand seront-nous si elle l’a ou pas ?, demande le jeune homme
- Pas avant ce soir. »

Linc hoche la tête et poursuit son chemin. Mais le chemin vers les visites n’est absolument pas aménagé pour les fauteuils et Petey doit prêter main forte à Sofia.
Sara ouvre la porte qui conduit à la salle des visites. Arrivé sur une surface dure, Lincoln peut à présent se débrouiller seul.

« On vous attend là », lui souffle Sofia en faisant un signe de croix.

Suivi par MariCruz et Sara, Burrows s’avance vers le gardien chargé des visites. C’est toujours le même jeune Afro-Américain au visage enfantin.

« Bonjour Burrows, sourit-il, Désolé pour ce qui t’est arrivé, mec.
- Merci, Roy. Je viens voir Scofield.
- Il n’a pas le droit aux visites, Linc. Tu le sais. C’est la même chose pour toi que pour le docteur Tancredi.
- Mais je suis son frère !
- J’appelle le directeur. »

La réponse est sans surprise. Sara, MariCruz et Lincoln peuvent entendre les hurlements de Pavelka au téléphone.

« Je suis désolé », murmure Roy

Lincoln avance son fauteuil contre le comptoir et croise les bras.

« Je ne sortirai pas d’ici avant d’avoir vu mon frère. »

Des grognements se font entendre derrière lui. Les familles venues visiter leur proches doivent le contourner pour signer le registre mais personne n’a idée de bouger le fauteuil. Sara et MariCruz se mettent à peu à l’écart pour ne pas gêner mais ne peuvent retenir un sourire devant la mine déterminée de Lincoln. La situation est, il est vrai, plutôt cocasse. Ne sachant trop quoi faire, Roy décide d’appeler Wallace.

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MessageSujet: Re: DENOUEMENT   Mar 8 Sep - 19:36

Fox River (suite)



Entre temps, Beth est également arrivée à Fox River. Après avoir répondu rapidement à quelques questions des journalistes, elle pénètre dans la prison par l’accès réservé aux avocats.


§§§§§§§§§§§§§


Informé du ramdam qui se passe au rez de chaussée, Pavelka décide de descendre voir les prisonniers.

« Leur avocat est là, l’informe Stolte en sortant les vêtements des détenus, stockés dans une armoire dans le bureau des gardiens
- Je sais, répond Ed d’une voix cassante, Ce bordel commence à me taper sur les nerfs !
- Je ne comprends pas pourquoi vous vous comportez ainsi, monsieur. Ils sont très calmes.
- Ce n’est pas mon avis ! Surtout concernant Scofield.
- Monsieur, vous ne pouvez pas lui reprocher les propos de son avocate ! »

Pavelka s’arrête et regarde fixement Stolte.

« Prétendez-vous m’apprendre mon métier ?
- Sauf votre respect, monsieur, j’ai passé plus de temps entre ces murs que vous. Vous n’êtes pas le premier directeur que je côtoie. Et le tout répressif n’a jamais fait que rendre les détenus encore plus violents.
- Vous êtes une couille molle ! »

Le directeur tourne les talons et se dirige vers la cellule de Michael.

« Ouvrez ! » ordonne-t-il à Keith

Ce dernier obéit et pose les vêtements sur le lit.

« Ton avocate est là, déclare-t-il en détachant Scofield
- Je ne vous ai pas dit de le libérer !, tonne Ed
- Il ne va pas s’habiller avec ces menottes.
- Rattachez-le. Je veux lui parler.
- Vous allez faire attendre maitre Hewes ?
- Allez-vous occuper de Sucre, Stolte ! »

Le gardien hoche la tête et sort de la cellule.

« Il ne s’est pas fait ça tout seul », souffle-t-il à l’oreille du directeur avant de poursuivre son chemin.

Ed ne répond pas et fait un pas vers Michael.

« Votre frère est en train de mettre le bordel aux visites !, s’exclame-t-il
- Laissez-moi le voir et il n’y aura pas plus de problème, lui rétorque Michael en se redressant
- Vous êtes vraiment un petit malin, Scofield. Vous blesser pour faire croire qu’on vous maltraite.
- Prouvez-le.
- On a maté des plus costauds que vous, Scofield. Aussi, si vous voulez que vos conditions de détention s’améliorent dites à vos fans à l’extérieur de cesser leur bordel ou vous le regretterez.
- Ah, oui ? Et qu’est ce que vous allez me faire ? Me pendre par les pieds ? M’enfermer nu dehors dans la cour ? Quoi ? Si vous frappez, ça va laisser des traces. Vous le savez aussi bien que moi. Alors, directeur, qu’allez-vous me faire de plus ? Laissez votre pitbull me violer ? Qu’il ne se gène pas. Vous aurez du mal à expliquer comme son sperme est arrivé sur moi… »

Pavelka le regarde sans répondre. Dans le couloir, le bruit des chaines que Stolte passe à Fernando, à présent habillé, résonne dans le silence.

« Vous voulez aussi m’empêcher de parler à mon avocate. Allez-y… On verra bien ce qu’il va se passer », continue de provoquer Michael

Ses yeux clairs brillent de rage. Il fixe le directeur debout devant lui avec dédain, le défit du regard. Ed est le premier à baisser les yeux. Il tourne les talons et remonte dans son bureau. Stolte entre dans la cellule et détache Scofield.

« Accroche-toi, mec, lui souffle-t-il, Les choses vont bouger. »

Keith fait un clin d’œil à Michael et sort pour le laisser se vêtir après l’avoir détaché.

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MessageSujet: Re: DENOUEMENT   Mar 8 Sep - 19:39

FOX RIVER (suite)


Dans le hall des visites, Wallace est arrivé telle une furie.

« Scofield n’a pas le droit aux visites, hurle-t-il en se penchant vers Linc, Alors, sortez !! »

Le jeune homme ne bronche pas. Les bras toujours croisés, il fixe le mur devant lui. Dalton l’insulte sans plus de résultat. Hors de lui, le capitaine saisit les poignées du fauteuil et le retourne brutalement sous le regard éberlué des autres visiteurs. Il pousse violement Lincoln hors du bâtiment. Les roues du fauteuil se bloquent dans le gazon, manquant de renverser son occupant.
Sofia se précipite aussitôt.

« Mais qu’est ce que vous faites !!, hurle-t-elle en poussant brutalement Wallace, Vous êtes fou !! »

Massés derrière les grilles, les journalistes ne perdent pas une miette de la scène. Assis sur le capot de sa voiture, Kellerman s’en délecte.

L’aide de LJ et Petey est nécessaire pour sortir Lincoln de la pelouse. Revenu sur le dur, le jeune homme avance son fauteuil vers les micros qui se tendent vers lui.

« Cette prison n’a plus rien à voir avec ce que j’ai connu, commence-t-il, C’est un camp de concentration à présent. Et les gens qui la dirigent sont de véritables nazis qui ne respectent rien... »

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MessageSujet: Re: DENOUEMENT   Mar 8 Sep - 19:47

FOX RIVER (suite)


Dans la salle des avocats, Beth commence à perdre patience. Cela fait maintenant près d’une demi-heure qu’elle attend.

« Jeune homme !, s’exclame-t-elle en interpellant le gardien, Enfin que se passe-t-il ? Pourquoi cela prend-il autant de temps ? Où sont les clients ?
- Je vais appeler, Maitre » s’excuse le jeune gardien en sautant sur le téléphone

Cela s’avère inutile. Fernando et Michael, enchainés aux poignets et aux chevilles rejoignent enfin leur avocat.

« Qu’est ce que cela veut dire !, s’emporte cette dernière en voyant ses clients ainsi ligotés
- Ce sont les ordres du capitaine, explique Stolte
- Détachez-les !
- Je ne peux pas.
- Comment !! Mais…
- Beth, intervient Michael, Ca n’est pas à lui qu’il fait vous en prendre. S’il n’obéit pas, il aura des ennuis. »

L’avocate hoche la tête mais lance un regard furieux au gardien. Ce dernier pousse les prisonniers dans la salle et referme la porte. Les yeux de Hewes s’arrêtent alors sur les mains et les poignets de Michael avant de remonter sur ses joues et sur sa lèvre.

« Qui vous a fait ça ?
- Moi… Je ne vous mens pas, répond Scofield en s’asseyant, Je devais me passer les nerfs.
- Pourquoi ? »

Michael lui répète les propos de Luke.

« Allons, le rassure Beth, Sara est suffisamment intelligente pour ne pas tomber dans ce piège. Et il y a encore des lois dans ce pays! Même si cette prison est devenue un bagne, ce n’est pas encore Auschwitz ! De plus, ce téléfilm finit très mal. Alors, je ne pense pas que cela encouragera Sara à suivre l’exemple de Meryl Streep, croyez-moi. »

L’avocate s’arrête et hoche la tête.

« Par contre… Nous ne sommes que mardi. Si cette pourriture travaille les jours suivants, il va nous falloir nous inquiéter de son cas. Je vais en parler à monsieur Kellerman. J’aimerais autant que les mots ne deviennent pas des actes… Bon, pour vous remonter le moral, j’ai d’excellentes nouvelles… La première… Des gardiens ont parlé, ainsi que cette infirmière, l’amie de Sara…
- Qui ?, demande Michael
- Je ne connais pas leurs noms. Sara m’a juste dit que cette agent du FBI l’avait appelée hier.
- Felicia, sourient de concert Sucre et Scofield
- Elle s’occupe d’obtenir un mandat pour pouvoir rentrer ici. Je pense que d’ici demain, ça sera fait. Alors, cette nuit, quoi qu’il se passe, ne vous laissez pas faire. Ni l’un ni l’autre. »

Les deux hommes lui répondent par un signe de tête.

« La deuxième bonne nouvelle, je l’ai entendue à la radio en venant ici. Cooper Green a non seulement été nommé ministre de la justice, mais le Sénat vient de le désigner pour prendre la tête de cette commission qui va être chargée de faire toute la lumière sur cette affaire. Vu que Green était un ami de longue date de votre père… »

Beth sourit à ses clients et se tourne vers son cartable.

« MariCruz et Sara vous ont à nouveau écrit. Je vous laisse lire tranquillement… Ah, Lincoln est dehors avec elles. Je crois qu’il est en train de dire le fond de sa pensée à la presse. Vu le franc parlé de votre frère, je sens que vous allez encore faire les gros titres ce soir. »

Hewes tend les deux enveloppes à Michael et Fernando.

Le jeune Latino se plonge immédiatement dans la lecture de sa lettre.



«Mon Fernando,

Maitre Hewes m’a dit que tu gardais le moral. Cela ne m’étonne pas de toi. Je sais que tu es fort. J’espère que tout ce temps enfermé dans cette sinistre cellule ne t’est pas trop pénible. Sache que je pense à toi à chaque seconde et que je prie tous les jours pour toi. Ne te fais pas de souci pour moi. Ta famille, nos amis et même mes parents me soutiennent. Comme des millions de gens dans le pays qui sont maintenant derrière toi.

Je suis en contact permanent avec maitre Hewes et avec Sara. Elle est formidable. J’ai parfois honte de ne pas avoir son courage. Je n’aurais jamais du accepter d’être séparée de toi. Si seulement j’avais tenu tête à cet homme au Mexique…

Je t’ai mis ma 1ère échographie avec la lettre. Tu ne vas certainement pas y voir grand-chose mais c’est ma façon de te dire que le bébé et moi, nous t’attendons. Nous serons là, juste de l’autre côté de ce mur, tous les jours jusqu’à ce que ce directeur cède. Et il cédera avant nous.

Je t’aime. A bientôt

MariCruz »


Sucre fouille dans l’enveloppe et sort un papier blanc qu’il déplie fébrilement. Comme MariCruz l’avait prédit, il ne comprend pas grand-chose à ce qu’il voit mais ses yeux se remplissent de larmes.

« Mon bébé… Mon fils », murmure-t-il en caressant le papier.

A ses côtés, Michael lit et relit la lettre de Sara.



']on amour,

Avant toute chose, sache que Kathy, Louis et Keith ont parlé à Felicia. Kathy va lui donner les dossiers de ces détenus qui ont subi des violences sexuelles au mois de juin.

Je veux aussi te dire que le pays tout entier se mobilise pour toi et pour Fernando. Et Kellerman veille sur moi. Donc, il ne peut rien m’arriver. Il m’a présenté un journaliste de CNN qui fait un travail formidable. C’est lui qui a convaincu Kathy de parler à Felicia.

Je me suis déjà occupée de ma licence. J’attends maintenant d’être convoquée par la commission et Beth m’aide.

Ton amie Jessica a également écrit un magnifique article sur toi. Elle te connait bien mieux que moi. J’ai encore tant de choses à apprendre sur toi. Penser à ces moments où nous pourrons enfin parler tranquillement m’aide à supporter notre séparation, à ne pas imaginer ce qu’ils te font subir.

Michael, je t’en supplie, ne craque pas ! Ne les laisse pas te briser. Pas toi ! Tout ce que j’ai pu endurer ne serait rien face à la douleur de te perdre. Il n’y a pas une seconde où je ne pense à toi, où je ne rêve de te prendre contre mon cœur, de te serrer entre mes cuisses, de toucher ta peau, de t’embrasser… partout.

Pour te soutenir, je t’ai envoyé ce petit bout de moi.

Je t’aime.

Sara. »


Scofield fronce les sourcils et retourne l’enveloppe. Une mèche de cheveux châtain en tombe. Le jeune homme s’en saisit, la serre entre ses doigts, la porte à son nez pour pouvoir la sentir. Ses joues se tendent avant de se relâcher. Il ferme les yeux pour laisser les mots de Sara s’imprégner dans son esprit.

Beth leur tend à nouveau du papier et un stylo…
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MessageSujet: Re: DENOUEMENT   Mar 8 Sep - 19:50

FOX RIVER (suite)


Après avoir récupéré les lettres, Beth prend congé de ses clients. Elle échange un regard avec Stolte en sortant de la pièce, Michael lui ayant indiqué que le gardien à qui elle avait remonté les bretelles était l’un de ceux qui avait parlé à Lang.

Le cœur plus léger, les deux prisonniers se regagnent tranquillement leur cellule. Ils savent que la nuit qui s’annonce risque d’être pénible, mais les propos de leur avocate et les lettres de leur compagne les ont regonflés à bloc.
Arrivé dans sa triste demeure, Michael se retourne vers Keith et, tout en se déshabillant lui demande :

« Pourquoi tu ne m’as rien dit ?
- A quel sujet ?
- D’une certaine agent du FBI que tu as rencontrée hier soir, sourit Scofield
- Rien n’est encore fait. Je ne voulais pas te donner de faux espoirs. Luke est de garde ce soir et on doit se retrouver à 19h00 au tribunal pour aller voir un juge.
- Peut-être, mais cela change tout. »

Stolte hoche la tête, récupère les vêtements que lui tend Michael, rattache le prisonnier en prenant soin de ne pas trop serrer les menottes et sort de la pièce.

§§§§§§§§§§§§§§§


Sur le parking, Hewes a retrouvé Sara, MariCruz, Petey et Paul. Lincoln, LJ et Sofia viennent juste de partir. Avant de se plier aux questions des journalistes, l’avocate prend Kellerman à part et lui répète les propos de Michael et Fernando sur Luke.

« Si vous pouviez faire quelque chose… Afin d’éviter que…
- Trouver où il habite ne devrait pas être trop difficile », la rassure l’homme de main en lui faisant un clin d’œil.
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MessageSujet: Re: DENOUEMENT   Mar 8 Sep - 19:55

Chicago – Centre de rééducation


Dès son retour au centre, Andrea ne laisse pas à Lincoln le temps de souffler.

« Maintenant que tu as vidé ton sac, tu vas pouvoir te concentrer… »

Le sportif accompagne Burrows dans sa chambre.

« Tu vas apprendre à devenir indépendant. A monter et descendre de ton lit tout seul et à prendre ta douche, seul. Cette jeune femme est fort jolie, continue Andrea en se tournant vers Sofia, Il serait donc dommage qu’elle s’abime le dos en te soulevant… »

Burrows passera ainsi la fin de la journée à monter et descendre de son lit vers son fauteuil puis à passer de ce dernier au siège de la douche. Evidemment, cela ne se fera pas sans mal, d’autant que ses muscles commencent à ressentir la fatigue de ses efforts mais Lincoln y arrivera finalement assez rapidement sous l’œil attendri de Sofia et de son fils.


Fox River
A 18h30, Stolte passe une dernière fois voir les deux prisonniers. Il les détache pour leur permettre d’assouvir un besoin naturel, leur donne une bouteille d’eau et un morceau de pain.

« Je n’en veux pas, le remercie Michael
- Scofield. Tu dois manger ! Tu ne tiendras pas si tu ne manges pas !
- C’est immangeable. Ce pain est pourri. »

Keith soupire.

« Ce n’est pas moi qui…
- Je sais, Stolte. Mais je ne peux pas manger ça…
- Ecoute, garde-le… Tout n’est pas pourri et il faut que tu manges… Bon courage pour cette nuit. »

Dès que Stolte ferme la porte, Michael jette son morceau de pain. Vu l’adolescence qu’il a vécu, le jeune homme a appris à manger de tout, mais là, il a atteint ses limites. De toute façon, il n’a pas faim… Il préfère se nourrir des mots de Sara. Il ferme les yeux, relit mentalement sa lettre, caresse la mèche de cheveux, la respire….

Le bruit des clés qui tournent dans la serrure le tire de ce doux moment. A la façon dont la porte s’ouvre, Michael sait déjà que ce n’est plus Keith.

« Alors, belle gueule, ton bon à rien de frère a fait son cirque aujourd’hui… Tu t’es vraiment fait avoir dans cette affaire… Lui, il pavane dehors et toi, tu moisis ici… Pour mon plus grand plaisir d’ailleurs… »

Luke se baisse et ramasse le morceau de pain.

« Tu dois manger, mon chou. J’aime pas les maigrichons… »

Scofield plonge la tête entre ses jambes. Le gardien rit et s’accroupie derrière lui. Il tente de lui faire lever la tête sans succès. Michael sent alors de gros doigts serrer sa gorge, presser sa jugulaire. L’air commence à lui manquer, la tête lui tourne. Il n’a plus la force de résister quand Luke le bascule violement en arrière et lui passe le bras autour du cou. Michael arrive juste à serrer les dents. Le gardien lui écorche les lèvres en y frottant le pain dur et moisi puis le lâche. Michael recrache les quelques miettes qui lui sont rentrés dans la bouche.

« Comme tu voudras, sourit Luke, Il doit bien y avoir quelque chose que tu veux avaler…. »

Il saisit brusquement la tête de Scofield et la frappe contre le mur. Le malheureux voit trente-six chandelles et une bosse apparait rapidement sous les cheveux qui repoussent lentement, juste au dessus de l’oreille gauche, elle-même légèrement égratignée.
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MessageSujet: Re: DENOUEMENT   Mar 8 Sep - 20:02

Chicago – Maison de Forman
Après avoir passé une nouvelle journée devant Fox River, Jessica regagne sa petite maison dans le quartier résidentiel d’Uptown. Elle se fait couler un bain et dépose les notes qu’elle a prises dans la journée sur la table de sa salle à manger. Au moment où elle allume son ordinateur, son téléphone sonne.

« Allo ?
- Jessica Forman, du Chicago Tribune?
- Monsieur Pavelka, répond la journaliste en reconnaissant la voix, A quoi dois-je cet honneur ?
- Présentez-vous demain à 13h00 à la salle des visites. Je vous accorde une heure d’entretien avec Monsieur Scofield. »

Jessica raccroche et pousse un cri de joie.



Chicago – Centre de rééducation


La salle de restaurant du centre est un grand rectangle éclairé par une baie vitrée qui donne sur le parc. Tout le matériel a été pensé pour répondre au handicap des patients. Les couleurs sont douces et accueillantes et la nourriture excellente.

Attablé près de la baie vitrée, Lincoln finit son diner en compagnie de Darius. C’est un jeune homme de 22 ans, originaire d’Iran, victime quatre mois plus tôt d’un terrible accident de voiture qui lui a brisé la colonne vertébrale en deux endroits, le clouant non seulement dans un fauteuil roulant pour le reste de ses jours, mais l’obligeant également à porter un corset. Darius est au centre depuis un peu plus d’un mois et accompagne Lincoln dans la majorité de ses exercices. Les deux hommes se sont entendus immédiatement. Burrows apprécie l’humour corrosif du jeune homme, qui semble trouver dans sa foi pour Hala une force incroyable.

« J’ai revécu l’accident des milliers de fois, explique-t-il, C’est moi qui conduisait. Et ma femme, Soraya, enceinte de 5 mois, n’a pas survécue. On n’avait beau me dire que ce n’était pas de ma faute, que le camion avait grillé le feu rouge, je me repassais sans cesse le film dans ma tête. Je me disais, et si, et si… Et puis, j’ai compris que remuer le passé ne servait à rien. Que c’était une épreuve qu’Hala m’envoyait. Je pouvais choisir de mourir ou de l’affronter… J’ai finalement choisi de l’affronter.
- Des épreuves ces derniers temps j’en ai affrontées pas mal, répond Linc, Et Allah n’avait rien à voir là-dedans. »

Darius sourit.

« Justement, après tout ce que tu as vécu, te retrouver à une minute de te faire électrocuter, maintenant, profite de la vie ! Il n’y a rien de plus beau que la vie… Cette jeune femme, aime la… C’est si doux une femme… Elles nous manquent tellement quand elles ne sont plus là.
- Je sais… Mais, il y a une autre personne qui me préoccupe et tant que cette personne ne sera pas tirée d’affaire, je ne pourrai pas profiter de la vie, de notre victoire. Si mon frère reste en prison pendant des années…
- La seule chose que tu peux faire pour lui, c’est de te rétablir. Crois-moi, ma mère a retrouvé le sourire depuis que je suis ici, répond Darius, Elle a cru que j’allais rester un légume et maintenant, elle voit tout ce que je peux faire. Elle est heureuse. Si tu veux faire plaisir à ton frère, alors, quand tu pourras le voir, il faut qu’il constate que tu vas bien, que tu as repris du poil de la bête. »

Linc hoche la tête puis fronce les sourcils en apercevant Beth s’avancer vers lui.

« Maitre ! Il est arrivé quelque chose à Mike !!, s’affole-t-il
- Non, non, le rassure l’avocate dans un sourire, Je voulais juste vous parler.
- Oh… Bien sûr, asseyez-vous. Vous voulez manger quelque chose ?
- Non, j’ai pris un sandwich en chemin.
- Vous avez eu tort, lui répond Darius, Le chef est excellent ici. »

Beth lui sourit et se tourne vers Lincoln.

« J’aurais des questions très personnelles à vous poser. Sur vous, votre frère, votre enfance, ces années où on vous a trimbalés de familles d’accueil en foyers…
- D’accord », répond Linc

Hewes jette un œil au jeune Iranien.

« Je vais aller finir mon dessert un peu plus loin, comprend ce dernier.
- Non, reste, l’arrête Burrows, Je n’ai rien à cacher… Maitre, par où voulez-vous que je commence ? »
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MessageSujet: Re: DENOUEMENT   Mar 8 Sep - 20:05

Chicago – Tribunal

Dans la matinée, Lang et Patterson sont passés voir Misoko. Cette dernière a attentivement écouté le gardien et a ressorti la plainte déposée par Maitre Hewes. Ils ont tous les trois convenus de se retrouver au tribunal à 19h00.

A 19h10, Keith et Kathy les rejoignent, l’infirmière apportant les dossiers médicaux des trois détenus violentés.

Pendant deux heures, les employés de la pénitentiaire tournent en rond dans la salle des pas perdus du tribunal pendant que Marylin et Felicia étudient les dossiers, particulièrement sordides… L’agenda du juge Kessler est particulièrement chargé ce jour-là et le magistrat ne regagne pas son bureau avant 21h30.

« Madame le Procureur, que puis-je faire pour vous ?, s’exclame-t-il en apercevant les personnes qui campent dans le couloir
- Bonsoir, votre Honneur. Je pense que vous avez entendu les rumeurs qui circulent sur le pénitencier de Fox River.
- Evidemment.
- Je vous présente l’agent du FBI, Felicia Lang, qui a commencé à enquêter à ce sujet et surtout, Louis Patterson, l’un des plus anciens gardiens de Fox River… »

Kessler écoute attentivement le témoignage de ce dernier, de Stolte et de Kathy, puis étudie longuement les dossiers médicaux sortis par l’infirmerie. Il soupire et prend le document préparé par Misoko.

« J’étends ce mandat à toute la prison et pas uniquement à l’isolement, déclare-t-il en rajoutant les lignes à la main, Je veux que vous questionniez le reste du personnel médical, tous les gardiens, ainsi que les détenus. Des méthodes punitives plus que les limites sont pratiquées dans tous les établissements pénitenciers. Mais, là, on dépasse les bornes. Allez-y en nombre et faites vous accompagner par la police scientifique pour qu’ils fassent des relevés de preuves et d’un médecin légiste pour examiner les détenus, tous ceux qui présentent des traces de coups ou qui n’ont pas l’air en bonne santé. Et je vais convoquer le remplaçant de Mademoiselle Tancredi. Son silence est contraire au serment d’Hippocrate !»




Chicago


Ne souhaitant pas laisser Sara seule, Petey et MariCruz lui ont proposé d’aller diner ensemble. Les trois jeunes gens se sont attablés dans un Johnny Rockets, diner typiquement américain connu pour ses hamburgers et ses excellents milk-shakes. Ils ont passé la soirée à parler de Michael et Fernando. Les deux jeunes femmes ont échangé leur vécu sur cette histoire, leur ressenti. Plus elles passent de temps ensemble et moins elles ont envie de se quitter. Etre toutes les deux leur donne l’impression d’être avec eux. Petey, qui est le seul à avoir mangé avec appétit, finit son milk-shake à la fraise lorsque Kellerman les rejoint. A sa mine fermée, Sara devine qu’il n’a pas de bonne nouvelle.

« Tu ne l’as pas trouvé ?
- Il n’est pas rentré chez lui… Si c’est la bonne adresse. La maison est complètement fermée et en mauvais état. Il n’y a pas de courrier dans la boite aux lettres, mais il a pu le récupérer ce matin en rentrant. J’ai demandé à Ryan de questionner les voisins. Il est journaliste et avec un peu de chance, ils l’ont vu à la TV. Ryan m’a, par contre, confirmé qu’il avait vu Luke sur le parking cette après-midi et qu’il l’a vu prendre son service vers 19h00. »

Sara et MariCruz échangent un regard inquiet.

« Je suis désolé, continue Kellerman, Pour cette nuit, il faudra faire avec. Mais, maintenant, je sais où il est. Donc, je m’en occupe dès qu’il quitte son travail demain. »
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MessageSujet: Re: DENOUEMENT   Mar 8 Sep - 20:08

Fox River

Si Paul n’a pas remarqué Luke cette après-midi là, le gardien lui, l’a parfaitement repéré et il ne manque pas d’en faire part à Michael. Il s’agenouille derrière le jeune homme, se colle contre lui. Scofield sent son souffle sur sa peau, son haleine d’ivrogne et de fumeur, l’odeur acre de sa transpiration. Luke pose ses grosses pattes sur les épaules dénudés et susurre à l’oreille de sa victime.

« Tu te rappelles le marché que je t’ai proposé hier ? »

Ses mains commencent lentement à caresser Michael, remontant lentement vers le crane.

« Il semble que j’ai déjà ma réponse. Elle va te faire beaucoup de peine… »

Scofield sent les doigts du gardien arriver au niveau de son visage, glisser sur ses joues, descendre vers ses lèvres.

« La jolie docteur t’a déjà remplacé… Je dois dire qu’il te ressemble un peu… Brun, cheveux coupés très courts, les yeux clairs, enfin je crois… Ton jumeau en quelque sorte, mais en plus costaud… Plus mec quoi… »

Luke dépose un baiser sur le crane de Michael, tente de le prendre dans ses bras, comme pour le consoler….
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MessageSujet: Re: DENOUEMENT   Mar 8 Sep - 20:13

Chicago – Appartement de Sara


Après le restaurant, Paul a décidé de raccompagner Sara. Luke est certes à Fox River mais on ne sait jamais. Il rentre d’ailleurs en premier dans l’appartement de la jeune femme et en fait rapidement le tour.

« Tout va bien.
- J’habite au 2ème, lui rappelle Sara, A part les gens des services secrets, personne ne peut entrer ici. »

Kellerman sourit.

« Je préfère m’assurer qu’il ne t’arrive rien. La plus part des malades qui écrivent ce genre de lettres ne passent jamais à l’acte mais on ne sait jamais. J’ai remarqué que le photographe te suivait toujours et que des copains l’avaient rejoints.
- En effet. Je les ai aperçus à Fox River. Je crois que je m’habitue à leur présence. Ils vont vite se lasser. »

Le portable de Kellerman fait sursauter Sara, moins sereine qu’elle ne veut le laisser paraitre.

« Ryan, qu’est ce que tu as ?, demande Paul
- Il habite bien à l’adresse que tu m’as donnée. Mais ses voisins n’ont pas pu me dire grand-chose sur lui. C’est un ours mal léché qui ne parle à personne, envoie promener les enfants qui lui demandent des bonbons à Halloween. Bref, un charmant personnage. Plusieurs de ses voisins ont eu des ennuis avec lui pour des futilités comme un ballon qui atterrit dans son jardin, si on peut appeler cela un jardin, ou des adolescents fêtant un peu trop bruyamment un anniversaire. Les gens m’ont dit qu’ils préféraient changer de trottoir plus tôt que de passer devant chez lui. Ah si, une chose… Il semble qu’il s’amuse à tirer sur l’arbre qui est dans son arrière cours. Donc, il est armé.
- Merci. »

Paul raccroche et se tourne vers Sara.

« Quoi qu’il arrive cette nuit, cette pourriture ne sera plus un problème demain. Bon, je te quitte. Ferme bien derrière moi. »

Sara suit son conseil et part prendre une douche pour essayer de calmer ses nerfs. Elle enfile le T-shirt de Michael, allume la radio, s’installe dans son canapé et lit la lettre de son amant.

« Mon cœur,

Chacun de tes mots est une caresse, un moment de bonheur. Tu me connais mieux que tu ne le penses. Tu as su ne pas tenir compte de ce que je t’ai écrit dans un moment d’égarement. Ton bonheur est ma seule préoccupation. Et j’espère que je prendrai part à ce bonheur. Pour moi, il n’y a pas de vie sans toi. La seule chose qui pourrait me faire craquer, c’est que tu m’oublies. Tant que tu m’écris de telles lettres, rien ne pourra m’atteindre. Ce morceau de toi est une bouffée d’oxygène, un porte-bonheur qui va me soutenir, me protéger. Dieu que j’ai envie de te serrer dans mes bras, de caresser ta peau. Le temps passe si lentement loin de toi. Continue à prendre soin de toi et à penser à moi.

Je t’aime, plus que tout, plus que ma vie.

Je t’embrasse.

Michael »
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MessageSujet: Re: DENOUEMENT   Mar 8 Sep - 20:25

Fox River


La tête posée à nouveau sur ses genoux, Michael écoute la voix nasillarde du gardien que d’une oreille. Les mots de Sara résonnent dans son esprit plus clairement que si la jeune femme les lui chuchotait à l’oreille et surtout les propos du tortionnaire ne lui apprennent une chose. La plus importante à ses yeux : Luke est un lâche. Il fanfaronne face à un prisonnier nu et enchainé mais il a peur d’un homme libre de ses mouvements. Kellerman l’effraie et donc le garde à une distance respectable de Sara….

Le flot de paroles cesse. Rien ne se passe pendant quelques secondes. A l’évidence, Luke attend une réaction. Comme elle ne vient pas, il se fait plus entreprenant. Ses mains glissent à nouveau sur le corps de Michael tirant le jeune homme de ses pensées. Ce dernier se replie d’avantage sur lui-même, colle autant qu’il le peut ses jambes contre son ventre, baisse la tête au maximum pour « offrir » un minimum de surface. Des doigts gros et gras parviennent jusqu’à sa poitrine mais ne peuvent descendre plus bas. Michael sent le souffle de son tortionnaire sur sa nuque, ses lèvres qui l’embrassent, sa langue qui le lèche. Une envie de vomir lui monte à la gorge.

Heureusement, le gardien se lasse rapidement de ce petit jeu sans résultat et se relève.

Michael soupire. Mais un bruit lui glace soudain le sang…

Une fermeture éclaire vient d’être ouverte…

Voulant s’assurer que ses oreilles ne l’avaient pas trahi, Scofield tourne la tête. Mal lui en prend.
Debout devant lui, Luke lui urine dessus. Michael prend le jet brulant en plein visage et en se retournant, dans l’oreille droite. Le liquide lui descend le long du cou puis sur tout le corps. Luke éclate de rire, se baisse et caresse, ou plutôt, pétrir la cuisse de sa victime.

« Demain, belle gueule, on passe aux choses sérieuses… Tu as perdu. La petite docteur n’est pas prête à se sacrifier pour toi… »

Le gardien glisse la main entre les jambes de Michael. Dans un sursaut, ce dernier se dégage malgré ses menottes. Luke le regarde d’un air moqueur.

« Demain… Ce soir, tu pues trop… »

Sur ces mots, le goujat quitte la cellule.

Michael a tout juste le temps de se pencher avant de vomir son dégout.

« Alors ma poule, comment tu vas ce soir ? », s’écrit Luke en rentrant dans la cellule de Fernando

Le Latino ne lui répond pas. Il toise le gardien de ses profonds yeux noirs, les mains agrippées à l’anneau pour lui dissimuler que sa chaine s’est considérablement rallongée.

« Ton petit copain et moi avons fait plus ample connaissance. Je pense qu’il est temps qu’on passe aux choses sérieuses. Pour ça, je vais avoir besoin de toi. »

Sucre se mord les joues pour ne pas répondre.

« Dis-moi, qu’est ce qu’il aime, Scofield ? Qu’est ce que tu lui faisais faire ? Car je suis sûr que c’est toi qui menais la dance sur ce plan. C’est toi le vrai mec. Alors ? Il suce bien ? »

Fernando lui répond par un regard noir et menaçant. Luke éclate de rire.

« Tu pourrais me répondre… De toute façon, demain, je passe la nuit avec lui… Alors, je fais tout lui faire… Je pensais que commencer par quelque chose qui lui…. »

Le gardien n’a pas le temps de finir sa phrase…

L’image qui vient de traverser l’esprit de Sucre lui a fait perdre le contrôle de ses nerfs. D’un bond, le jeune homme s’est jeté à la gorge du tortionnaire.

« Si tu le touches, je te tue !!, hurle-t-il en serrant
- Fernando ! », crie la voix de Michael à travers l’évacuation

Luke se dégage en frappant violement Sucre dans le bas ventre. Le souffle coupé, le Latino lâche prise. Le gardien le repousse et sort sa matraque.

« Ah, tu veux jouer à ce jeu !! »

Sucre a tout juste le temps de se protéger la tête avant que la matraque ne s’abatte sur ses bras et sur son dos. Fou de rage, Luke ne contrôle pas sa force. Une côte de Fernando n’y résiste pas…

« T’as compris, maintenant !, hurle-t-il, Ici, c’est moi qui commande… »

Il se baisse vers Sucre qui tente de reprendre son souffle.

« Demain, tu vas nous entendre toute la nuit car ton pote, je vais le faire couiner comme tu l’as jamais fait. »

Le gardien se relève et sort. La lumière qui s’éteint dans le couloir indique aux prisonniers qu’il a regagné son bureau.

« Sucre… Sucre, ça va ?
- Je… J’crois qu’il m’a pété une côte.
- Merde…
- Et toi… Il…
- Pas pour le moment…
- Michael… On doit prévenir quelqu’un… Il va le faire… Tu es toujours attaché directement à l’anneau ?
- Oui… Stolte m’a dit que Patterson était de garde demain, alors…
- Beth n’a pas dit qu’elle allait parler à ce Kellerman ? Alors, qu’est ce qu’il fout ? De buter les gens ne le gène pas d’habitude !
- Je ne sais pas, Sucre… Je ne sais pas… »

Fernando s’assoit en gémissant.

« Sucre, ça va ?
- Ouais... J’ai un peu de mal à respirer… Mike, dis-moi… Tu penses toujours que tu n’as que ce que tu mérites ? »

Un silence lui répond.

« Tu dis rien… »

Michael soupire.

« Je ne sais plus très bien qui je suis… J’ai fait des choses que… Je pensais que je méritais de retourner en prison… Mais celle qu’on a connue… Celle de Pope… Etre privé de liberté, payer pour le mal que j’ai fait à des personnes innocentes, oui… Mais vivre ça, non… Non, je ne mérite pas ça…
- Et bien, sache que la prison, c’est plutôt ce qu’on vit en ce moment que ce que tu as connu avec Pope… Tu as eu la paix à ce moment-là parce qu’Abruzzi te protégait, Michael, et que tout le monde avait vu que tu étais le chouchou du dirlo ! Si tu as été pénard, c’est parce que tu avais une bande autour de toi. T-Bag, s’il n’avait pas fait parti de l’évasion, il t’aurait fait le même enfer que ce pourri de Luke. Et comme tu l’as remarqué pour David, personne n’aurait rien dit, personne t’aurait aidé, bien content que ça tombe pas sur lui !
- T-Bag t’a cherché ?
- Non, parce que quand je suis arrivé, Petey était à Fox River. Il m’a présenté aux autres Latinos. En prison, ça marche par couleur. Les Blacks avec les blacks, les blancs avec les blancs et les Latinos avec les Latinos. Et si quelqu’un te cherche, tu dois répondre sinon on te marche dessus. Tu ne peux pas raser les murs en espérant que personne te remarque.
- Tu parles comme Linc.
- Ouais, parce que je sais… Crois-moi, dans toutes les prisons, c’est pareil… La seule différence, c’est ce qu’on vit, là, maintenant ! Et encore, j’en ai entendu des belles sur ce qui se passe dans d’autres prisons avec les matons ! Bellick n’était pas un saint, c’est vrai ! Il pouvait même être une belle ordure, mais il avait ses limites. C’est pas le cas de tout le monde.
- Alors, pourquoi as-tu décidé de revenir ? Ne me dis pas que c’est à cause de moi !
- Non… C’est pour MariCruz et le bébé. Je ne voulais pas qu’elle ait des ennuis maintenant que la Compagnie est tombée… Et je voulais voir mon fils… Et je sais que j’avais raison. Hewes est géniale, elle va nous sortir de là comme elle l’avait dit. Dans quelques années au pire. Donc, je pourrai voir mon fils rentrer à l’école, le voir grandir…
- Quelques années… »

Michael secoue la tête.

Quelques années… Quelques années dans ce trou sans lumière, enchainé à cet anneau… Sans voir Sara…

Des larmes se mettent à couler sur les joues du jeune homme. Il se baisse pour sentir la mêche de cheveux, mais l’odeur qui a envahi sa cellule, mélange de vomi et d’urine, ne lui permet pas de sentir le parfum de Sara…
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MessageSujet: Re: DENOUEMENT   Lun 21 Sep - 23:19


20 août

Fox River

Comme à son habitude, Luke avait passé la fin de son service à dormir, à ronfler plutôt, affalé sur le bureau.

Fernando avait fini par s’allonger contre l’évacuation dans la position la moins inconfortable afin de pouvoir continuer à parler à Michael. Durant toute la nuit, les deux hommes avaient tenté de se remonter mutuellement le moral. Mais après l’euphorie de l’après-midi, ils n’avaient plus qu’un espoir. Que Patterson leur annonce une bonne nouvelle car Scofield commençait à se poser des questions sur Kellerman…

Beth avait peut-être, sans le vouloir, dit la vérité. Paul n’était là que pour Sara…

Et cette pensée meurtrissait encore plus Michael.

§§§§§§§§§§§§§§§§§§§


Vers 7h00, les deux prisonniers subissent l’habituel réveil au jet d’eau froide. Si Michael apprécie plutôt cette douche glacée qui lui permet de se débarrasser, en partie, de l’odeur de Luke, Sucre lui vit un moment plus pénible. Sa côté n’apprécie pas le traitement.

Après avoir coupé le jet, Luke retourne voir Scofield.

« Passe une bonne journée, mon chou… Repose-toi bien car la nuit va être longue. »

Il caresse le crane de Michael et sort de la cellule en riant.

Scofield soupire en entendant la porte claquer. Son envie de vomir le reprend, seulement, il n’a que de la bille à cracher…



Joliet - 8h20

Luke, une cigarette collée aux lèvres, gare son vieux pick-up sur sa montée de garage, entourée par ce qui fut un jour une pelouse. Il remonte la porte en bois qui sert de fermeture. Elle n’est pas verrouillée. Il n’y a de toute façon rien à voler chez lui.

Luke fait un pas pour allumer la lumière et sursaute en entendant la porte se refermer. Un homme, cagoulé, lui fait face.

Avant que le gardien n’ait le temps de faire un geste, une batte de baseball s’abat violement sur son entrejambe. McLeish se plie en deux, le souffle coupé. La batte se relève et frappe sa rotule droite, puis la gauche sans que l’agresseur ne prononce un mot. Luke se roule de douleur sur le sol poussiéreux de son garage. Il aperçoit une ombre rentrer dans la maison sans qu’il puisse voir le moindre détail.

Kellerman traverse le taudis, terme plus approprié, puis l’arrière-cour et passe ce qui reste d’un petit portillon qui donne sur une ruelle. D’un pas calme, il regagne son 4x4. Il y monte, jette sa batte sur la banquette arrière, retire sa cagoule et ses gants et démarre tranquillement.
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MessageSujet: Re: DENOUEMENT   Lun 21 Sep - 23:20

Chicago – Centre de rééducation
La journée de Lincoln a commencé comme la veille. Petit déjeuner énergétique, séance d’abdos, plus douloureuse à cause des courbatures, puis Andrea est passé à ce qu’il appelle le « vrai travail », autrement dit la musculation. Durant plus de deux heures, il torture le convalescent en alternant séries de triceps, de biceps, et des pompes. C’est donc avec grand soulagement que Lincoln passe ensuite entre les mains de Leïla.

« Il vous fait travailler dur, sourit la jeune aveugle en étalant de l’huile essentielle
- Il va me tuer, soupire Burrows qui n’arrive plus à faire un geste tant ses muscles le font souffrir
- C’est pour votre bien. Vous allez voir. Après notre petite séance vous serait prêt à réattaquer.
- Quoi ? », s’écrit Lincoln en se retournant



Fox River

8h45

Ce matin, Ed Pavelka s’est, une nouvelle fois, levé du pied gauche. Les informations à la radio, qui sont largement revenues sur les déclarations de Lincoln Burrows, n’ont fait qu’accentuer sa mauvaise humeur et la foule des manifestants et des journalistes, chaque jour plus nombreux, massés devant la prison, a fini de lui mettre les nerfs en boule.

Il rentre dans son bureau sans même un « bonjour » pour sa secrétaire et claque la porte.

« La journée commence bien, se dit Becky au moment où son talkie-walkie grésille.
- 457 à base.
- Ici base, je t’écoute.
- J’ai une bonne vingtaine de flics devant moi et la procureur. Ils ont un mandat pour inspecter la prison. Toute la prison...
- Bien reçu, je préviens Monsieur Pavelka. »

Becky se lève, un peu tremblante, entrouvre la porte du bureau, s’abritant inconsciemment derrière, frappe et passe la tête.

« Monsieur, Mack vient d’appeler. Le procureur vous attend à la porte principale, elle a un mandat…. »

Une volée de noms d’oiseau répond à la malheureuse secrétaire qui retourne s’assoir la tête baissée. Un ouragan passe devant elle. Les vieux murs du pénitencier tremblent….

§§§§§§§§§§§§§§§§§§


Au saut du lit, vers 6h30, Patterson a reçu un appel de Lang.

« Quand vous prendrez votre service, surtout ne touchez à rien et n’allez pas voir les prisonniers. Attendez-nous »

Aussi, bien qu’il est pointé depuis près d’une heure, Louis s’est contenté de faire la passation de consignes avec cet ours mal léché de McLeish, a fait un tour aux toilettes puis s’est rendu dans la salle de repos pour se faire un bon café. En regagnant l’isolement d’un pas de Sénateur, il remarque les voitures de police qui, toutes sirènes hurlantes, arrivent sur le parking…

§§§§§§§§§§§§§§§§§
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MessageSujet: Re: DENOUEMENT   Lun 21 Sep - 23:28

FOX RIVER (suite)


Comme l’a indiqué Mack, une dizaine d’inspecteurs de la police de Chicago, épaulés par des agents de la direction vétérinaire de l’Illinois, tous des hommes, accompagnent Marylin Misoko, Felicia Lang, deux officiers de la police scientifique et une jolie Afro-Américaine d’une quarantaine d’années, aux sublimes cheveux bouclés qui descendent en cascade sur ses frêles épaules.

« Qu’attendons-nous ?, s’impatiente le procureur, Si vous ne nous laissez pas immédiatement entrer, je vous arrête pour obstruction.
- Le directeur arrive, répond Mack en regardant ses chaussures, C’est… C’est assez inhabituel. Je connais pas la procédure.
- Vous ne savez pas lire ? », lui rétorque Marylin sans se départir de son calme

Le gardien se dandine, hésite. A son grand soulagement, le directeur, rouge de colère, arrive enfin.

« Qu’est ce que c’est que ce cirque ?
- Nous avons un mandat du juge Kessler pour inspecter cette prison, lui répond Misoko en lui tendant le papier.
- Quoi ? Vous n’avez vraiment rien d’autre à faire que de vous préoccuper de ces criminels ?
- Ils n’en restent pas moins des êtres humains, directeur, répond le procureur, Maintenant, faites ouvrir ces grilles, ou vous allez le regretter…
- Qui sont ces femmes ?, demande Ed en se tournant vers Felicia et l’autre femme noire
- Eva Moore, répond cette dernière, Je suis médecin légiste.
- Un légiste ? Nous n’avons pas de détenu décédé !
- Il m’arrive aussi d’ausculter les vivants, monsieur le directeur.
- Faire entrer des femmes dans une prison pour hommes, ça n’est pas…
- Je suis un agent fédéral, lui rétorque Lang qui commence à perdre patience, Ne vous inquiétez pas, les hommes s’occuperont de la population générale. Avec madame le procureur, nous allons nous charger de l’isolement et de l’unité psychiatrique. Seuls les prisonniers qui ont besoin de soins seront conduits au docteur Moore, à l’infirmerie, sous bonne escorte. »

Pavelka soupire et fait signe à Mack d’ouvrir les grilles.

Les voitures de police pénètrent dans l’enceinte du pénitencier, sous les applaudissements des manifestants, et attirent immédiatement l’attention des prisonniers affectés à l’entretien des pelouses. A cette heure, la majorité des détenus sont encore enfermés dans leur cellule. Des sifflets se font entendre dès que les trois femmes apparaissent.

« Vous voyez, grommelle Ed, Des femmes dans…
- Des sifflets n’ont jamais tué personne, lui répond Eva
- Directeur, intervient Misoko, Dites à vos gardiens de conduire les inspecteurs de la direction vétérinaire à la cantine et les policiers dans les blocs de cellules A et B. Faites sortir les détenus dans la cours. Ils seront interrogés individuellement.
- Interrogés, pourquoi ?- Conduisez-nous à l’isolement », se contente de répondre le procureur.


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zabou
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MessageSujet: Re: DENOUEMENT   Lun 21 Sep - 23:39

FOX RIVER (suite)



Assis dans le bureau, Louis finit tranquillement son café en lisant une note de service. Des bruits de pas et des éclats de voix lui font tourner la tête. Le visage tendu, Ed frappe à la porte de l’isolement. Le gardien se lève et lui ouvre.

« Patterson, voici le procureur et des policiers. Ils ont un mandat, déclare le directeur d’une voix cassante
- Oh !, feint de s’étonner Louis, Et qu’est ce que je dois faire ?
- Conduisez-nous aux prisonniers détenus ici, lui répond Lang d’un ton ferme
- Pas de problème »

Patterson attrape le trousseau de clés dans le bureau et, par réflexe, tend la main vers l’interrupteur.

« Arrêtez !, ordonne un grand blond aux magnifiques yeux verts, Ne touchez à rien !
- Il n’y a pas de lumière à l’isolement, l’informe Louis, Ce sont les ordres.
- On a tout ce qu’il faut », répond le blond en ouvrant l’impressionnante mallette qu’il tient à la main.

Il en sort une grosse lampe-torche et l’allume. Le gardien sourit, prend sa propre lampe et s’engage dans le couloir.

« Il n’y a plus que deux cellules occupées, indique-t-il, La 10 et la 11. Par laquelle voulez-vous commencer ?
- La 10, répond Misoko d’une voix froide, Vu qu’elle est en face de nous. »

Patterson ouvre la porte et s’écarte.

Intrigué par les voix, Fernando s’est redressé. Il lève les mains pour se protéger les yeux quand une lampe torche l’éblouit.

« N’ayant pas peur, le rassure le blond, Je m’appelle Mark Miller. Je suis de la police scientifique. Et voici mon collègue, Filipe Gonzales.
- La scientifique ? »

Sucre baisse les bras et observe les deux hommes qui lui font face. Gonzales est un beau brun, de taille moyenne aux cheveux coupés très courts.

« Quel est votre nom ?, demande-t-il
- Fernando Sucre.
- Monsieur Sucre, je vais devoir faire quelques photos. »

Le prisonnier lui répond par un signe de tête. Les flashs de l’appareil-photo lui font cligner des yeux.

« Allumez cette cellule, ordonne Mark, Mais uniquement cette cellule. »

Patterson obéit sans sourcilier. Lang et Misoko sortent chacune un petit carnet.

« Qu’est ce que vous faites ?, leur demande le directeur
- On prend des notes, lui répond calmement le procureur, Vu le nombre d’infractions que je viens de relever en moins de deux minutes, je veux être sûre de ne rien oublier. »

Lang lève les yeux vers Fernando et lui fait un discret clin d’œil. Le jeune Latino lui répond par un sourire.
Filipe enfile des gants et examine la chaine du prisonnier.

« Allez vers les toilettes. »

Sucre s’exécute mais s’arrête, bloqué par ses liens, à une cinquantaine de centimètres des WC. Mark, les mains également gantées, sort une longue règle de sa mallette, la positionne entre le prisonnier et les sanitaires. Filipe fait une photo. Misoko prend note en levant un sourcil.

« Vous êtes trempé, constate Mark en regardant le débardeur de Sucre
- Le gardien de nuit, il nous réveille au jet, lui répond le prisonnier
- Je vois… Asseyez-vous sur le lit. »

Fernando parvient jusqu’au meuble, mais doit garder les bras légèrement tendus. Filipe l’immortalise dans cette position.

« Essayez de vous coucher. »

Fernando obéit en grimaçant. La position, de part ses liens et sa côte douloureuse, lui est particulièrement inconfortable.

« C’est bon, levez-vous, indique Filipe après une autre photo puis il se tourne vers Eva, Docteur, il est à vous. »

La jolie femme enfile des gants et entre dans la cellule. Elle se présente.

« Content de vous voir, doc, lui sourit Sucre
- Montrez-moi vos mains. »

Avec des gestes doux, le médecin examine les poignets martyrisés.

« Faites moi des clichés en gros plan de ses poignets et de ses chevilles », demande-t-elle à Filipe

Dès que le scientifique a terminé, elle se tourne vers Patterson.

« Gardien, retirez lui les menottes. Mark, récupérez les, s’il vous plait. »

Louis obéit et tend les menottes puis les chaines à l’agent. Miller les glisse dans des sacs plastiques destinés à recueillir les preuves qu’il ferme soigneusement et y appose des numéros. Eva continue d’ausculter la peau mate de Fernando.

« Cet homme a été battu. Il doit être conduit à l’infirmerie. J’ai besoin d’une meilleure lumière pour l’examiner.
- Patterson, allez chercher ses affaires, ordonne Ed
- Profitez-en pour allumer le couloir », indique Misoko

Au retour de la lumière, Filipe s’intéresse au tuyau grossièrement enroulé au fond du couloir. Sur cette matière, il n’espère pas relever d’empreinte mais quelque chose attire son attention. Il sort un papier autocollant qu’il pose sur de petites poussières blanches.

« Qu’est ce que c’est ?, demande Lang
- Des pellicules… Une personne qui utilise ce tuyau a un sacré problème au cuir chevelu… »

Patterson sourit en se grattant le crane, le voilà mis hors de cause…

« Ouvrez-la 11, lui demande Misoko, Nom de Dieu !! »

Une odeur acre lui saute à la gorge. Marylin grimace de dégout et de colère. Elle se retourne vers le directeur à qui elle lance un regard furieux.
Michael, assis sur ses talons, lève la tête.
Lang pâlit. Elle baisse les yeux, n’osant pas le regarder dans cette tenue. Elle secoue la tête et part voir Fernando.

« Entre, je suis visible, sourit le jeune homme en enfilant péniblement sa chemise
- Dis-moi ce qui s’est passé depuis que vous êtes arrivés ici… »

Mark et Filipe avancent vers Scofield et se présentent.

« Je sais, leur répond le jeune homme en baissant les yeux vers l’évacuation
- Gardien, demande Filipe, Eteignez le couloir quelques minutes. »

L’obscurité revenue, Gonzales fait plusieurs clichés de Michael.

« Vous pouvez remettre la lumière. Eclairez tout, toutes les cellules…. »

Les scientifiques photographient Scofield sous toutes les coutures, avec des gros plans sur ses poignets et sur ses chevilles. Inutile de lui demander de se déplacer, les cliqués sont suffisamment parlant.

« A vous, docteur, déclare Mark en sortant, puis il se tourne vers Patterson, Ouvrez-nous toutes les autres cellules… »

Eva entre dans la cellule numéro 10.

« Bonjour, docteur.
- Je peux avoir votre nom ?
- Michael Scofield.
- Baissez-vous un peu, monsieur Scofield que je jette un œil à cette bosse… »

Les doigts fins et gantés de Moore parcourent le crane, les joues, mangées par une barbe de plusieurs jours, les lèvres, les poignets et les mains du prisonnier. Quand elle veut lui détendre les doigts de la main gauche, Michael résiste.

« Ca vous fait mal ? », s’inquiète le médecin

Michael la fixe de ses yeux clairs et tristes puis regarde inquiet autour de lui.

« Ne me les enlevez pas, je vous en supplie », souffle-t-il en ouvrant la main

Eva sourit en voyant la mèche de cheveux. Elle lui replie les doigts.

« Pas facile de voir quelque chose à travers toute cette encre, souffle-t-elle en glissant les mains sur les côtes de Scofield, Gardien, apportez les vêtements de cet homme, s’il vous plait. Il a besoin de soin.
- Entendu.
- Gardien !
- Oui, docteur.
- Détachez-le avant. »

Patterson obéit.

« Merci, lui souffle Michael
- J’espère que ce n’est pas trop tard »

Eva fronce les sourcils en entendant leur conversation. Elle fait signe à Filipe qui récupère les menottes que lui tend Patterson.

« Pourriez-vous m’amener des sacs pour collecter les vêtements, je sens que cela va être utile.
- Bien sûr, docteur. Je vous apporte ça à l’infirmerie. »

Misoko se tourne vers Mark.

« Passez toutes les cellules au peigne fin. Chaque centimètre carré. Utilisez la lumière bleue des fois qu’ils aient tout nettoyé.
- Faites nous confiance. On va commercer par les cellules 10 et 11 et on épluchera tout. »

Louis ramène les vêtements de Michael, caleçon compris, et finit d’ouvrir les quatre autres cellules.

« Parfait, approuve Marylin, Gardien, conduisez le docteur et ces deux hommes à l’infirmerie. Directeur, l’agent Lang et moi désirons à présent voir dans quel état est l’unité psychiatrique et surtout, on veut voir ses locataires.
- Je vous y conduits, marmonne Ed
- Directeur, demande Louis avec un petit sourire en coin, Je dois passer les quatre points à Sucre et Scofield ou pas ? Wallace…
- Avisez-vous d’enchainer encore ces hommes et vous aurez affaire à moi !, s’exclame le procureur qui perd soudain son calme, Pavelka, je pense que votre cas est déjà suffisamment grave comme ça ! »

Les traits du directeur se tendent.

« Non, souffle-t-il, Appliquez la procédure pour les prisonniers non dangereux. »

Lang sourit à Sucre.

« Je vais essayer de venir vous voir à l’infirmerie, lui souffle-t-elle en sortant de la cellule
- Merci, Felicia. »

La jeune femme tourne la tête vers Michael qui s’habille dans le couloir. Il lui fait un clin d’œil pour la rassurer. L’agent du FBI lui répond par un sourire inquiet puis emboite le pas du directeur et de Misoko.

Au moment où Michael, Fernando, Eva et Louis sortent de l’isolement, tous les détenus sont déjà regroupés dans la cours, y compris ceux du couloir de la mort, isolés dans le rectangle qui leur est réservé. Sifflets et quolibets résonnent dès qu’ils aperçoivent le médecin.

« Désolé, lui souffle Louis
- Ne vous inquiétez pas, sourit Eva, Dans le quartier où j’ai grandi, j’en ai entendu des bien pires. »

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MessageSujet: Re: DENOUEMENT   Lun 21 Sep - 23:47

FOX RIVER (suite)

Michael s’arrête, surpris, en sortant de l’ascenseur qui conduit à l’infirmerie. Le lieu est étrangement calme, pourtant il est près de 10h00. Trois mois plus tôt, à cette heure-ci, l’infirmerie grouillait de détenus. Vraie pathologie ou bobo imaginaire, tout prétexte était bon pour venir passer un peu de temps ici, entre les mains douces de Sara ou de Kathy. Là, personne à l’exception d’un patient dans l’une des chambres sur lequel l’infirmière s’affaire. Elle tourne la tête en entendant du bruit et sourit.

« Je reviens tout de suite », rassure-t-elle le malade, visiblement mal en point.

Elle sort et se présente à la femme qu’elle ne connait pas. Eva décline son titre et son identité.

« Pourquoi cet homme est-il là ?, demande-t-elle en désignant le détenu alité
- Il a une mauvaise diarrhée. Il est très déshydraté, lui répond Kathy en observant du coin de l’œil Michael et Fernando
- Vous avez une radio ici, n’est ce pas ?, questionne Moore
- Oui, au rez de chaussée.
- Conduisez-nous, s’il vous plait. Je voudrais faire des radios à ces deux hommes.
- Rick est allé prendre un café, je l’appelle. C’est lui qui fait les radios….
- Merci, sourit Eva, Gardien, pourriez-vous amener des vêtements propres pour ces hommes ? Nous allons garder ceux qu’ils portent pour analyse.
- D’accord, mais je ne suis pas censé vous laisser seule avec eux.
- Je doute qu’ils me sautent dessus. Et vu le nombre d’infraction que nous avons déjà constatées… »

Patterson hoche la tête et part vers la laverie.

11h00
Beth remarque les voitures de police dès qu’elle franchit la grille de la prison. Le sourire aux lèvres, elle se présente au gardien chargé d’accueillir les avocats mais son sang se glace rapidement.

« L’isolement ne répond pas.
- Quoi ?, s’écrit Hewes, Mais où sont mes clients !
- Je vais me renseigner, Maitre »

Dix appels sont nécessaires au gardien avant de pouvoir rassurer l’avocat.

« Ils sont à l’infirmerie. Patterson arrive pour vous y conduire. »

Beth lui répond par un signe de tête, en se demandant si cela est, ou non, une bonne nouvelle…

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MessageSujet: Re: DENOUEMENT   Lun 21 Sep - 23:56

FOX RIVER (suite)



Une fois les radios effectuées, Eva a demandé qu’on lui apporte de quoi permettre à Michael et à Fernando de se raser puis les fait conduire dans le grand bureau du 1er étage devant lequel les attend déjà Patterson avec des vêtements propres pour les prisonniers.

« Aucun médecin n’est de garde aujourd’hui ?, s’étonne-t-elle pendant que Kathy lui ouvre la porte
- Personne n’a encore remplacé le docteur Tancredi. Les candidats ne se bousculent pas et le directeur élimine les femmes, les noirs et les hispaniques, alors…
- Aucun médecin ne vient ici ?, s’inquiète Eva
- Si, un généraliste de Joliet quand on le bipe… »

Kathy ouvre la porte et s’écarte pour laisser passer les prisonniers et le médecin.

Une profonde émotion saisit Michael quand il rentre dans l’ancien bureau de Sara. Ses souvenirs le submergent.

« Asseyez-vous sur cette chaise », lui conseille Moore en se méprenant sur sa soudaine pâleur.

Michael se laisse tomber dans le fauteuil. Ses yeux glissent sur le bureau… La pile de dossiers où il avait posé la rose, la boite du courrier où il avait dissimulé les clés… Cette pièce où il est tombé amoureux, vraiment, pour la première fois de sa vie.

« Monsieur Sucre, indique Eva en tirant le paravent, On va commencer par vous. Je crois que votre ami a besoin de souffler un peu. »

Kathy, plus à même de devenir à quoi penser Scofield, lui sourit et tend la main vers son épaule.

« Ne le touchez pas », lui ordonne Moore

L’infirmière la regarde un peu étonnée. Elle fronce les sourcils en voyant Filipe entrer avec de gros sacs marron où sont inscrits
« PREUVES ». La brave femme comprend et pâlit. Elle tend l’oreille pour entendre ce que l’inspecteur murmure au médecin.

« Mark m’a appelé, il a trouvé du pain rassis, pourri et mouillé dans leur cellule. Et, ne pouvant avoir accès aux toilettes, ils en étaient réduits à uriner dans une bouteille…
- Je vois, merci.
- J’y retourne. Mark a repéré du sang sur les murs des cellules. Il s’en est passé de belles là-bas dedans ! »

Filipe dépose les sacs sur un petit bureau face à une fenêtre et part sans un regard pour Kathy. Rick arrive à son tour avec les radios.

« Vous êtes également infirmier ?, lui demande Eva
- Oui.
- Parfait, vous allez m’assister, sourit le médecin, puis elle se retourne vers Sucre, Monsieur, déposez tous vos vêtements et vos chaussures dans ce sac. Restez en caleçon pour le moment. »

Le jeune Latino s’exécute pendant qu’Eva se fait apporter de quoi le soigner. Puis, elle accroche les radios de Fernando sur le panneau lumineux.

«Humm… Vous avez une côte de fêlée dans le dos… Rien de bien grave, mais je vais vous prescrire des antidouleurs pour que vous puissiez respirer normalement. Il n’y a rien d’autre à faire de toute façon… Sauf d’éviter que vous repreniez un coup. Infirmier, pouvez-vous m’amener le dossier de Monsieur Sucre, si vous en avez déjà un. »

A la lumière vive du grand bureau, Moore refait des cliqués des blessures de Fernando : un bleu qui tourne au noir sur l’omoplate droit, des hématomes dans le dos, sur les bras, au niveau du bas ventre, des plaies au niveau des poignets et des chevilles.

« Avec quoi vous a-t-on frappé ? »

Sucre lui explique ses malheurs.

Le médecin passe une pommade sur les coups, désinfecte les plaies et les recouvre avec une compresse puis une bande. Puis elle demande à Fernando de s’assoir sur la table de soin.

« Vous ne sentez pas bon, vous avez une barbe de plusieurs jours. Depuis quand n’avez-vous pas pris une douche ?
- Heu… Le 14 au matin. »

Eva prend un rasoir dans sa mallette et rase quelques poils sur les joues du jeune homme, proches de la bouche puis met le tout dans un sac. Elle sort une sorte de coton tige de sa mallette qu’elle passe autour et sur les lèvres du jeune homme.

« Vous faites quoi ?, demande-t-il
- Un prélèvement.
- Vous voulez savoir ce que j’ai mangé ?
- En quelque sorte », sourit Eva en rangeant le coton tige dans sa protection

Rick revient avec les dossiers, dont celui peu rempli, de Sucre. Eva y jette un œil en disant à Fernando :

« Vous pouvez vous raser à présent….Vous avez passé près de trois ans ici sans trop de soucis, à part cette bagarre, et en moins d’une semaine, vous vous retrouvez dans cet état… Moi qui pensais que l’isolement servait à protéger les détenus…Asseyez-vous »

Elle observe attentivement le visage de Fernando à présent parfaitement rasé puis lui dit.

« Mettez votre caleçon dans le sac avec vos affaires et penchez vous en avant. »

Sucre obéit. Le médecin l’examine.

« Allongez-vous »

Elle ausculte le ventre puis s’intéresse à ses parties intimes.

« Désolée, s’excuse Eva en retirant ses gants
- Vous inquiétez pas, doc. J’y avais le droit à chaque fois que j’allais en visite conjugale. C’était la petite vengeance de Bellick. C’est plus agréable quand c’est une femme. »

Le docteur sourit.

« Vous pouvez passer ces vêtements propres... Infirmier, faites lui une prise de sang, s’il vous plait. Kathy !
- Oui ?, demande la brave femme en passant la tête dans le bureau
- Pourriez-vous apporter une boisson chaude et quelque chose à manger à ces hommes ? Ou leur faire amener.
- Je m’en occupe. »

Eva referme le sac contenant les vieux vêtements de Sucre et y note un numéro puis elle va chercher Michael.

« Ca va mieux, Monsieur Scofield ?
- Oui, merci.
- On y va. »

Michael passe à son tour derrière le paravent. Sucre sort se dégourdir les jambes dans le couloir de l’infirmerie et commence à discuter avec Patterson au moment où ce dernier est demandé à l’accueil des avocats.

« Désolée de vous demander cela, commence Eva, Mais déshabillez-vous et mettez vos vêtements et vos chaussures dans ce sac. Restez en caleçon… »

Scofield obéit et s’assoit sur la table d’examen. Rick tend son dossier à Moore.

« Vous êtes diabétique…
- Non.
- Pardon ? »

Michael lui explique les raisons de son petit mensonge. Le médecin hoche la tête.

« Je vais demander une analyse de sang détaillée. Quand avez-vous cessé de prendre du PUGNAc et de l’insuline ?
- Quand je me suis évadé, fin mai.
- Ca fait à peu plus de deux mois… Si votre corps a supporté ce que vous lui avez fait subir, votre taux de glucose doit être normal. Infirmier, pouvez-vous m’amener un kit glucose ?
- Entendu, docteur. »

Eva examine les radios de Michael.

« Votre auriculaire droit est bien amoché, soupire-t-elle, Je vais vous arranger ça… Rien d’autre »

Elle s’approche de Scofield. A la lumière du jour, elle refait une photo de la fracture.

« Ca va faire mal », dit-elle avant de remettre le doigt en place.

Michael pâlit mais ne bronche pas. Le médecin hoche la tête.

« Levez-vous et mettez-vous contre une fenêtre. »

Le jeune homme se positionne devant la fenêtre par laquelle il s’est évadé. Il sourit en constatant que le câble n’a pas encore été remplacé.

« Tournez-vous vers moi »

Eva observe attentivement le buste et les bras de Scofield. Le jeune homme frissonne en sentant les doigts gantés glisser sur sa peau.

« Vous avez froid ?
- Non », souffle-t-il

Eva le regarde en fronçant les sourcils.

« Je sens des hématomes, continue-t-elle, Mais avec votre tatouage, rien n’apparaitra sur les photos. Retournez vous assoir. »

Comme elle l’a fait pour Sucre, Moore rase quelques poils de la barbe de Michael, puis lui passe son coton tige sur les lèvres. Elle fronce les sourcils en remarquant la couleur jaunâtre que prend le coton. Elle le range, en sort un autre puis recommence avant de dire à Scofield de se raser. Elle commence à lui poser des questions.

« Cette couleur jaune, c’est de l’urine ?... Avec quoi vous a-t-on frappé ?... Pourquoi n’aviez-vous aucun vêtement ?.... »

Michael lui répond avec une totale franchise.

Moore soigne le crane et l’oreille de Michael au moment où Hewes arrive à l’infirmerie. Fernando l’accueille par un large sourire.

« Comment ça va ?, lui demande son avocate
- Beaucoup mieux depuis ce matin.
- Où est Scofield ?
- Avec le médecin.
- S’est-il passé quelque chose cette nuit que je dois savoir ? »

Dans le bureau, Eva photographie les blessures et les bleus sur le visage et le cou de Michael. Elle pose ses doigts sur les marques puis s’attarde maintenant sur les lèvres.

« Vous êtes dur à la douleur. Que vous a-t-on fait pour que vous mordiez au sang comme ça ? »

Michael fixe le médecin mais ne lui répond pas.

« Monsieur Scofield, je vais examiner chaque centimètre carré de votre anatomie, donc, si vous avez quelque chose à me dire…
- Il menaçait ma petite-amie… Je savais que si je lui répondais, je ne ferais qu’empirer les choses. »

Moore soupire. Elle ne semble pas le croire.

« Et ces marques de doigts sur vos joues et sur votre cou? »

Michael lui explique ses deux nuits avec Luke. Eva le fixe quelques secondes puis le pique avec le kit pour le glucose et s’occupe des poignets, des mains, des chevilles et fait une attelle au doigt cassé.

« 99.8. Votre taux est normal. Vous avez de la chance. La nature vous a donné une bonne constitution… Retirez votre caleçon et rallongez-vous. »

Michael s’exécute. Eva lui palpe le ventre.

« Dites moi si je vous fais mal. Même un peu…
- Oui… Là »

Le médecin lève un sourcil et descend beaucoup plus bas. Michael sursaute, pose ses mains sur celles du docteur avant de se laisser faire. Moore continue de l’ausculter en l’observant du coin de l’œil puis lui dit.

« Levez-vous et penchez-vous. »

Scofield obéit.

« C’est bon, vous pouvez vous relever et vous habiller avec des vêtements propres.
- Je vous l’avais dit, docteur. Je ne voulais simplement pas lui répondre, insiste Michael d’une voix lasse en attrapant un débardeur, Ca n’est pas allé plus loin que des mots et… Et ses mains sur moi…
- Tant mieux, lui sourit Eva, dubitative, puis elle se retourne vers Rick, Faites lui une prise de sang. »

Sur ces mots, le docteur sort du bureau en retirant ses gants et tombe sur Sucre et Beth. Cette dernière se présente.

« Comment vont-ils ?
- Je n’ai rien remarqué de catastrophique, la rassure Eva, Mais il faudra attendre les analyses pour être sûr. Monsieur Scofield me semble bien secoué même s’il fait beaucoup d’effort pour faire bonne figure.
- Quand pensez-vous pouvoir me communiquer votre rapport ?
- Demain soir, pour les premières constatations, mais pour les analyses plus poussées, comme les analyses de sang, pas avant le début de la semaine prochaine.
- Merci, docteur »

Beth se retourne vers Kathy.

« Il y a-t-il un endroit où je peux m’entretenir avec mes clients ?
- Là », répond l’infirmière en désignant la petite pièce qui longe le bureau du médecin

Beth s’y installe avec Fernando.

Michael les rejoint quelques minutes plus tard au moment où l’infirmière leur apporte du chocolat chaud et des brownies. L’avocate regarde ses deux clients avec un grand sourire.

« Le docteur Moore m’a donnée des nouvelles rassurantes. A moi de vous apprendre de bonnes nouvelles… »

Elle baisse la voix.

« Kellerman s’est occupé de cette ordure de gardien…. »

Beth explique à ses clients le retard de la veille. Michael et Fernando échangent un regard.

« On commençait à se poser des questions, admet Scofield
- J’imagine que mon petit lapsus n’a pas arrangé les choses, devine Hewes, Mais ce n’est pas tout… Vous passez devant la commission vendredi.
- Ce vendredi ?, s’étonne Fernando
- Ce vendredi. Cooper Green m’a prévenue en personne ce matin et j’ai reçu également un appel de votre ami, Thomas Grant. »

Beth murmure quasiment.

« Voilà, toute preuve est acceptable si et uniquement si la police ne sait pas comment cette preuve a été obtenue. Autrement dit-il est hors de question d’admettre que c’est Grant qui vous a indiqué où était Scylla. Autant qu’agent du FBI, il ne peut pas admettre avoir été impliqué dans le vol de Scylla…. »


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MessageSujet: Re: DENOUEMENT   Mar 22 Sep - 0:12

FOX RIVER (suite)


13h00

Jessica, vêtue d’une superbe robe d’été violette, s’est présentée devant les visites de Fox River dès 12h30. Elle est donc la première face à Roy, toujours affecté à l’accueil des familles.

« C’est une visite fermée, lui indique-t-il, De soixante minutes.
- Fermée ? Qu’est ce que cela veut dire ?
- Que Monsieur Scofield sera derrière une vitre.
- Tant que je peux lui parler », soupire la journaliste

Elle entre dans la pièce et se laisse conduire par un autre gardien vers une sorte de cage entourée d’un épais verre jusqu’à environ 1m60 de haut, surmonté d’un grillage atteignant le plafond.
La jeune femme regarde cet endroit plutôt sinistre et sans âme, puis sort un stylo et un block-note.

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L’infirmerie commence considérablement à se remplir. Lang et Misoko y ont envoyé une grande partie des détenus enfermés à l’unité psychiatrique pour qu’on leur fasse une prise de sang afin de déterminer les médicaments qu’on leur administre car ils sont agars, sans réaction. Ceux de la population générale les rejoignent par petits groupes. Certains sont malades, d’autres présentent des marques évidentes de coups.

Dans la petite pièce, Beth continue de mettre les choses au point avec ses clients. Wallace, les traits déformés par la colère, y entre comme une furie, des menottes à la main.

« Ne vous gênez pas !, s’offusque Beth, C’est illégal !
- Scofield a une visite autorisée par le directeur », répond le capitaine d’une voix rageuse

Un sourire éclaire le visage de Michael. Il tend les poignets vers Dalton, le cœur battant.

« Qu’est ce que vous faites ?, s’étonne Eva en sortant du bureau
- Vous êtes qui vous ?, lui répond Wallace d’un ton des plus aimables
- Le médecin légiste. Le procureur a interdit qu’on enchaine cet homme !
- Qu’elle vienne me le dire en face ! C’est les menottes ou pas de visite.
- Mettez-moi les menottes », insiste Michael

Il laisse Dalton lui entraver les poignets et les chevilles sous les regards furieux de Hewes et Moore. Le capitaine attrape les menottes et tire le prisonnier sans ménagement.

« Continuez comme ça, siffle Eva en faisant entrer un détenu dans le bureau, Et vous irez bientôt pointé à l’ANPE. »

Wallace lui lance un regard assassin.

« Les femelles ont rien à faire dans une prison pour hommes. » rétorque-t-il en appuyant sur le bouton de l’ascenseur.

Moore soupire et jette un œil à Beth qui enrage.

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MessageSujet: Re: DENOUEMENT   Mar 22 Sep - 0:26

FOX RIVER (suite)

Le sourire de Michael s’efface dès qu’il aperçoit Jessica. Ses traits se tendent alors que Wallace le pousse sans ménagement dans la cage.

« Tu es déçu, sourit la jolie journaliste, Ce n’est moi que tu espérais voir. »

Scofield se laisse tomber sur le tabouret et baisse la tête.

« Je suis désolée. Je ne pensais pas que ça te ferait de la peine.
- Pourquoi ?
- Pourquoi quoi ?
- Pourquoi il te laisse entrer et pas mon frère ou Sara ?
- Liberté de la presse, sourit Jessica, Je suis là autant que journaliste, pas autant qu’amie, enfin officiellement. »

Michael la regarde avec des yeux remplis de détresse.

« Mike, je suis là pour t’aider. J’ai vu les voitures de police dehors. Que se passe-t-il ?... Parle-moi. Je t’en prie. »

Les mots de Scofield sont d’abord hésitants, confus, mais plus il parle à son ancienne petite-amie plus il se détend. Ca lui fait du bien de vider son sac. Et elle, il ne cherche pas à la protéger, à ne pas lui faire de peine. Il finit par tout lui dire, dans les moindres détails.
Jessica encaisse, prend des notes tout en regardant attentivement le jeune homme, remarquant ses doigts et ses poignets recouverts de pansements, les blessures sur ses lèvres, les bleus sur ses joues et son cou, l’hématome sur son crane, juste derrière ce grain de beauté qui continue de l’émouvoir. Michael finit par un long soupire.

« Maintenant que la scientifique a tout noté, ils vont devoir te ménager, le rassure la journaliste, Je… Je vais demander une accréditation pour la commission. Je veux être là quand tu témoigneras. Je sais que tu t’en fous, mais pas moi.
- Merci, souffle Michael en baissant la tête.
- Regarde-moi. Regarde-moi. »

Scofield plante ses yeux clairs dans ceux de Jessica. La jeune femme se trouble.

« J’avais oublié à quel point ils étaient beaux », sourit-t-elle

Michael rougit puis lui rend son sourire.

« Dis-moi comment tu te sens. Sans mentir. Sans chercher à…
- Les soixante minutes sont terminées !, indique un gardien
- Juste un instant, lui demande Jessica
- Le directeur a dit soixante minutes. Ca fait déjà presque soixante et une. »

La jeune femme soupire de rage et range ses affaires.

« Je te revois à Washington. Michael… Penses un peu à toi. Le monde serait bien pire sans toi. »

Le jeune homme fixe Jessica un peu étonné par ce qu’elle vient de lui dire puis se lève lentement.

« Scofield, tonne le gardien, Reste là, tu as une autre visite ! »

Michael le regarde stupéfait. Il tourne la tête en entendant la porte dans son dos s’ouvrir. Fernando, lui aussi enchainé, entre dans l’autre cage, avec un sourire éclatant.


§§§§§§§§§§§§§§§


Comme ils en ont pris l’habitude, Sara, Petey, MariCruz et Lincoln se sont retrouvés sur le parking de la prison. Aucun d’entre eux n’espère pouvoir entrer, mais ils ont hâte de voir Beth, peut-être même Lang, pour avoir les toutes dernières nouvelles. Néanmoins, ils entrent dans le couloir des visites, histoire de faire d’avantage pression sur le directeur, maintenant qu’il est dans le collimateur du procureur.

§§§§§§§§§§§§§§§



Assis dans sa cage, Michael aperçoit MariCruz entrer dans la pièce. Un sourire se dessine à nouveau sur son visage.
La jeune femme se retourne pour tenir la porte…
Lincoln apparait, poussant son fauteuil la tête haute. Il sourit en voyant son frère. A sa demande, MariCruz le laisse se débrouiller et s’avance vers Fernando.

« Mami, que tu es belle… Oh, que c’est bon de te voir ! »

Sucre plaque ses mains sur le verre. Ses yeux parcourent chaque centimètre de la peau de la jeune femme qui s’assoit devant lui en s’efforçant de sourire. Le jeune homme est pâle, ses poignets couverts de bandage.

« Comment vas-tu ?, demande-t-elle en tendant de retenir ses larmes
- Bien… Je vais super bien. Tu es là…. »

Lincoln colle son fauteuil contre la cage et tend la main pour glisser ses doigts à travers le grillage. Michael fait de même. Burrows caresse les doigts couverts de pansement et regarde attentivement le visage de son frère.

« Cette pourriture ne veut pas laisser rentrer Sara sous prétexte que tu es marié à une autre. Mais, je suis sûr que Beth va arranger ça.
- Il fera tout ce qu’il peut pour me faire mal, soupire Scofield, Tu… Tu te débrouilles bien. »

Il regarde son frère en souriant.

« Je suis fier de toi »

Cette phrase donne du baume au cœur à Linc, lui rappelant les propos d’Andrea et de Darius.

« Je suis rempli de courbatures, plaisante-t-il, Le préparateur physique, c’est un champion olympique. Il m’entraine pour les prochains JO. Je vais avoir un corps de rêve. »

Michael sourit à la plaisanterie de son frère.

« Comment vont LJ et Sofia ?
- Bien. Ils habitent chez les parents de Lisa. Leur maison est à deux blocs du centre, c’est pratique… Et… C’est sympa de leur part d’héberger Sofia.
- C’est bien, je suis content… »

Linc serre les doigts de Michael.

« Comment ça va ? Ces salauds, qu’est ce qu’ils t’ont fait ? Dis-moi…. »

A quelques pas, MariCruz sort un papier de son sac.

« Je t’ai ramené l’échographie… Je vais t’expliquer… Tu vois, là, c’est sa petite tête… »

Les yeux de Fernando se remplissent de larmes.
De rage, Linc frappe violement sur le verre, attirant l’attention du gardien à qui il lance un regard noir.

« On va te sortir de là !, fulmine-t-il, Tu n’as rien à faire là !
- Je sais. »

Burrows regarde son frère, étonné.

« Tu peux répéter ce que tu viens de dire ?
- J’ai dit que je savais… Que tu as raison. Que Sara et toi avez raison… Je ferai tout ce que me dit Beth. Je te le promets. Je vais me défendre, comme elle veut qu’on le fasse. Je… J’en ai marre de prendre des coups. Je… »

Des larmes se mettent à couler sur les joues de Michael.

« Je veux qu’on me foute la paix, rage-t-il, Je… Je veux voir Sara… Je… »

Scofield baisse la tête, regarde la mèche qu’il serre toujours entre ses doigts.

« Elle est dehors, le rassure Linc, Là, à quelques mètres, derrière cette porte. Elle t’aime, Mike. Ne doute jamais de ça. »

Michael hoche la tête.

« Je sais… Et je veux la rendre heureuse… Je ne peux pas le faire dans ce trou… Je… Je veux construire une vraie vie avec elle… Une vie normale… Elle et moi.
- Je vais lui répéter tout ça. Ca va lui faire plaisir.
- Les visites sont terminées !, indique un gardien d’une voix ferme
- Je reviens dès samedi, déclare Linc, On revient dès samedi. Et, vendredi, on sera tous devant la TV, avec toi et Sucre. Je t’aime, Mike. Prends soin de toi. »

Michael s’efforce de sourire et se lève.
Dans la cage voisine, Fernando et MariCruz ont du mal à se séparer. Sucre se penche pour embrasser les doigts que la jeune femme à glisser à travers les grilles.

« On se revoit bientôt. Je t’aime, Fernando. N’oublie jamais ça. Ecoute bien ton avocat, hein… Fais bien ce qu’elle te dit.
- Promis, mami. Je t’aime. »

Linc et MariCruz regardent les gardiens emmener les êtres qui leur sont chers puis lentement, regagnent la sortie.

Dès qu’il arrive dehors, Linc prend Sara à part et lui répète les propos de Michael.

« Il a changé d’état d’esprit, sourit-il en prenant la jeune femme par les épaules, Il va se battre. Et tu connais mon frère, quand il décide de faire quelque chose, il y arrive toujours. Il va sortir de là, Sara. Il va sortir de là. »

Sara se serre dans les bras de Lincoln pour cacher son émotion.

Beth rejoint le groupe. A son tour, elle les rassure.

« La légiste m’a dit qu’ils n’avaient rien de grave. Des coups, mais rien de plus alarmant. Et je fais me faire cette brute de capitaine. »
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MessageSujet: Re: DENOUEMENT   Mar 22 Sep - 0:29

Chicago – Centre de rééducation


De retour au centre, Lincoln est directement conduit à la piscine où l’attendent Andrea et Darius. A sa mine sombre, le préparateur physique devine que son patient n’est pas à prendre avec des pincettes.

« Tu n’as encore pas pu voir votre frère ?
- Si…
- Alors qu’est ce qu’il ne va pas ?
- Il est maltraité et moi, je peux rien faire pour l’empêcher !, souffle Lincoln en secouant la tête, J’ai toujours protégé mon petit frère et maintenant qu’il a le plus besoin de moi, je suis là dans ce fauteuil, incapable de l’aider !
- Si tu avais encore tes deux jambes, ça changerait quoi ?, demande Darius qui barbotte dans la piscine, Tu casserais la gueule aux gardiens ?
- Quelque chose comme ça.
- Sûr, sourit Andrea, Ca arrangerait certainement les choses. Toi, tu frappes à l’extérieur et eux, ils se vengent sur ton frère enfermé entre quatre murs ! Ca serait très productif ! »

Burrows lui lance un regard noir.

« Comment il t’a trouvé ?, questionne Darius pour changer de sujet
- En forme, marmonne Linc
- Hey bien, c’est déjà ça !, s’exclame Andrea, Mets toi en maillon et viens de baigner, ça va te détendre. »

Lincoln glisse dans l’eau chaude, fait quelques mouvements de bras et s’allonge sur le dos. Darius fait le clown pour essayer de le faire rire mais sans succès. Burrows préfère se refermer dans ses pensées aidé par l’eau qui atténue les bruits qui lui parviennent. Faire le vide, essayer de se concentrer sur quelque chose de positif. Se laisser porter pour oublier cette peine qui lui tord les entrailles, ces courbatures qui rendent chaque mouvement pénible…
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MessageSujet: Re: DENOUEMENT   Mar 22 Sep - 0:36

Fox River


Wallace et Patterson reconduisent Michael et Sucre, toujours enchainés, dans leur cellule à l’isolement. Fernando pleure toujours, mais un magnifique sourire illumine son visage. Il imagine ce petit bout d’être humain gigotant dans le ventre de sa maman, suçant son pouce…
A ses côtés, Scofield semble en pleine réflexion. Quelque chose dans ses yeux clairs a changé…
Une voix féminine qui s’offusque lui fait lever la tête.

« J’avais clairement dit que ces hommes ne devaient plus être enchainés ! », se fâche Marylin, qui depuis qu’elle a vu Michael dans le plus simple appareil, s’est totalement départie de son calme, « Il est temps que ce pénitencier revienne au XXIème siècle !
- Vous êtes peut-être le proc, lui réplique Wallace d’une voix mauvaise, Mais je ne sache, vous ne dirigez pas encore cet établissement. Ces prisonniers sont dangereux, ils présent un risque élevé d’évasion…
- Arrêtez vos sornettes ! C’est vous qui présentez un risque élevé !, lâche Misoko en montant sur ses grands chevaux, Ce qui se passe dans cet établissement et pas uniquement à l’isolement est tout à fait inacceptable ! On se croirait dans Midnight Express ! Et ceci n’est pas tolérable sur le sol américain ! »

Dalton ouvre la bouche.

« Gardez vos réflexions misogynes !, le coupe Marylin, Vous avez insulté le docteur Moore, sachez que cela ne sera pas sans conséquences ! »

Patterson, Sucre et Scofield sourient en baissant la tête. Le gardien pousse discrètement les détenus vers leur cellule, laissant le procureur et le capitaine s’étriper. Lang, qui attendait plus bas dans le couloir, avance vers eux. Elle les renifle.

« Ces hommes n’ont pas encore pris de douche !, s’écrit-elle
- Quoi ?!, s’énerve Misoko, Les ordres du doc…
- Ils se sont entretenus avec leur avocat pendant des heures, explique Wallace avec un air narquois, On ne peut pas interrompre un entretien entre un avocat et son client sauf en cas d’urgence.
- Ce n’est pas ce que j’ai entendu dire, lui rétorque Felicia
- Ils avaient de la visite, répond Dalton
- Et maintenant, qu’est ce qui vous empêche de les conduire aux douches ?, demande Marylin
- Des gars des services vétérinaires les inspectent avec ces deux types de la scientifique. Les douches sont fermées jusqu’à nouvel ordre.
- Je reviens demain, lui répond Misoko, Mieux faut pour vous que ces deux hommes aient pris une douche et que leurs conditions de détention soient redevenues dignes d’êtres humains ou vous aurez affaire à moi ! "

Wallace lui lance un regard dédaigneux et tourne les talons. Le procureur lâche un juron et rejoint les cellules.
Patterson y détache les deux détenus.

« Ils doivent récupérer un matelas et des draps !, indique Marylin
- Je vais m’en occuper, madame le procureur, promet Louis, Mais ça ne dépend pas que de moi. Vous le savez.
- On le sait, le rassure Lang
- Appelez-moi quand vous partez que je ferme »

Le gardien remonte dans son bureau, laissant Lang et Misoko s’entretenir avec les détenus. L’agent du FBI reprend sa conversation avec Sucre pendant que le procureur questionne Michael.

« Avez-vous expliqué tout cela au docteur Moore ?, lui demande gentiment Marylin quand le jeune homme eut fini
- Oui.
- Elle semble penser que vous ne lui avait pas tout dit. Ce gardien n’est vraiment pas allé plus loin ?
- Ca n’était pas suffisant ? », souffle Michael en baissant les yeux

Misoko hoche la tête.

« Je reviens demain matin, pour contrôler. On ne les lâchera pas tant que vous n’aurez pas retrouvé des conditions normales.
- Merci. »

Des éclats de voix parvenant du bureau des gardiens leur font tourner la tête. Le procureur monte voir ce qui se passe, suivie par Lang.

« Un de mes hommes a été sauvagement agressé ce matin !!, tempête Wallace, C’est à cause de tout ce que cette salope a raconté ! C’est …
- C’est quoi ?, lui demande calmement Misoko pendant Lang se retient de sourire, Dites le fond de votre pensée.
- C’est… Des gars ont du se servir de ce prétexte pour demander à leurs copains à l’extérieur de régler des comptes !
- Quel genre de comptes, capitaine ?, insiste Marylin, Qui est ce gardien ? Où travaillait-il majoritairement ?
- C’est McLeish. Il travaille uniquement ici à l’isolement et il était de service ce soir.
- Le mot que vous cherchiez n’est-il pas « règlement de compte » ?, ironise le procureur, Vu ce qu’il s’est passé ici depuis le mois de juin, je sens que la liste des suspects va être longue. J’espère que votre gardien pourra décrire son ou ses agresseurs, car il sera difficile d’accuser une personne enfermée entre ces murs d’avoir commandité cette agression si on n’a pas de piste.
- J’imagine que vous n’allez pas beaucoup chercher, rugit Wallace
- N’en rajoutez pas en insultant la police, capitaine, la coupe est déjà pleine, lui répond Lang en sortant, Oh, dernière chose. Le docteur Moore a relevé la moindre égratignure sur messieurs Scofield et Sucre. Inutile de vous dire qu’il serait préférable pour vous qu’on n’en constate pas d’autres demain… »

Les deux femmes quittent l’isolement, laissant Wallace fumant comme une cocotte minute et Patterson, intérieurement, hilare.

« Vous allez ouvrir une procédure ?, se fait préciser l’agent du FBI
- Evidemment, lui répond le procureur, Mais il sera difficile de faire la part des choses. Car certains détenus font certainement charger la barque en espérant avoir une remise de peine. Il faudra être très prudent dans nos accusations, notamment visant les gardiens, car des règlements de compte pour un dessert refusé à la cantine ne sont à exclure. Mais, en ce qui concerne le directeur et le capitaine, les faits sont là. Ce que nous avons vu dans l’unité psychiatrique est inqualifiable ! Si ces hommes ont des troubles mentaux, les traiter de cette façon c’est en faire des bêtes sauvages ! Certains vont un jour sortir de ces murs, et là, que va-t-il se passer ? Je vais me préoccuper de cela immédiatement. Je vais appeler Moore et voir avec elle ce qu’on peut faire. Il est urgent que ces hommes retrouvent rapidement des soins dignes de ce nom ou nous aurons des bombes à retardement qui vont sortir de ce pénitencier…. »
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MessageSujet: Re: DENOUEMENT   Mar 22 Sep - 0:41

Chicago- Centre de rééducation

Comprenant qu’il n’y avait rien à tirer de Burrows en cette fin de journée, Andrea lui a donné quartier libre.

Linc a mangé rapidement, puis est parti s’isoler dans sa chambre. Il s’est allongé sur son lit, a machinalement allumé la TV branchée sur CNN, a baissé le son et s’est remémoré sa conversation avec son frère, tentant de se concentrer sur le seul côté positif : ce qu’il a perçu comme un changement de comportement chez Michael….
Des images sur l’écran attirent soudain son attention. Ses yeux se fixent sur le bandeau « Une partie d’un corps de femme retrouvée dans le Montana ».
Linc saute sur la télécommande et monte le son.

« …. Les autorités ont mis de gros moyens en place pour sonder le lac Fork Peck. Après plusieurs jours sans résultat, leurs efforts semblent avoir porté leurs fruits. Le haut d’un corps de femme, avec la tête, a été retrouvé ce matin. Le corps qui est resté immergé dans l’eau durant plusieurs semaines n’a pas pu être immédiatement identifié car il ne porte aucun signe distinctif, de type bijou. La seule chose que les enquêteurs ont bien voulu dire est que cette femme était brune et devait mesurer entre 1M60 et 1m65 »

Leur cœur de Lincoln s’emballe. Le jeune homme se met en trembler.

« La mère de Veronica Donovan est arrivée cette après-midi dans le Montana pour se soumettre à des tests ADN afin de déterminer si le corps repêché ce matin est bien celui de sa fille qui a disparu…. »

Des larmes coulent sur les joues de Lincoln… Le visage de Veronica lui revient en mémoire… Son sourire… Ses yeux verts… Sa voix... Des souvenirs heureux, douloureux, drôles….



Chicago


Petey, MariCruz, Sara et Beth ont longuement discuté dans le cabinet de cette dernière. Paul Kellerman est passé vers 21h00 pour ramener Tancredi chez elle. Certes, Luke n’est plus une menace, mais les analyses sur le courrier salace que la jeune femme a reçu n’ont pas encore permis d’identifier les expéditeurs. L’une venait de Floride, donc il n’y a pas trop lieu de s’inquiéter, mais la seconde vient de l’Illinois … Donc, par mesure de précaution, l’homme de main préfère garder un œil sur son amie, dont il apprécie beaucoup la compagnie. Et ce soir, il n’est pas responsable d’une mais de trois vies, car MariCruz a décidé de passer la nuit avec Sara qui ne semble pas avoir le moral.

Après avoir fait un saut chez un traiteur chinois, les trois jeunes gens s’installent dans le salon du docteur.

« Tu ne devrais pas t’inquiéter comme cela, insiste MariCruz en se battant avec ses baguettes, Linc a dit que Michael avait retrouvé le moral. C’est le plus important. Les policiers font surveiller qui se passe dans cette prison maintenant. Ils ne pourront plus leur faire de mal.
- Tu m’as dit que tu l’avais vu pleurer, soupire Sara, C’est qu’il ne va pas si bien que cela.
- Ils sont blessés, comme Maitre Hewes l’a expliqué, la rassure la jeune Latino, Il a un doigt cassé…
- Michael ne pleure pas à cause de la douleur, je le connais. Il s’est passé quelque chose… Quelque chose que le médecin n’a pas pu voir… On ne voit pas tout, crois-moi… Combien de fois j’ai pu dire à un détenu de se confier à moi quand je sentais qu’il était harcelé… Je ne pouvais rien prouver… Certaines violences ne laissent pas de traces…
- Tu n’avais pas les mêmes moyens qu’un médecin légiste, lui rappelle Kellerman, Cette journaliste, elle ne t’a rien dit ? »

Sara secoue la tête.

« Elle est sortie comme une flèche… Elle était plutôt pâle… J’ai peur que Michael lui ai dit des choses qu’il n’a pas dites à Lincoln. Je suis sûre que Michael a voulu faire bonne figure devant son frère, pour ne pas l’inquiéter…
- Fernando ne m’a rien dit d’alarmant, répète MariCruz, Si… Il aurait entendu… Je suis sûre qu’il me l’aurait dit. »

Sara hoche la tête.

« Si seulement je pouvais le voir… Pourquoi ce directeur s’acharne-t-il contre lui ? »


Dernière édition par zabou le Mar 22 Sep - 0:45, édité 1 fois
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