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 DENOUEMENT

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zabou
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MessageSujet: Re: DENOUEMENT   Mar 22 Sep - 0:44

Fox river


L’agression de Luke, rajoutée à la perquisition dans la prison, a mis tout le personnel en émoi. Certains gardiens, comme Patterson, ont leur petite idée sur ce qui a pu se passer et ne se sentent nullement menacés mais ce n’est pas le cas de tout le monde. De plus, il fallait bien désigner un remplaçant à McLeish pour la nuit. Se méfiant de Wallace, Louis s’est porté volontaire.
Il n’a malheureusement pas pu faire grand chose pour le confort des deux détenus du mitard. Les deux agents de la scientifique et les inspecteurs des services vétérinaires n’ont toujours pas quitté la prison. Après les douches, ils se sont attaqués à la cuisine. Résultat, personne ne peut manger ce soir ! Patterson parvient juste à leur donner une bouteille d’eau.Même chose pour le matelas et autre draps, la laverie est elle-aussi sous scellés jusqu’à nouvel ordre.
Un lit se réduisant à son simple sommier à ressort n’étant pas la chose la plus confortable qu’il soit, Michael et Fernando ont préféré s’allonger sur le sol de leur cellule. De plus, cela est bien plus pratique pour discuter. Se sachant tranquilles pour la nuit, les deux hommes ont entamé une discussion très personnelle.

« Mon père s’est tué en tombant d’un toit quand j’avais 2 ans. Ma mère ne s’est jamais remariée, aussi, je n’ai pas de frère ni de sœur. Mais comme on vivait tous ensemble avec mes cousins et mes cousines, ça m’a jamais trop manqué, raconte Fernando, J’ai eu une enfance plutôt sympa. Ma mère était un peu envahissante mais super cool… Au fait, tu m’as jamais parlé de ta mère… Maintenant, je connais sa voix, ses opinions politiques, comment elle est morte, mais pas quel genre de mère elle était.
- Gentille et aimante, comme toutes les mères, je crois, souffle Michael, J’ai du mal à me rappeler d’elle avant sa maladie… J’ai juste quelques flashs… Mais… Je me rappelle qu’elle chantait tout le temps, elle avait toujours le sourire… Elle n’a jamais rien laissé paraitre devant nous… Elle ne s’est jamais plainte… Jusqu’au bout, elle a organisé des fêtes pour Noël ou nos anniversaires… Je… Je me suis fâché contre elle qu’une seule fois… C’était à Noël 82, j’avais demandé le Faucon Millénium de Star Wars et, comme on n’avait pas beaucoup d’argent, on n’avait qu’un seul cadeau… La taille de la boite correspondait parfaitement… J’étais sûr que c’était ça… Mais… Mais c’était un jeu de construction.
- Oh, la vache !! T’as du être sacrément déçu !
- Je ne lui ai pas parlé pendant deux semaines, sourit Michael, Mais un samedi, elle a pris le jeu, on s’est installé dans le salon et on l’a regardé ensemble. J’ai construit mon premier immeuble et j’ai adoré ça. Elle me connaissait bien…
- Du coup, t’as jamais eu le Faucon Millénium.
- Si, pour mon 10ème anniversaire, le dernier avant sa mort….
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zabou
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MessageSujet: Re: DENOUEMENT   Mar 22 Sep - 18:46


21 août

Fox River

Michael et Fernando ont parlé durant une bonne partie de la nuit. Ils se sont endormis en réalisant qu’ils avaient, au final, eu une enfance assez similaire. Une mère seule qui se débat entre son travail, ses enfants, les corvées de ménage et tout le reste, mais aimante et attentive qui faisait son maximum pour qu’ils ne manquent de rien.

La lumière réveille Michael qui s’était profondément endormi. Il se redresse un peu raide.

« Petit déjeuner, Scofield, sourit Patterson en baissant le passe-plat, C’est froid parce que les flics continuent leur boulot, mais au moins, c’est frais. »

Un peu étonné, le prisonnier prend le plateau qui contient une brique de jus d’orange, une de lait, des céréales, du beurre et du pain du jour. Il sourit en s’asseyant sur son lit.

« Bon apet !, lui crie Fernando
- A toi aussi.
- Mec, ça fait du bien de manger. Mon estomac commençait à me faire mal.
- Vivement les bons petits plats de maman, se moque Michael
- J’te le fais pas dire. »



Washington – DC
Une foule de plusieurs millions de personnes converge vers Capitol Hill où les audiences de la Commission commencent en ce jeudi du mois d’août. Les slogans sur les banderoles et les pancartes sont unanimes. Les gens veulent connaitre la vérité sur cette énorme corruption qui a touché toutes les instances du pays. Les Américains sont prêts à accepter beaucoup de choses, mais ce pays fondé sur des principes protestants déteste le mensonge et la corruption. Leur colère est renforcée par les informations, de plus en plus précises, démontrant l’énorme travail de lobbying effectué par la Compagnie pour pousser le gouvernement américain à déclarer la guerre à l’Irak, non parce que ce pays était impliqué dans les attentats du 11 septembre, ou parce que Saddam Hussein était un horrible dictateur, mais uniquement parce que ce pays possédait d’importantes ressources pétrolières. Même les anciens combattants, voir les militaires en exercice eux-mêmes, commencent à lâcher le gouvernement en place, et ce, alors que le pays est engagé dans 2 conflits extérieurs. Du jamais vu !

C’est dans cette ambiance survoltée, amplifiée par la chaleur estivale, que William Brown, vêtu d’un strict costume noir et d’une chemise blanche, entre dans le bâtiment. Le directeur du FBI ouvre le feu des auditions. Il serre le petit calepin qu’il tient à la main et où il a noté les éléments importants qu’il tient à révéler. Il lève la tête un peu impressionné par ce lieu chargé d’histoire, car la Commission se tient dans l’ancienne chambre du Sénat. Hormis le décorum très impressionnant, William est dans son élément. La présence, en nombre de journalistes, ne le déstabilise en rien et il connait déjà la plus part des membres de la Commission. Le président, Cooper Green, est une vieille connaissance. Lucas Paris, juge à la cours suprême depuis George Bush père, est loin de lui être inconnu, tout comme, Al Gore, vice-président de Bill Clinton. Même s’il ne l’a jamaisrencontré, Brown a une excellente opinion de Colin Powell, intégré à la Commission en qualité d’ancien chef d’état-major des armées, juste avant Krantz. La seule personne qu’il ne connait pas est aussi la seule femme de cette commission. Elle est Américain, médecin reconnu et membre de l’OMS. Elle a 56 ans, est Afro-Américain et se nomme Grace Bringson.

Il est 09h00, heure de la côte Est, quand William entre dans la pièce sous les flashs des appareils-photos. Le directeur du FBI s’immobile quelques secondes en grand professionnel de la communication pour laisser les journalistes faire leur travail, puis il prend place dans le box aménagé pour les dépositions. Après les formalités où il décline son identité, son titre et où il jure de dire toute la vérité, William explique, d’une voix calme et posée, les yeux fixés sur la caméra, son long combat contre ce cartel, nommé La Compagnie. En arrivant à ce mois d’août 2005, Brown rend un hommage appuyé, en les nommant individuel, aux personnes qui, « au péril de leur vie », ont remis Scylla aux autorités. Il explique, sans trop de détails, comment cela s’est passé, puis revient sur les trois hommes qui ont choisi de se rendre.

« Mon rôle n’est pas de dire si leur place est ou non en prison, ni quelle doit être leur sentence, mais je ne peux m’empêcher de m’indigner contre les conditions de détention de messieurs Scofield et Sucre. Sans eux, mon combat ne serait pas terminé, La Compagnie serait toujours une menace pour ce pays et pour le monde entier. Aussi, même si je ne balaie pas d’un revers de la main les délits que ces deux hommes ont commis, je pense que la moindre des choses, vu le service immense qu’ils ont rendu à l’humanité, serait qu’ils soient traités dignement… »


Dernière édition par zabou le Mar 22 Sep - 18:51, édité 1 fois
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zabou
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MessageSujet: Re: DENOUEMENT   Mar 22 Sep - 18:50

Fox River


« Qu’ils soient traités dignement…. » Voilà ce que Lang et Misoko viennent vérifier en arrivant à Fox River.
La journée promettant d’être encore longue et pénible, les deux femmes commencent par le premier point noir : l’isolement. Patterson leur ouvre la porte, les salue et s’excuse immédiatement.

« Je n’ai pas pu leur apporter un minimum de confort car la police scientifique n’en a pas encore fini avec la laverie et les stocks. Ils ont voulu examiner tous les draps et les matelas.
- Je suis au courant, le rassure le procureur au moment où ils s’engagent dans le triste couloir, Pour la cantine également »

Louis ouvre les deux cellules et remonte dans son bureau pour laisser les détenus s’entretenir avec les policiers. Leurs propos sont rassurants.

« Bien, conclut Marylin, Je vais m’assurer qu’aujourd’hui vous puissiez prendre une douche. Vous empestez tous les deux, et ce manque d’hygiène peut être préjudiciable.
- Madame, souffle Sucre en se dandinant, J’voudrais pas abuser, mais… Si on pouvait sortir prendre un peu l’air…
- Je vais en parler au directeur », lui répond le procureur avant de tourner les talons.

Lang reste encore quelques minutes.

« Beth vous a expliqué ?, demande-t-elle
- Oui », lui indique Michael




Washington – DC

Un homme aux traits tirés, les joues mangées par une barbe, portant des lunettes de vue avec un épais bord noir fait les cents pas dans les couloirs de Capitol Hill, jetant un œil discret aux tableaux accrochés au mur.

« Monsieur Grant ?, appelle un agent de police
- Oui ?
- C’est à vous. »

Vêtu d’un costume mal taillé de couleur grise qui accentue son teint pâle, James Whistler se présente devant la commission, un dossier sous le bras. Il se plie aux formalités d’usage en s’excusant pour sa voix cassée.

« J’ai une angine… »

James n’a nul besoin de forcer son talent d’acteur pour paraitre affaibli. Whiteker avait raison, sa sortie de l’hôpital était grandement prématurée et le jeune homme a encore besoin de soins. Néanmoins, il explique en détail sa mission d’infiltration dans la Compagnie, son faux-pas au Panama, qui a bien failli mettre en péril ses 10 ans de travail, et les circonstances de sa rencontre avec Michael Scofield. L’agent du FBI ne tarit pas d’éloge sur son « sauveur ».

« Sans lui je serais mort, déclare-t-il, Et ma rencontre avec les fils d’Aldo Burrows a donné un coup d’accélérateur inattendu à ma mission. Moi, je cherchais des informations irréfutables sur la Compagnie et eux, un représentant des forces de l’ordre en qui ils pouvaient avoir confiance… »
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MessageSujet: Re: DENOUEMENT   Mar 22 Sep - 18:55

Chicago – Centre de rééducation

Lincoln n’a pas le loisir d’entendre les compliments que Whistler adresse à son frère. Andrea l’a laissé récupérer la veille, aussi, vu qu’aujourd’hui il n’y a pas de visite au pénitencier, il a préparé un planning particulièrement intense à son patient.

Après deux heures de musculation, Burrows passe plus d’une heure dans la piscine avant la pose repas et un passage entre les douces mains de Leïla, puis reprend par une séance de conduite du fauteuil dans les jardins du centre : reculer, tourner à droite, à gauche, faire demi-tour sur place. Heureusement que Darius et sa bonne humeur l’accompagnent.

Durant son séjour, Linc découvre d’ailleurs la solidarité et la tolérance qui caractérisent le monde des handicapés. Aucun de ses compagnons d’infortune ne semble porter de jugement sur lui. Ils sont au contraire un soutien de tout instant, lui remontent le moral quand il flanche, l’encouragent lors de ses exercices. L’optimisme semble le maitre mot du centre et Lincoln trouve dans le sport un excellent défouloir…




Fox River

Après l’isolement, Misoko et Lang se sont faites conduire à l’unité psychiatrique par Pavelka et Wallace, puis, elles ont rejoint les inspecteurs des services vétérinaires à la cantine. Ces derniers continuent de faire le nettoyage de toutes les infractions qu’ils ont constatées la veille.

« Monsieur Pavelka, demande le procureur d’une voix cassante, Pouvez-vous m’expliquer pourquoi nous avons trouvé autant de nourriture non conforme dans votre établissement ? Les inspecteurs ont noté des produits cuisinés congelés, des dates limite de consommation dépassées et je ne parle même du pain rassis, car je sais à qui il était destiné. »

Ed soupire.

« Il est facile de juger, Madame. Mais après l’évasion du mois de mai, comme ils le font toujours, les politiciens ont cherché à se couvrir. Aidés par la presse, ils ont fait reposer l’entière responsabilité de cette spectaculaire évasion sur le dos de la pénitentiaire. Et dans les bureaux, ils ont décidé de prendre des mesures pour renforcer la sécurité dans les prisons. Et bien évidemment, personne n’a chiffré ce que cela allait couter ! On nous a ordonné de faire des travaux hors de prix sans augmenter le budget d’un seul cents. Il valait bien trouver l’argent quelque part et couper dans d’autres budgets.
- Comme les soins psychiatriques.
- Notamment, ou la réinsertion. Après l’évasion des 8 détenus de Fox River, personne ne voulait entendre parler de réinsertion. Le maitre mot était : la sécurité ! Garder les malades comme Bagwell bien au chaud derrière vos murs ! Avec quels moyens ? Personne n’a abordé cette question. J’avais des ordres, je les ai appliqués !
- C’est sûr qu’avec une bonne intoxication alimentaire, un évadé ne risque pas de courir bien loin, ironise Lang en regardant dégoutée la nourriture avariée jetée dans de gros sacs poubelle
- J’ai demandé aux gars chargés de la cantine de faire des économies, explique Wallace, Personne ne leur a payé des cours d’hôtellerie.
- Parce que vous mangez des yaourts qui ont dépassé la date limite depuis plus d’un mois chez vous ?, continue Felicia en lisant la date sur un pot de laitage, Je veux bien admettre que vous ignoriez certains détails des lois sur la restauration, capitaine, bien que nul ne soit censé ignoré la loi. Mais, certaines choses tombent sous le bon sens.
- Avez-vous idée de ce que c’est de diriger un tel établissement ?, se fâche Dalton, Et en plein mois d’été en plus ! Entre les gardiens qui se font porter pâle pour s’occuper de leurs mioches en vacances, les taulards qui s’énervent pour un rien à cause de la chaleur et ceux qui n’ont pas l’éclairage dans toutes les pièces mais qui sont détenus en population général faute de places en psychiatrie ! C’est pas un hôpital ici ! Je sais que certains prisonniers devraient recevoir des soins, mais c’est pas notre boulot ! Je suis pas psychiatre. Sous Tancredi, les peines se sont considérablement allongées ! Ce pénitencier est rempli comme un œuf !
- Il a raison, insiste Ed, Nous sommes à un taux de remplissage de 130%. Et on doit essayer de ne pas mettre les Latinos avec les négros, les négros avec les nazis, les petits tendres avec les prédateurs sexuels, les longues peines avec les courtes peines…
- Monsieur, le coupe Misoko, Je comprends parfaitement que votre travail soit difficile. Et, vu que pour beaucoup d’entre eux, c’est moi qui ai contribué à les envoyer ici, je sais, par expérience personnelle, que ce ne sont pas des anges. Je veux même bien admettre que vous attribuiez cette spectaculaire évasion, pour reprendre votre terme, à une certaine naïveté de votre prédécesseur, même si je ne partage pas cet avis, mais il y a des limites à ne pas dépasser ! Vous, autant que directeur, et vous, en qualité de capitaine des gardiens, êtes responsables du comportement de vos hommes ! Fermer les yeux sur des actes de torture, des viols, commis par un gardien est intolérable ! Vous ne pouvez pas surveiller ce qui se passent dans toutes les cellules entre détenus, soit, mais quand un homme est enfermé seul, dans une cellule d’isolement, et qu’il en sort avec des lacérations au rectum, ça ne peut pas être un autre détenu qui lui a fait cela ! Si vous aviez pris les mesures nécessaires contre McLeish, on ne serait certainement pas là, monsieur le directeur ! Et ne me dites pas que c’est pour faire des économies d’électricité que vous avez ordonné de plonger l’isolement dans le noir. N’importe quel homme deviendrait fou après des jours dans le noir. C’est de la torture ! Et je ne vous parle pas du fait qu’un d’entre eux n’avait aucun vêtement. Cela est une violation, grave, de ses droits les plus fondamentaux. Bon, nous allons continuer de faire le tour… Aujourd’hui, l’équipe de la scientifique aura terminé son travail. Aussi, je veux que demain, tout soit rentré dans l’ordre. Vous entendez ! »
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zabou
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MessageSujet: Re: DENOUEMENT   Mar 22 Sep - 19:04

Washington – DC


Après la pose déjeuner, la Commission reprend ses auditions et la tension monte d’un cran à l’extérieur du prestigieux bâtiment quand Caroline Reynolds, habillée d’un élégant tailleur noir, se présente. Les cris et les sifflets passent à travers les épais murs de Capitol Hill malgré la distance qui les séparent des manifestants.
D’apparence imperturbable, l’ancienne présidente décline son identité et jure sur la bible de dire toute la vérité. Répondant à une question de Grace Bringson, elle explique d’une voix calme comment elle a tout mis en œuvre pour protéger son frère, Terrence Steadman. Elle jure ses grand Dieux avoir tout ignoré des véritables intentions de la Compagnie.

« Certes, la coupe Al Gore, Mais vous étiez cependant prête à sacrifier la vie d’un innocent.
- Je ne qualifierais pas Lincoln Burrows d’innocent. C’est d’ailleurs la raison… Enfin, je croyais que c’était la raison pour laquelle il avait été choisi.
- Excusez-moi, la coupe Lucas Paris, Le casier judiciaire de Burrows est certes bien rempli, mais il n’a jamais été accusé de meurtre avant que vos hommes ne le piègent. Monsieur Burrows méritait peut-être de passer de longues années derrière les murs de Fox River, mais en ma qualité de juge à la Cours Suprême, aucun de ses méfaits ne justifient trois ans dans le couloir de la mort. Tous cumulés, je dirais que Monsieur Burrows méritait, tout au plus, une quinzaine d’années de prison en détention normale. »

Reynolds soupire, réfléchit quelques instants.

« Ecofield était une idée de la Compagnie. Et… Et Jonathan Krantz n’a pas pour habitude de laisser des témoins gênants en vie. A cause de ce contrôle fiscal, mon frère était devenu le maillon faible. La seule chose que je pouvais faire pour lui sauver la vie était de me plier aux ordres de Krantz. Mon frère… Mon frère a subi plus d’une vingtaine d’opérations chirurgicales pour faire changer son apparence… »

Visible émue en évoquant le calvaire de son frère, Caroline explique toutes les mesures mises en œuvre pour que personne ne puisse formellement l’identifier. Les mensonges qu’elle a du dire à sa femme, à ses enfants. Prises sous le feu des questions, malgré l’excellent travail de son avocat, la carapace de la politicienne se fissure.

« Je n’étais qu’un pion dans le grand jeu de Krantz… J’ai… J’ai longtemps cru que… Que je me dévouais à mon pays… Que… Je pensais qu’en utilisant les appuis de Krantz, je pourrais mettre ma politique, ce en quoi je croyais vraiment, en place.
- Venons-en à ce fait, approuve Cooper, Madame Reynolds, combien de fois votre vote, disons depuis que vous avez été élue Sénatrice, combien de fois votre vote a-t-il été commandé par la Compagnie ?
- Je ne serais dire.
- Un pourcentage, alors. 10%, 40%, 90% ? »

Caroline pâlit, cherche de l’aide au près de son avocat.

« Madame Reynolds est en politique depuis très longtemps, elle ne peut pas se souvenir de toutes les lois, de tous les amendements, qu’elle a votés.
- Je ne lui demande pas un chiffre précis, insiste Green, Et encore moins de nous les donner en détail. Juste une évaluation… Prenons la loi sur l’énergie. A la surprise générale, vous avez voté « oui ». Etait-ce votre choix personnel ou vous l’a-t-on ordonné ?
- On me l’a ordonné…. Je… Je dirais que plus de la moitié des votes importants auxquels j’ai participés m’ont été dictés par la Compagnie…. »

Caroline finit son audition complètement lessivée.

« Vous avez démissionné de votre poste de Commandant en chef de ce pays en invoquant des raisons de santé, un cancer, indique Al Gore, Hors, l’examen médical que vous avez subi n’a revelé aucune tumeur…
- C’est une métaphore… J’étais… J’étais dans une impasse. Monsieur Scofield m’avait fait savoir qu’il avait l’enregistrement d’une conversation que j’avais eu avec mon frère, après sa… sa mort… Si… Si je ne leur accordais pas, à lui et à son frère, la grâce présidentielle, il menaçait de donner cet enregistrement à la presse… Cette conversation était très… privée… Mais… Mais la Compagnie m’a fait savoir qu’il en était hors de question. Ils m’ont menacée… Je n’avais pas d’autre issue. J’ai employé le mot cancer car… Car c’est le terme qui définit le mieux la Compagnie… Un cancer. »

Cependant, Reynolds reste calme et ferme sur un dernier point.

« Quand le Président Mills a signé la loi sur l’énergie, Krantz était furieux… Via des hommes à lui, il… Il m’a fait comprendre que si je n’arrivais pas à faire changer le président d’avis, il prendrait les mesures nécessaires.
- Nous n’avons pas trouvé de preuves de ce que vous avancez, souligne Lucas
- Je ne sais quoi dire. Sinon que je n’ai rien à voir dans la mort de Richard… Pourquoi l’aurais-je tué ? Il finissait son second mandat, il ne pouvait pas se représenter. Sa mort, dans ce contexte, peut paraitre suspecte alors qu’elle ne l’est pas… »



Chicago

L’article de Jessica dans le Chicago Tribune n’a nullement contribué à remonter le moral de Sara. Connaissant très bien Michael, la jeune femme n’a eu aucun mal à lire entre les lignes pudiques avec lesquelles la journaliste décrit le calvaire que vit l’un des plus célèbres détenus de l’Illinois. Et même si le jeune homme a admis l’odieux chantage de McLeish, elle craint qu’il n’ait caché les éléments les plus sordides, Michael ayant toujours la fâcheuse tendance à chercher à épargner les autres. Hors, il savait que ses propos allaient paraitre dans la presse et qu’elle et Lincoln allaient immanquablement les lire…

Aussi MariCruz a emmené son amie dans une virée shopping sur Michigan Avenue. Leurs hommes passent devant la Commission le lendemain, ils ne peuvent pas apparaitre devant le pays tout entier en T-shirt et en jeans.

Chez Banana Republic, les deux jeunes femmes dénichent des costumes sombres, simples, bien coupés. MariCruz choisit sans l’ombre d’une hésitation. Sara est plus dubitative : L ou XL ? Bleu Marine, noir ou Gris sombre ?...
Après un long moment d’hésitation, elle se décide à appeler Jessica. La journaliste n’a aucun problème pour lui donner des conseils.

« Du XL, le L, c’est trop court… Du noir et blanc, c’est ce qui lui va le mieux… »

Mais leur discussion quitte rapidement le rayon chiffon pour se concentrer sur cette heure que Jessica a pu passer avec Michael.

« Je n’ai rien occulté, précise la journaliste, Il ne m’a rien demandé de ne pas écrire.
- Vous pensez qu’il vous a tout dit ?
- Il m’a dit l’essentiel, mais peut-être pas tous les détails. Mais, j’ai eu l’impression que ça lui faisait du bien de me parler…. »

Pour atteindre les caisses, MariCruz et Sara doivent passer par le rayon femme. Cette dernière aperçoit une jolie petite robe noire sur un mannequin. Elle la regarde quelques secondes.

« Essaie-là !, l’encourage MariCruz, Tu es grande et mince, elle t’ira à merveille ! »

Sara se rappelle la silhouette de Jessica sortant de la prison, magnifique dans sa jolie robe violette. Elle hoche la tête, cherche sa taille et part essayer la robe….
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MessageSujet: Re: DENOUEMENT   Mar 22 Sep - 19:11

Fox River


Le mur qui sépare Michael et Sucre est quasiment devenu invisible. Sachant que personne ne viendrait les frapper, les deux amis discutent, via l’évacuation, comme ils le feraient tranquillement installés dans leur ancienne cellule au bloc A. Même les bruits de pas qui s’approchent ne les font pas taire.

« Tu lui fais confiance à cette journaliste ?
- Oui… Elle a des goûts sexuels un peu loufoques mais c’est une vraie pro. Je crois que c’est ce qui m’a plu chez elle. Quand on s’est connu, elle bossait sur une histoire de pots de vin pour implanter une usine Seveso dans une zone résidentielle dans un quartier de classe moyenne, des gens qui n’avaient pas vraiment les moyens de se défendre. Elle était leur seul espoir et elle ne les a pas déçus.
- Je me rappelle de cette histoire ! L’usine faisait un chantage à l’emploi en disant qu’elle irait s’implanter à l’étranger si on la laissait pas se mettre là.
- C’est ce qu’ils ont fait », soupire Michael au moment où la porte de sa cellule s’ouvrir.

Il se redresse immédiatement en voyant Dalton les mains posées sur les hanches.

« Douche, Scofield ! », se contente de tonner le capitaine

Les prisonniers, libres de toute entrave, sont conduits aux grandes douches de la prison, escortés par Louis et son chef. Des détenus du bloc A finissent de se laver. Des applaudissements accueillent les deux hommes.

« Vos gueules !, hurle Wallace, Le prochain qui applaudit part au trou ! »

Le silence revient immédiatement. Michael et Fernando attendent les ordres du capitaine. Ils ont toujours en mémoire le coup reçu par Scofield le soir de leur arrivée ici.

« Allez, à poil et sous la douche, on a pas que ça a foudre ! »

Les deux amis se déshabillent pendant que les autres prisonniers retournent dans leur cellule.
Les douches sont d’une propreté inhabituelle. Après avoir effectué leur travail de fourmi, Mark et Filipe ont ordonné de nettoyer l’endroit de fond en comble. Wallace a mis une dizaine de détenus à la tâche durant toute la nuit.
Sucre et Scofield se glissent sous l’eau chaude avec délectation. Ce dernier n’arrête plus de se frotter avec le savon pour se débarrasser de l’odeur de Luke.

« Tu veux effacer ton tatouage, Scofield » rigole Wallace

Patterson lui lance un regard noir stoppant net le rire du capitaine.

« Bon, ça suffit. Vous allez épuiser l’eau chaude ! »


§§§§§§§§



Après la douche, Ô Surprise, Michael et Fernando sont conduits à l’infirmerie pour qu’on leur change leurs pansements. Rick se charge de Fernando et Kathy de Michael.
Installés dans l’ancien bureau de Sara, ils restent tous deux silencieux un long moment. Scofield fixe les mains qui prennent soin de ses blessures. Quelque chose dans le regard de cette femme le met mal à l’aise.
Kathy est la première à rompre le silence.

« Quand j’ai appris ce que Sara avait fait… L’overdose… Je t’ai détesté Scofield. Si j’avais pu aider cet agent du FBI, je l’aurais fait. Sara recommençait à peine à reconstruire sa vie. Elle venait juste de sortir la tête de l’eau… J’ai… J’ai tout de suite remarqué qu’elle avait le béguin pour toi. J’ai essayé de lui en parler, mais elle a toujours nié. Mais je n’avais pas imaginé que tu cherchais à la manipuler. Que tu te servirais de sa faiblesse…
- J’ignorais qu’elle avait des problèmes de drogue, souffle Michael en baissant d’avantage la tête, La… Lui demander de laisser la porte ouverte n’était pas prévu. J’espérais… J’espérais juste qu’elle pourrait faire changer d’avis à son père…
- Je sais. J’ai entendu son interview. Et… Enfin, elle m’a fait changer d’opinion sur toi… Je comprends ce que tu as fait… Mais… Enfin, ça aurait été mieux si Sara et Pope n’avaient pas été des dommages collatéraux.
- A qui le dis-tu… »

Michael relève la tête.

« Que tu le crois ou pas, Sara compte beaucoup pour moi… Elle… Elle… Je… Je me suis fait prendre à mon propre jeu. Tous les moments que j’ai passé ici avec elle ont… Ont rendu les choses encore plus compliquées… Et… Je lui ai laissé cet origami sans trop savoir ce qu’elle allait faire. C’était une bouteille à la mer. Mais… Mais ne pas lui laisser quelque chose pour lui prouver mes sentiments était impossible. Si… Si elle n’était pas venue au Nouveau Mexique, je n’aurais jamais cherché à la recontacter. J’aurais eu mal… Très mal, mais j’aurais compris… C’est… C’est pour elle que tu as parlé à Felicia ?
- En partie, souffle Kathy en secouant la tête, Mais pas seulement. Il valait bien faire quelque chose. J’avais honte… Bien avant que Sucre et toi n’arriviez ici. A chaque fois que je croisais ces pauvres gars… Mais je ne savais pas à qui parler. Et sans ce boulot, je fais comment pour faire manger mes gosses… »

Scofield prend la main de l’infirmière.

« Merci, murmure-t-il en plantant ses yeux clairs dans ceux de Kathy, Je ne sais pas si j’aurais pu supporter cela une nuit de plus… »

§§§§§§§§§§§


De retour dans leur cellule, une autre bonne surprise attend Michael et Fernando. Matelas, oreillers et draps ont fait leur retour sur les lits. Le jeune Latino saute sur le matelas en souriant.

« Si le proc arrive à nous obtenir des promenades, ça va devenir supportable ici ! », s’exclame-t-il

Michael hoche la tête en s’asseyant sur son lit. Ses yeux parcourent les murs vides de sa cellule. Il soupire et sort la mèche de cheveux qu’il a glissée dans la poche de sa chemise.
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MessageSujet: Re: DENOUEMENT   Mar 22 Sep - 19:19

Chicago

Son inspection de Fox River terminée, Marylin Misoko se rend ensuite dans les locaux de la police scientifique de Chicago pour récupérer leur rapport. Au fond d’un long couloir, elle arrive dans le bureau d’Eva Moore, petite pièce encombrée de livres de médecine, d’une simple table avec un ordinateur et de trois chaises. Elle trouve le médecin légiste en grande discussion avec un Eurasien d’une quarantaine d’années, Phil Walker, un profiler.

« Bonjour, madame le Procureur, entrez. Nous vous attendions », la salue Eva

Après un échange de politesse, Misoko montre un exemplaire du Chicago Tribune au médecin.

« Avez-vous lu ?
- Bien sûr, répond Moore, Cela correspond à ce que m’a déclaré Monsieur Scofield.
- Mais vous pensez toujours qu’il ne vous a pas tout dit, devine Marylin en s’asseyant sur une simple chaise en plastique
- Ce gardien lui a uriné au visage et l’urine est un puissant détergeant.
- Vous pensez à une fellation ?
- Je n’exclue pas la possibilité que ce gardien ait cherché à le forcer à lui faire une fellation mais je ne pourrais jamais le prouver. Là n’est pas vraiment le plus important. J’ai trouvé Monsieur Scofield très ébranlé. J’ai entendu dire qu’il passaitdevant la commission demain. J’espère qu’il sera nerveusement en état de le faire.
- Je l’ai vu ce matin. Leurs conditions de détention se sont beaucoup améliorées.
- Tant mieux, car il a besoin de repos. On le serait à moins après tout ce qu’ils ont traversé et… Si je m’entretenais avec Phil, c’est que je pense que nous allons avoir besoin de messieurs Sucre et Scofield.
- Comment ça ?, s’étonne Misoko
- Je pense qu’ils seront sortis de prison avant qu’il n’y ait prescription pour ce que ce gardien leur a fait subir et nous allons avoir besoin qu’ils portent plainte contre ce Mc Leish, car je doute que les autres détenus le fassent…
- Et d’après ce que le docteur Moore vient de m’apprendre, mettre ce McLeish derrière les barreaux pour très longtemps est une nécessité, intervient Walker
- Le chantage, la référence au téléfilm Holocauste évoqué dans cet article,est la marque de fabrique de ce monstre, continue Eva, Deux jeunes détenus, âges de 20 et 21 ans, Neil Pitt et Nigel Affleck ont subi la même chose. Tous deux ont des mères jeunes, dans la quarantaine…
- Quoi ? Vous voulez dire, s’étrangle Misoko
- Que ce gardien a fait le même odieux chantage à ces jeunes hommes. Toi ou ta mère, approuve le docteur, Je me suis permise d’appeler ces femmes. Aucun gardien, ou même une personne se faisant passer pour un employé de Fox River, n’a jamais contacté ces deux mères. Elles n’ont jamais reçu aucune proposition de ce genre.
- Et je pense que l’agent Lang ou maitre Hewes n’auraient pas manqué de le faire savoir si Mademoiselle Tancredi avait reçu une proposition aussi indécente, réfléchit Marylin, Ce type est un lâche
- Non, Madame le Procureur, c’est bien pire que cela. Ce type est un monstre pervers. », corrige Walker

Misoko fronce les sourcils et fixe l’Eurasien.

« Voilà comment je vois les choses, poursuit-il, Il ne veut pas que sa victime se défende. Sur ce point, vous avez un peu raison, il n’est pas très courageux. Aussi, il la broie moralement. Il repère la personne à qui sa victime est la plus attachée. Celle que sa victime ne supporterait pas de perdre. Puis, il fait croire à sa victime que cette personne l’a abandonnée. Monsieur Scofield est trop pudique pour le dire, mais je suis sûr que ce monstre lui a fait croire que Mademoiselle Tancredi se désintéressait de lui, ou lui a dit non. C’est ce qu’il a dit à Neil et Nigel. Que leur mère lui avait dit : plutôt lui que moi ! »

Marylin, de plus en plus intéressée, sort de quoi noter.

« Ces femmes viennent tous les jours à la prison, comme Mesdemoiselles Tancredi et Delgado, précise Eva, Elles laissent des lettres, des cadeaux, que des gardiens devaient certainement détournés.
- Au mitard, les prisonniers n’ont le droit à rien, précise le procureur, Ils n’ont contact qu’avec leur avocat. Tout ce que leur mère ont laissé a du leur être donné quand ils sont retournés en population générale.
- Quand c’était trop tard, remarque Phil, Et ça a peut-être été pire, car ils ont réalisé qu’ils ont douté de leur mère…
- Et quand une personne n’est pas facilement atteignable, ce McLeish attend, le coupe Moore, Ce fut le cas de Trumpets. Lui, il n’avait trouvé personne pour le faire craquer, et ce Trumpets est une forte tête, mais aussi un très beau garçon… C’est pour ça que je l’ai regardé à l’infirmerie. Il était arrivé dans les derniers, pas pour me voir, mais pour faire le ménage. Nos regards se sont croisés et j’ai su. Il nous a bien valu heure avec Kathy, l’infirmière, pour le convaincre de me parler… Lui, c’est l’obscurité et d’être constamment enchainé qui l’ont fait craquer, sans parler du fait que toutes les nuits, il entendait les hurlements des autres. McLeish lui tournait autour depuis le début. Trumpets a réussi à tenir un mois. Mais un soir où McLeish recommençait son cinéma avec lui, il a craqué. Il lui a sauté au visage. McLeish l’a frappé avec sa matraque jusqu’à ce qu’il ne bouge plus puis l’a violé, avec la matraque.
- Donc, vous pensez que McLeish cherchait à faire craquer Scofield en utilisant Tancredi.
- Je pense que c’est bien pire que cela, précise Walker, Il visait les deux, Scofield et Sucre. Mais comme beaucoup d’hommes, surtout les pervers, une femme enceinte le révulse. Donc, il n’a pas visé Mademoiselle Delgado. Et surtout, quand il a entendu l’interview de Mademoiselle Tancredi, il a immédiatement vu la faille.
- Zut !, siffle le procureur
- Comme vous dites. Il a su que Scofield ne supporterait pas l’idée qu’on touche à nouveau à sa compagne. Mais son petit jeu pervers ne s’arrêtait pas à Scofield. Pour la première fois, il avait deux amis à sa portée… Il allait se servir de l’un pour faire craquer l’autre. Je suis sûr qu’il aurait fait l’enfer à ces deux hommes, il les aurait poussés à bout pour faire d’eux ce qu’il voulait.
- Et je pense que Scofield est suffisamment intelligent pour l’avoir deviné, intervient Eva, Voilà pourquoi il s’est mordu la lèvre jusqu’au sang quand ce pervers le touchait. Pour ne pas lui faire le plaisir de le supplier ou crier, mais aussi pour que son ami n’entende rien. Mais subir ce genre de choses, à supposer que ça ne soit pas allé plus loin, laisse des traces.
- Ayant trouvé la faille pour Scofield, précise Phil, McLeish allait l’utiliser pour faire craquer Sucre.
- McLeish a dit à Sucre qu’il allait passer la nuit de mercredi à jeudi avec Scofield et qu’il allait tout lui faire. Fernando a craqué et a réagi comme Trumpets. Si McLeish avait été de garde hier soir, je suis sûre qu’il aurait violé l’un de ses deux hommes, peut-être même les deux, indique Moore
- Mais d’après ce que vous pouvez prouver, ces deux hommes n’ont pas subi de viols, donc, si les autres détenus ne portent pas plainte, on ne pourra pas poursuivre McLeish pour viol, mais uniquement pour attouchements sur Scofield et violences sur les deux.
- Cela suffira pour le faire passer devant un collège de psychiatres, déclare Walker, Et ils en arriveront à ma même conclusion que moi : un jour, les viols ne lui suffiront plus, il passera à l’étape supérieure… »
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MessageSujet: Re: DENOUEMENT   Mar 22 Sep - 19:27

Chicago- Centre de rééducation

Lincoln regagne sa chambre épuisé mais souriant. Les plaisanteries de ses copains ont réussi à lui changer les idées. Avec une agilité toute nouvelle, il se glisse sur le fauteuil de la douche et laisse l’eau chaude détendre ses muscles douloureux. Après s’être essuyé, il s’installe sur son lit pour se rhabiller et allume machinalement la TV.

« … La fouille du lac Forc Perk s’est à nouveau révélée fructueuse. Le bas d’un corps de femme a été retrouvé ce matin, à proximité de la partie retrouvée hier. D’après les premiers éléments, il est fort probable que ce corps soit celui d’une seule et même personne. »

Une boule se reforme dans le ventre de Lincoln. Il sent au plus profond de lui-même que ce corps est celui de Veronica. Le jeune homme est partagé entre le soulagement à l’idée que son amie puisse être enterrée décemment et une rage sourde contre ce qu’ils ont osé faire son corps.
Deux coups frappent à la porte le font sursauter. Linc se retourne et sourit.
Vêtue d’une jolie petite robe à fleurs, Sofia le regarde.

« Comment vas-tu ?
- Je découvre des muscles dont je ne soupçonnais même pas l’existence. Je vais avoir un corps de champion.
- Oh, s’exclame la jeune femme en souriant, J’ai hâte de voir ça. »

Elle pose la petite radio qu’elle tient à la main et coupe la TV.

« Ca, ce n’est pas bon pour le moral… La musique, c’est beaucoup mieux. »

Elle allume la radio et rejoint Lincoln sur le lit.

« Où as-tu eu cette antiquité ?
- Les Rix me l’ont donnée pour toi.
- Vraiment ?, s’étonne le jeune homme, Tu es sûre qu’elle ne contient pas une bombe. »

Sofia éclate de rire.

« Je n’irai pas jusqu’à dire qu’ils t’apprécient mais je pense qu’ils ont compris que tu n’étais pas responsable du meurtre deleur fille.
- Mais, je fréquente celui qui l’a tuée… J’ai remarqué l’expression de LJ à chaque fois qu’il regarde Kellerman.
- Si j’ai bien compris, cet homme est très utile… Il a changé de champ… Ca n’efface pas ce qu’il a fait mais… On ne choisit pas toujours ses alliés… Et puis, je ne suis pas venue pour parler de lui… »

Sofia se colle contre le torse dénudé de Lincoln et lui donne un fougueux baiser.




Fox River
Michael a fini par s’allonger sur son lit, redevenu accueillant, et a fermé les yeux en espérant trouver le sommeil. C’était compter sans Sucre que la douche a revigoré.

« Comment t’as fait pour réussir à faire des études avec tout ce qui t’es arrivé ?
- Les livres étaient mon évasion. De me plonger dans les bouquins me permettaient de me vider la tête.
- J’t’ai jamais vu lire ici.
- Je n’avais pas le temps, sourit Michael, J’étais concentré sur quelque chose.
- Moi, les livres, en dehors des BD, ça m’a toujours fait dormir. J’ai jamais réussi à lire un truc jusqu’au bout… »

Fernando lève la tête en entendant son passe-plat s’ouvrir.

« La bouffe ! », déclare Louis avec un petit sourire

Sucre attrape son plateau et se rassoit en salivant.

« On a le droit à la totale, papi !, rit-il en se penchant vers l’évacuation
- Ils ont peur qu’on tombe dans les pommes demain. Ca ferait mauvais effet », répond Michael en piquant dans les tomates-mozarella.
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MessageSujet: Re: DENOUEMENT   Mar 22 Sep - 19:36

Los Angeles

Toujours vêtu de sa saillante combinaison orange, Alex laisse les agents de la pénitentiaire lui passer les menottes aux poignets, autour de la taille et aux chevilles. Il a passé l’après-midi à faire le point avec son avocat. David Porter est d’ailleurs toujours là. Il continue d’expliquer à son client ce qui va se passer le lendemain, où Mahone ouvrira le bal. L’agent du FBI l’écoute avec beaucoup d’attention.

« Ne vous en faites pas, Maitre. Je serai à la hauteur de votre dévouement.
- Je n’en doute pas. Mais pensez surtout que c’est votre unique occasion de faire connaitre au monde entier ce que vous avez vécu. Sur le papier, les gens vont vous juger, mais, c’est vous seul qui pouvez leur faire découvrir qui vous êtes vraiment. Et cette personne ne mérite pas la peine de mort, Monsieur Mahone. »

Alex sourit. Il est maintenant enchainé et marchant avec difficulté, prend la directeur du fourgon qui doit le conduire à Long Beach où un avion fédéral l’emmènera jusqu’à Washington…

Le visage de l’ancien agent du FBI est détendu, serein. Ces quelques jours lui ont permis de faire le point sur sa vie. Il n’est pas encore vraiment en paix avec lui-même mais nombre de ses cauchemars commencent à disparaitre….




Chicago – Appartement de Hewes

Assis dans le luxueux salon de Beth, Sara, MariCruz, Petey et Paul l’écoutent leur résumer sa rencontre avec le procureur qui lui a remis un double des rapports de la police scientifique concernant ses clients. Et encore, l’avocate édulcore certains points pour ne pas choquer les jeunes femmes.

« Il va passer un certain temps à l’hôpital, sourit Paul, Pensez-vous qu’il partira ensuite directement derrière les barreaux ?- Misoko semble particulièrement remontée et c’est une femme extrêmement déterminée, répond Hewes, Donc, je pense que la réponse est « oui ». Elle va chercher dans son passé, dans les autres prisons où il a travaillé. Mais, un, il peut y avoir problème de prescription et deux, les hommes portent rarement plainte pour viol. Arriver à mettre en place un protocole d’accueil pour les femmes violées a pris des années, et il en faudra au moins autant, sinon plus, pour faire la même chose pour les hommes. C’est très dur pour un homme d’admettre qu’il a été victime d’une agression considérée comme « réservée » aux femmes. N’est ce pas monsieur Kellerman ?
- Pourquoi me demandez-vous ça ?, s’étonne ce dernier en sursautant
- Vous voyez, sourit l’avocate, Vous prenez cela comme une insulte à votre virilité. »

Elle prend une voix grave.

« Bien sûr que non, je suis capable de me défendre. »

Puis reprenant une voix normale.

« Et là, en plus, nous avons à faire à des détenus. Déjà qu’ils ne disent rien quand cela se passe entre détenus, alors, un gardien, alors qu’ils ont encore plusieurs années à passer derrière les barreaux… Ce Trumpets par exemple…
- Trumpets?, s’écrit Sara, Lui aussi, il…
- Oui. »

Le docteur secoue la tête estomaquée.

« Ta surprise parle d’elle-même, Sara. Si les deux femmes qui lui proposaient de l’aide n’avaient pas été noires, il n’aurait jamais accepté. Cet homme ne témoignera jamais, il n’admettra jamais avoir cédé à la pression de McLeish. Son statu de leader, de dur, tomberait en ruine, dans et hors de la prison. De plus, il s’est converti à l’islam. Admettre avoir eu une relation sexuelle avec un homme, même sous la contrainte. »

Beth fait non de la tête.

« Ce que le docteur a dit, demande MariCruz, Elle va pouvoir le prouver ? Je veux dire, cet homme va-t-il finir ses jours en prison?
- Tout dépendra des psychiatres, d’où l’importance que Michael et Fernando portent plainte... Bon, assez parler de cette raclure, grâce à Paul, il n’est plus un problème. Je voulais juste vous en parler car je devrai l’aborder demain pour faire prendre conscience à la Commission de ce que Michael et Fernando ont enduré en seulement quelques jours.
- Merci, soufflent Sara et MariCruz
- Maitre, demande Petey, Que va-t-il se passer après leur témoignage devant cette commission ?
- Tout va dépendre comment la Commission décide de fonctionner. Ils peuvent traiter les témoignages au cas par cas et rendre leur rapport, ou attendre d’entendre tous les témoignages avant de statuer. Et ça va prendre des semaines. Michael et Fernando passeront alors devant un grand jury avant les conclusions de la Commission.
- Donc, cette commission sert surtout pour l’opinion publique, soupire Sara
- Sauf s’ils statuent au cas par cas, lui rappelle Hewes, Tu as vu la foule devant Capitol Hill ? Et des manifestations du même type ont eu lieu dans tout le pays. La police a du mettre des barrières autour du tribunal de Chicago. Suite à l’article de Forman, le juge Kessler a été pris à partie alors qu’il sortait tranquillement déjeuner. Attendre des semaines avant de donner quelques signes susceptibles de calmer l’opinion publique serait très risqué. Mais Cooper Green ne vise aucun mandat.
- Ce qui n’est pas forcément le cas de Powell d’après les rumeurs. Et Al Gore base une grande partie de son action sur sa popularité, corrige Paul
- Croisons les doigts, conclut Beth, Bon, je vois que vous m’avez apporté des costumes pour ces messieurs. Ils vont être tout beaux là-dedans… »
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MessageSujet: Re: DENOUEMENT   Mar 22 Sep - 19:41

Fox River

Leur diner terminé, Michael et Sucre reprennent leur discussion.

« Le seul dans la famille qui a jamais étudié c’est ce bouffon d’Hector.
- Hector, c’est celui qui courait après MariCruz.
- Ouais… Après avoir fini ses études, il a levé la tête de ses bouquins et a réalisé qu’il y avait des choses plus intéressantes à regarder. »

Michael sourit.

« Je parie que tu as toujours préféré les filles aux livres.
- Ouais, et avant, jouer au foot ou faire les 400 coups avec les copains. J’suis sûr que t’as toujours été sage.
- Pas vraiment, j’essayais d’imiter Linc. Mais j’y ais vite renoncé. J’aurais fini en mille morceaux, alors je me suis tourné vers des activités moins physiques… J’ai toujours aimé étudié, savoir, comprendre… Mais, j’ai eu ma crise d’ado comme tout le monde, mais avec Linc, je ne risquais pas de franchir la ligne jaune.
- La ligne jaune, avec mes cousins, on n’a jamais cessé de la franchir. Nos parents nous enfermaient dans nos chambres et nous, on se barrait par l’escalier de secours, rit Sucre en se rappelant ces bons moments, Ma mère devenait folle… Quand j’y pense, si mon gamin fait ça…
- La seule fois où j’ai fait le mur, Linc m’a retrouvé en train de fumer du shit avec un copain du lycée.
- Toi, t’as fumé du shit ?
- Une seule fois, car vu la rouste que m’a mise Lincoln, je n’ai plus jamais réessayé ! Je n’ai pas pu m’assoir pendant deux jours !
- Quoi ! La vache !
- Il n’y allait pas de main morte, mais c’est comme ça qu’il m’a tenu hors de la rue. Je lui dois ce que je suis devenu. Il a été mon père et ma mère pendant toute mon adolescence.
- Mouais… Manche et Petey se sont pris des raclées de la part de leur père, ça ne les a jamais empêchés de recommencer.
- A croire que je préférais les livres aux virées entre copains… », conclut Michael
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MessageSujet: Re: DENOUEMENT   Mar 22 Sep - 19:48

22 août

Fox River – 5h30

Après avoir pris son service à l’isolement, Rizzo s’est contenté de récupérer les plateaux-repas. Depuis lors, les prisonniers ne l’ont ni revu, ni entendu. Ils ont discuté un long moment des bêtises qu’ils avaient faites enfant et adolescent, de ce qui les intéressait à l’époque puis ont fini par s’endormir.

La lumière qui s’allume dans leur cellule les tire des bras de Morphée.

« P’tit déj, grommelle Rizzo en leur tendant des plateaux particulièrement fournis
- Pourquoi ce petit déjeuner de luxe ?, demande Michael en regardant l’omelette au jambon qui complète le repas habituel
- Vous allez avoir une longue journée. Il est que 5h30 du mat’. Vous partez dans une demi-heure. Pour le reste, me demande pas. »

Rizzo remonte le passe-plat et tourne les talons. Sucre se jette sur la nourriture, mais Michael picore à peine. Il n’a pas faim. Lui aussi se pose beaucoup de questions sur cette commission et sur ce qu’il peut en espérer.

Il a à peine touché à son omelette quand la porte de la cellule s’ouvre. Les agents de la pénitentiaire chargés de leur transport sont les mêmes que ceux qui les ont ramenés de Los Angeles. Scofield pose sur son plateau sur le lit, se lève et se laisse enchainé.



Chicago - Aéroport Midway

La lumière rose de l’aube qui éclaire le parking du second aéroport de Chicago éblouit les deux prisonniers qui descendent avec difficulté du fourgon. Michael fronce les sourcils en apercevant l’hélicoptère militaire vers lequel les officiers de la pénitentiaire le poussent.

« Pourquoi est-ce l’armée qui assure notre transport ?, s’inquiète-t-il
- C’est le service VIP, lui répond le gradé qui ressemble à un gaulois, Vos petites personnes vont être escortées par la CIA. »

Un frisson parcourt le corps de Scofield.

La CIA, l’armée, deux organismes très liés à la Compagnie et si…

Il se fige.
Appuyé sur l’ouverture du Black Hawk, Kellerman les regarde, souriant.

« Bonjour, Michael. »

Un blanc de plusieurs secondes envahit le cerveau de Scofield. Il ne sait plus quoi penser.

Pourquoi l’ancien agent est-il là ? Comment s’est-il débrouillé pour se charger de leur transport ?

Paul feint de ne pas remarquer sa surprise. Il signe les papiers que lui tend l’officier de la pénitentiaire, lui montre un badge et lui fait signe d’installer les prisonniers.
Michael et Fernando sont hissés sans ménagement dans l’appareil militaire, leurs chaines sont fixées aux sièges, leurs menottes vérifiées. Les agents de la pénitentiaire redescendent.
Paul monte à leurs côtés et on ferme les lourdes portes coulissantes de l’hélicoptère qui se met rapidement en route.

« On atteindra DC dans un peu plus d’une heure, agent Kellerman », indique le pilote.

Paul lui fait un signe du pouce et se tournent vers les prisonniers.

« Heureux de vous voir, les gars. Cette journée va être très importante.
- Pourquoi es-tu là ?, lui demande Michael, Comment…
- Comment j’ai fait ? J’ai su m’adresser aux bonnes personnes avant de témoigner au procès de Sara. Vous n’imaginez pas l’importance des personnes qui vous soutiennent.
- Pas durant ces derniers jours, en effet, siffle Scofield
- Je suis désolé, soupire Paul, J’aurais du régler cette affaire dès mardi après-midi mais ce salaud n’est pas rentré chez lui. Il a du camper à la prison… Mais ce n’est pas pour cela que je suis là. Tu te souviens des conseils que je t’avais donnés quand on a fait cette vidéo ? »

Michael approuve de la tête.

« Parfait, car là, vous allez devoir faire l’inverse. Et il y a autre chose que l’on doit bien mettre au point… Les gars, vous devez vous voir comme des résistants. Mettez vous dans la peau d’un résistant français le 5 juin 1944. Il a une mission à faire, il va faire des victimes. Certaines sont certainement des types biens. Ces soldats allemands sont peut-être des simples paysans jetés dans cette guerre comme lui. Mais s’il n’effectue pas sa mission, le débarquement va échouer… Et des millions d’autres innocents, des millions d’autres types biens mourront… »
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MessageSujet: Re: DENOUEMENT   Mar 22 Sep - 19:59

Chicago – Centre de rééducation


Avec des gestes devenus sûrs, Lincoln glisse de son lit à son fauteuil. Le jeune homme a la mine des mauvais jours malgré la magnifique journée qu’annonce le soleil qui monte lentement à l’horizon.

« Bien dormi ?, lui demande Andrea en passant la tête dans la chambre
- Pas vraiment, grogne Burrows, J’ai hâte que cette journée soit finie. Andrea, j’aimerais vraiment suivre les témoignages….
- Ton frère ne témoigne que cette après-midi. Hors de question que tu passes toute la journée dans ta chambre.
- Mais ce matin, ce sont des gens importants qui témoignent, des gens avec qui…
- Tu peux emporter ta radio, si tu veux. Mais tu viens faire tes exercices. »

Andrea sourit et s’éloigne laissant un Linc résigné. Ce dernier pose sa vieille radio sur ses cuisses et prend le chemin de la salle de sport la tête baissée.

Ce vendredi, les exercices de musculation ne se feront pas en musique mais au rythme des auditions de la Commission…




Washington – DC


L’hélicoptère pose les roues sur le tarmac de l’aéroport national Ronald Reagan de Washington. Michael arrive enfin à se détendre.

« Tu deviens complètement parano », pense-t-il en soupirant.

Une dizaine d’agents de la pénitentiaire locale et un impressionnant déploiement policier les attendent au bas de l’appareil.

« Vous êtes traités comme des présidents, sourit Paul
- Ouais, répond Michael, Ils doivent avoir peur qu’on leur fausse compagnie.
- Ca n’est vraiment pas le moment », lui rappelle l’agent secret.

Scofield et Sucre comprennent la raison d’une telle protection dès qu’ils franchissent la zone aéroportuaire. Leur arrivée provoque une effervescence digne de rock stars. Badauds et journalistes sont massés derrière les barricades dressées par les forces de l’ordre tout le long du trajet, d’environ 8 kilomètres.


§§§§§§§§§§§§§§§



L’effervescence est encore plus grande devant Capitol Hill. Toutes les rues qui entourent l’illustre bâtiment grouillent de monde et la police doit parfois faire usage de la force pour dégager la chaussée.
C’est avec 10 bonnes minutes de retard sur l’horaire prévu que Felicia entre dans la salle qui héberge la Commission. Vêtue d’un joli tailleur pantalon noir et d’une chemise blanche à col Claudine, l’agent du FBI prend place dans le box, se plie aux formalités et d’une voix calme et posée raconte comment elle a été amenée à témoigner…


§§§§§§§§§§§§§§§§§



Lang vient juste de terminer lorsqu’une énorme clameur fait vibrer les vitres.
Le convoi transportant les deux célèbres prisonniers de l’Illinois finit de remonter Maryland Avenue et s’arrête devant le bâtiment.
Habillée d’un sombre tailleur bleu marine signé Ralph Laurens, Beth attend ses clients en bas du grand escalier, leurs costumes sur le bras.

« Vous avez fait bon voyage ?, demande-t-elle
- Il fut très instructif », lui répond Michael en levant la tête vers l’énorme bâtisse

Derrière lui, Fernando ouvre de grands yeux.

« Si on m’avait dit qu’un jour je rentrerai là-dedans, souffle-t-il
- Impressionnant, n’est-ce pas ?, sourit Beth en montant les marches, Voilà pourquoi je me suis arrangée pour que vous arriviez tôt. Cela va vous permettre de vous raser, de vous changer et de vous familiariser avec les lieux. Tout ce décorum ne doit pas vous impressionner. Essayez de vous imaginer dans une simple salle d’audience.
- Facile à dire », murmure Sucre en entrant dans le célèbre hall.


§§§§§§§§§§§§§



Quelques étages plus haut, Alex fait son apparition devant la commission. David lui a acheté un simple costume noir et une chemise blanche pour l’occasion. Rasé de près et bien coiffé, les traits reposés, l’ancien agent du FBI semblerait presque rentrer de vacances. De plus, tout ce cérémonial ne l’impressionne nullement. Habitué aux conférences de presse, il se tourne vers la masse des journalistes assermentés pour les laisser le photographier, puis il prend place. Son regard croise celui de Colin Powell. Les deux hommes se connaissent, de vue. Ils ont tous deux participé à la première guerre du Golf. L’ancien secrétaire d’Etat est le premier à prendre la parole.

« Monsieur Mahone, pourriez-vous expliquer à cette commission dans quelles circonstances vous avez fait la connaissance du général Jonathan Krantz ? »

Pendant plus de trois heures, d’un calme olympien, Alex va détailler toute sa douloureuse existence à la commission. Porter le laisse parler de son enfance, de son engagement dans l’armée… L’avocat n’intervient qu’au moment où son client aborde son arrivée dans les forces spéciales.

«Monsieur Mahone, pour un simple soldat comme vous, être admis dans une unité aussi prestigieuse représentait une indéniable promotion, non ?
- Effectivement… »

En détail, Alex décrit les missions auxquelles il a participées, puis son retour vers la vie civile, son intégration au FBI.

« J’avais l’impression de vivre un rêve, déclare-t-il, Le regard des gens sur moi avait changé. On me parlait avec respect. »

Porter intervient à nouveau pour mettre en relief les excellents états de service de son client jusqu’à l’évasion d’Oscar Shales. L’avocat rappelle à ceux qui pourraient l’avoir oublié les atrocités commises par le fugitif.

« Ce que mon client va vous avouer est tout à fait condamnable. Mais avant de le juger, rappelez-vous qu’un agent du FBI n’en reste pas moins un être humain. »

Alex décrit dans quelles circonstances il a abattu Oscar Shales avant soudainement réaliser ce qu’il avait fait et de paniquer.

« Je n’étais plus moi-même. Je ne savais plus ce que je faisais… Je n’avais qu’une idée en tête. Que personne ne sache ce que j’avais fait… Je n’imaginais pas que j’étais surveillé, épié en permanence par Krantz… Mais, je crois qu’à ce moment-là, ça n’aurait rien changé. J’avais perdu le sens des réalités. Et… Et pour essayer de garder la tête hors de l’eau, je suis tombé dans les médicaments… »

Vient le moment de parler de cette année 2005. Mahone explique sans ombrage comment la Compagnie lui a fait comprendre qu’il n’avait pas le choix, puis son plan pour faire tomber le premier évadé.

« Dès que j’ai compris que Fibonnaci était la clé de l’affaire Abruzzi, je savais que je le tenais. Il n’était pas difficile de deviner que John Abruzzi préférerait mourir que de retourner en prison… »

La voix d’Alex déraille quand il aborde le meurtre de David Apolskis.

« Je crois… Je crois que le premier déclic a eu lieu à ce moment-là… Mais je n’avais pas encore les clés pour me sortir de cet enfer. »

La clé est arrivée au Panama quand il s’est retrouvé enfermé avec Scofield et Whistler.

« Dès que Grant nous a appris qu’il était un agent du FBI infiltré dans la Compagnie, je lui ai proposé mon aide… »

Répondant aux questions de son avocat, Alex partage le prix qu’il a du payer pour cette « trahison », puis termine en expliquant leur travail de maçons pour atteindre Scylla.

« Cela a couté la vie à l’un de nous, Bradley Bellick et ses jambes à Lincoln Burrows »


§§§§§§§§§§§§§§


Son témoignage terminé, Mahone est conduit dans une petite pièce où l’attend Felicia.

« Tu as l’air en forme, sourit la jeune femme en le voyant entrer
- Je reviens de 10 jours de vacances. Ce qui ne semble pas être ton cas.
- On avait beaucoup de travail et ce qui s’est passé à Fox River n’a rien arrangé. Je suis heureuse de constater que tu as été bien mieux traité.
- Je suis comme un cop en pâte, lui confirme Alex, Je n’ai à me préoccuper de rien d’autre que de ma petite personne. Je parle beaucoup avec le curé… »

Il s’arrête et secoue la tête.

« J’avais dit à Apolskis que la meilleure chose dans la religion catholique, c’était la confession… C’était une boutade pour le faire parler. Mais, Bon Dieu que c’est vrai ! Ca fait vraiment du bien de pouvoir mettre ses trippes sur la table… »
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MessageSujet: Re: DENOUEMENT   Mar 22 Sep - 20:03

Chicago – Centre de rééducation



Après avoir pris son déjeuner, Linc a été autorisé à regagner sa chambre pour suivre l’audition de son frère. Entouré par son fils et sa compagne, le jeune homme fait les cents pas, ou plutôt les cent roues, dans la pièce en regardant son réveil toutes les 30 secondes.

« Calme-toi, lui conseille Sofia, De t’exciter comme cela ne va pas faire passer le temps plus vite.
- Je peux pas rester en place, souffle Linc, Je sens que ce truc peut tout changer… Et… Faut voir ce que va dire Michael que je ne fasse pas de gaffes dans deux semaines quand ça sera mon tour.
- Tu as tout le temps de préparer cela avec Maitre Hewes, le rassure LJ, Elle t’a dit qu’elle allait te briefer. Chaque chose en son temps. »

Burrows fait craquer ses doigts et tourne la tête en entendant des bruis de pas dans le couloir. MariCruz, Petey et Sara viennent d’arriver pour suivre les auditions.

« Tu as des nouvelles de Hewes ?, demande Linc dès qu’ils sont rentrés dans la chambre
- Elle m’a envoyé un sms, répond Sara, Tout va bien. Paul a pu leur parler tranquillement dans l’hélicoptère. Elle pense qu’ils sont prêts. Et Alex s’est très bien débrouillé ce matin.
- Ah, ça, s’exclame LJ, Son avocat est un as ! J’ai failli pleurer !
- Et les membres de la Commission n’ont pas l’air mauvais, appuie Sofia, Je n’ai pas eu l’impression qu’ils ont cherché à le pousser dans ces derniers retranchements.
- Espérons qu’ils auront le même comportement avec Fernando et Michael », souffle Petey en s’asseyant sur le lit.



Washington – DC – Bureau de Brown

Assis dans l’austère bureau du directeur du FBI, ce dernier et Whistler attendent avec impatience la suite des auditions. James est à nouveau rasé de près et a retiré ses horribles lunettes. Ses traits sont toujours un peu tirés et son teint est pâle mais le jeune agent a meilleur mine que la veille.

« Ton petit déguisement semble avoir marché, déclare Brown, Aucun écho de Gate pour le moment.
- Tant mieux, souffle James, Je sais déjà quoi dire au cas où cette affaire ferait surface mais il serait préférable que personne ne le sache. La police scientifique de LA a déclaré qu’on était rentré par le parking public, autant que cela reste la version officielle.
- Croisons les doigts pour que Scofield accepte de jouer le jeu.
- On va bientôt être fixé », répond Whistler en montant le son de la TV.
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zabou
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MessageSujet: Re: DENOUEMENT   Mar 22 Sep - 20:09

Washington – DC – Capitol Hill

Tout beau dans son costume gris, Fernando entre dans l’ancienne salle du Sénat. Les flashs des appareils-photo se mettent aussitôt à crépiter. Le jeune homme tente un timide sourire. La solennité des lieux, ces personnalités qui lui font face l’impressionnent au plus haut point. Heureusement, Hewes est là pour le guider et Al Gore finit de le détendre.

« Respirez, jeune homme, lui conseille l’ancien Vice-président en souriant, Nous n’allons pas vous manger. »

Suivant parfaitement les conseils de son avocate, mais en utilisant ses propres mots, Sucre explique pourquoi il a atterri à Fox River. Il n’a pas besoin de beaucoup se forcer pour parler de son amour fou pour MariCruz, du fait qu’il est prêt à tout pour la garder. Il passe rapidement sur ses premières années au pénitencier, disant juste que c’était supportable, puis il aborde l’arrivée de Scofield, sa première réaction en apprenant les projets de son codétenu, ses motivations pour finalement s’embarquer dans cette aventure. C’est le moment que choisit Beth pour intervenir.

« Monsieur Sucre, pourriez-vous nous parler de cette nuit du 11 au 12 mai 2005 ? Celle où Lincoln Burrows aurait du être exécuté. »

Fernando commence par expliquer la tentative désespérée de Scofield pour repousser l’exécution.

« Quelque chose a pas du marcher, soupire-t-il, Bref, Bellick est venu le chercher et je me suis retrouvé tout seul dans la cellule. Je suis allé diner. Toute la bande, on s’est assis ensemble mais personne n’a parlé, même T-Bag… Je veux dire Bagwell… Y avait vraiment une drôle d’ambiance dans la prison… Comme une tension… D’ailleurs les gardiens étaient plus nombreux que d’habitude. On est rentré au bloc… Et… Ce fut les minutes les plus longues de ma vie… Quand... Quand ilsmettent la chaise en marche, ça fait sauter les lumières dans toute la prison… Alors, on attendait tous ce moment. Y des gars qui priaient, comme moi, d’autres qui faisaient des plaisanteries à la con… Et puis, à minuit pile, les gars ont fait le compte à rebours, tout haut… Je les entends encore « Une minute, 59, 58, 57…. 3… » A ce moment-là, j’ai fermé les yeux puis il y a eu un murmure, des sifflets. J’ai pas compris tout de suite. Des gars applaudissaient, d’autres riaient en disant que ça avait encore merdé… J’ai demandé aux gars d’à côté ce qui se passait. Ils m’ont dit « Les lumières ont pas sauté, mec, la chaise a pas du marcher »… Sur le coup, j’ai cru que c’était finalement le plan de Mike qui avait marché. Alors, je me suis assis sur sa couchette et je l’ai attendu… Il est arrivé, quoi, une heure plus tard. Il était blanc comme un linge. Il tenait à peine debout… Il s’est effondré en larmes… J’savais pas quoi dire… Puis, il s’est calmé et il m’a expliqué. Son frère assis sur cette chaise, ce truc sur sa tête, tout ça et puis soudain le rideau qui se ferme… De longues minutes où on lui dit rien, puis on vient le chercher et on le ramène dans la salle de visite et finalement Linc qui apparait, comme un zombie… Un juge a appelé une minute avant l’heure fatale. Y avait un élément nouveau… Je crois… Je crois qu’à partir de cette nuit-là, je me suis plus évadé seulement pour moi mais aussi pour eux, pour sauver Lincoln… Michael me répétait tout ce que les avocats lui disaient. C’était évidentque Linc était innocent… On peut pas griller un innocent comme ça… »

Après ce douloureux souvenir, Cooper Green l’invite à souffler un peu et à prendre un verre d’eau. La gentillesse avec laquelle les membres de la Commission s’adressent à lui réconforte le jeune Latino. Il reprend d’une voix calme pour expliquer sa cavale, les évènements de l’Utah, n’oublie pas de s’excuser au près des victimes puis parle du Panama, des enlèvements de Sara et LJ, de la mascarade visant à leur faire croire que la jeune femme était morte, l’évasion de Mike avec un agent du FBI, leur retour vers les USA pour faire tomber la Compagnie... Fernando s’arrête, cherche ses mots. Beth vient à son secours.

« Pourriez-vous expliquer ce qui s’est passé à Fox River en commençant par votre arrivée au pénitencier ? »

Sucre prend une profonde respiration et répond à la question de son avocate avec des mots simples, presque enfantins, avant d’exploser de rage en parlant de McLeish.

« Je savais qu’il voulait que je réagisse, que je me mets en colère… Mais… J’ai eu comme une image… Je l’ai vu faire du mal à Mike et j’ai pas supporté… »

Hewes se lève alors de sa chaise et montre aux caméras et aux les membres de la commission les photos prises par Eva Moore et la police scientifique, preuves des mauvais traitements dont son client a été victime, puis elle lit le rapport du médecin légiste le concernant avant de le laisser conclure. Le jeune homme termine sa déposition par ces mots.

« J’ai fait une bêtise, pour laquelle j’ai été condamné à 5 ans de prison. Et… Si je dois finir mon temps, je comprends. Mais d’aider Mike et Linc, ça je le regrette pas… Je suis fière de ce que j’ai fait. »

Comme un écolier cherchant à savoir s’il a bien répondu, il se tourne vers les membres de la Commission. Le léger sourire d’Al Gore ne lui échappe pas, mais il ne sait pas trop comment l’interpréter aussi il regarde son avocate. Cette dernière lui répond par un signe de tête affirmatif. Un soulagement évident se lit sur le visage de Fernando au moment où il quitte la salle sous les flashs des journalistes.

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MessageSujet: Re: DENOUEMENT   Mar 22 Sep - 20:18

CAPITOL HILL (suite)



Après quinze minutes de pose, Michael fait son entrée dans la salle. Il cligne des yeux à cause des flashs qui l’assaillissent. Un léger murmure parcourt la pièce. Le jeune homme est rasé de près. Dans le costume noir que lui a acheté Sara, c’est le jeune ingénieur en génie civil que les journalistes ont l’impression d’avoir devant les yeux et non l’ancien ennemi public numéro un. Jessica savait exactement ce qu’elle faisait en conseillant Tancredi… Chemise blanche, costume noir bien coupé, voilà comment était habillé Scofield la première fois qu’elle l’a vu, sauf que son visage était lisse et intact. Ce vendredi, les joues du détenu portent des marques de doigts parfaitement visibles. Sa lèvre inférieure a légèrement gonflée faisant ressortir la morsure et les égratignures. Et son regard clair ressemble plus à celui d’un animal traqué qu’à celui d’un brillant architecte.

Une fois le prisonnier installé dans le box, Cooper Green lui demande gentiment de décliner son identité, un huissier le fait jurer de dire toute la vérité et la Commission entre directement dans le vif du sujet.

« Monsieur Scofield, demande Grace, Pouvez-vous nous expliquer ce qui a motivé votre décision de tout mettre en œuvre pour sauver votre frère ? »

D’une voix calme, les yeux fixés sur la caméra en face de lui, Michael explique en détails les trois années écoulées, ne cachant ni le passé de délinquant de son frère, ni l’affaire des 90 000$, ni le fait qu’il a volé les plans dans sa propre société… Beth l’interrompt juste avant qu’il n’aborde le braquage de la banque.

« J’aimerais faire écouter à la commission l’entretien que le docteur David George Brighton a bien voulu m’accorder. Le Docteur Brighton est le psychiatre que Monsieur Scofield a consulté.
- Allez-y », lui accorde Lucas

Hewes allume la petite TV- magnétoscope installée dans un coin. Sous le regard éberlué de Michael, le médecin, en des termes simples, explique à l’avocate les deux pathologies majeures qui caractérisent son ancien patient. Durant les 10 minutes que dure l’entretien, l’avocate observe du coin de l’œil les membres de la Commission et sourit brièvement.
Cette mise au point faite, Michael raconte son braquage, s’excuse à chaque mot au près des victimes et passe à son arrivée à Fox River. Beth intervient une nouvelle fois.

« Monsieur Scofield, en vous examinant, le Docteur Moore a constaté qu’il vous manquait deux orteils. Pouvez-vous nous expliquer ce qui vous est arrivé ? »

L’avocate se sert d’Abruzzi pour démontrer le courage et la détermination hors du commun de son client, en n’oubliant pas de parler de l’épisode Falzone et de son arrestation au Canada.

« Aviez-vous l’intention de dire à Monsieur Abruzzi où se trouvait Otto Fibonnaci ?
- Non, sourit tristement Michael, De toute façon, je ne savais pas, et je ne sais toujours pas, ce qu’il est devenu après que j’ai pris cette photo… »

De la même façon, elle pose les bonnes questions sur l’émeute qui a secoué le pénitencier fin avril pour mettre le relief le sauvetage de Sara, opération qui aurait pu mettre à mal le projet d’évasion, et aussi le chantage auquel s’est livré Théodore Bagwell, afin de faire prendre conscience à la commission, mais aussi, et surtout, aux millions de personnes devant leur petit écran pourquoi le criminel pédophile s’est retrouvé parmi les 8 évadés… Il est, de plus, inutile d’être un grand spécialiste en comportement humain pour percevoir le trouble dans la voix de Michael à chaque fois qu’il prononce le nom de Sara…
Parlant de l’évasion, Scofield n’oublie pas d’évoquer leur tentative pour se débarrasser de Théodore Bagwell, idée assezradicale de John Abruzzi… Il explique ensuite en détails des événements dans l’Utah, s’excuse à nouveau platement au près des deux femmes avant d’aborder le Nouveau Mexique, sa rencontre avec son père, mort dans ses bras, et l’enchainement d’évènements qui l’ont conduit à se confronter à la présidence Reynolds avant de devoir fuir au Panama.

« Je n’ai pas pensé une seconde que ce sms pouvait ne pas avoir écrire par Sucre », indique le jeune homme en évoquant le piège que la Compagnie lui a tendu.

Son attitude reste toujours aussi calme et posée quand il aborde Sona et le chantage : Whistler contre LJ et Sara. Sa voix déraille un court instant quand il évoque la « mort » de la jeune femme avant de se reprendre rapidement.

« C’est à ce moment-là, juste après notre évasion manquée que James Whistler, en fait Thomas Grant, m’a avoué qu’il était un agent du FBI infiltré dans la Compagnie depuis 10 ans. Il m’a expliqué qu’il avait une mission à mener pour Krantz et qu’il espérait que cette mission lui permettrait d’avoir accès à des documents importants. Je lui ai alors révélé que mon père possédait peut-être ces documents et que je savais où il les avait cachés. Il avait eu le temps de me le dire avant de mourir. Nous avons donc mis en place le plan suivant. Une fois sortis de Sona, Grant prenait Alex sous son aile et le présentait à Krantz afin d’avoir un allié sûr dans la Compagnie. Pendant ce temps, Sucre, Bellick et moi, nous devions nous débrouiller pour remonter jusqu’au Mexique où James viendrait nous chercher… »

Michael, rougissant légèrement, passe rapidement sur les circonstances qui lui ont permis de retrouver Sara pour se concentrer sur son retour aux Etats-Unis.

« Comme convenu, Grant et Mahone sont venus nous chercher au Mexique, ils m’ont alors proposé de fabriquer une fausse identité à Linc pour le faire revenir aux Etats-Unis en tout sécurité. Mon frère avait fait le choix de rester au Panama avec son fils, où il se pensait en sécurité car le trajet jusqu’au Mexique était très dangereux... Grant nous a conduits dans un motel. Leur mission ayant réussi, Mahone avait gagné une jolie somme d’argent qui nous permettait de voir venir… J’ai alors dit à Grant que je le recontacterai après avoir récupéré les documents de mon père… Dans ces documents, nous avons découvert l’existence de Scylla et aussi un plan qui indiquait où elle se trouvait et comment l’atteindre… J’ai alors dit à Grant que je n’avais pas tout retrouvé. Que les documents de mon père renvoyaient à d’autres. Mais je ne lui ai jamais dit ce qu’on devait faire pour les obtenir. Je lui ai juste dit que j’étais sûr que ces documents permettraient de faire tomber Krantz d’après les notes de mon père. C’est là que Bradley Bellick a trouvé la mort et que mon frère a perdu ses jambes…On a raconté une histoire à Thomas et il m’a promis de protéger Linc qui était cloué sur un lit d’hôpital… Il m’a également donné le nom d’unautre agent, que Mahone connait, Felicia Lang, au cas où il lui arriverait quelque chose… Le 11 août, on a réussi à récupérer Scylla… En cherchant sur le net, on avait découvert qu’une importante réunion se tenait le lendemain au FMI, ici à Washington, et d’après ce qu’on savait déjà sur Krantz, on a parié sur le fait qu’il serait à Washington ce qui nous laissait le temps de voler Scylla et de la remettre au FBI… Quand il a été clair que mon père avait raison et que Scylla contenait bien tous les éléments pour faire tomber la Compagnie, et avec la perquisition qui était en cours dans leurs locaux, j’ai pensé que la meilleure solution était de me rendre… Je n’ai jamais cherché à fuir une quelconque peine, je voulais juste m’assurer que ceux que j’aime n’étaient plus en danger… Et le 13 août, j’ai su que c’était enfin le cas. Et … »

Michael hésite pour la première fois une fraction de seconde.

« Et je suis prêt à accepter la peine à laquelle la justice me condamnera car je sais que j’ai commis des délits graves… »

Le jeune homme s’arrête et fixe la salle où les centaines de magnétophones et de micros sont tendus vers lui.
Beth se lève et comme elle l’a fait pour Fernando, donne aux membres de la Commission et aux journalistes les photos prises par la police et le médecin légiste, puis lit le rapport. Les blessures de Michael apparaissent en gros plan sur les écrans de TV…

« Monsieur Scofield, pouvez-vous expliquer à la Commission ce qu’il s’est passé vendredi dernier, lors de votre arrivée à Fox River… »

Michael se racle la gorge et d’une voix posée reprend son récit. Parler des coups, des menottes qui le collaient contre le mur, des douches à l’eau froide, de la privation de nourriture, de l’obscurité ou même de sa tenue ne semble nullement le gêner. Il indique d’ailleurs qu’en dehors du manque de « confort », le week-end s’est déroulé « normalement » et il n’oublie pas de donner les noms des gardiens présents à ce moment-là… Il évoque les avertissements que leur a donnés Trumpets mais ne s’y attarde pas. Beth comprend que le jeune homme n’évoquera pas spontanément les nuits de lundi et mardi. Elle va devoir lui forcer la main.

« Monsieur Scofield, demande l’avocat en prenant le journal posé devant elle, Vous avez déclaré au Chicago Tribune que le gardien de service lundi dernier vous a proposé, ou plutôt, vous a parlé d’un odieux marché qu’il avait l’intention de soumettre à Mademoiselle Tancredi… Pouvez-vous répéter ici ce qu’il vous a dit ? »

Michael se trouble mais répond à la question.

« Ce gardien était de service mardi dernier ? Dans la nuit de mardi à mercredi ?
- Oui.
- Vous a-t-il reparlé de ce « marché » ? »

Les joues de Scofield se tendent. Pour la première fois, malgré l’ordre formel de Kellerman, il baisse la tête. Sa première réponse est inaudible. Hewes se lève, s’approche de lui et repose sa question. D’une voix tremblante, avec des mots hachés lui arrachant les trippes, poussé par son avocate qui ne lâche pas, Michael finit par décrire cette nuit du 18 au 19 août en omettant aucun mot prononcé, aucun détail…

« Je l’entendais frapper Fernando et moi, enchainé dans cette cellule, je ne pouvais rien faire pour aider mon ami… »

Il prononce cette phrase complètement livide. Il cache ses mains tremblantes entre ses jambes. Ses yeux fixent un point devant lui sur ce carrelage qui en a vu passer bien d’autre. La larme qui lui coule sur la joue n’échappe pas au caméraman qui fait un gros plan…

« Je n’ai plus d’autres questions », déclare Beth en lançant un regard inquiet à son client

L’avocate n’est pas la seule à avoir remarqué l’état du jeune homme. Colin Powell qui se tient à moins d’un mètre de lui se penche.

« Voulez-vous un verre d’eau, monsieur ?... Qu’on apporte un verre d’eau à cet homme ! »

Michael prend le verre d’une main peu assurée et relève enfin la tête. Son regard croise celui de Jessica. La jeune femme lui sourit et fait le signe « ok » avec le pouce. Scofield fronce les sourcils. L’attitude de son amie est en totale opposition avec ce qu’il ressent. Il se tourne alors vers Beth. Bien que d’une attitude plus discrète, l’avocate semble toute aussi satisfaite.

« Ca va mieux ?, demande gentiment Cooper Green
- Oui, excusez moi, bafouille Scofield
- Vous pouvez vous retirer, jeune homme », lui indique Lucas

Michael se lève et, d’un pas peu assuré, suivit l’huissier qui le conduit hors de la salle, entouré par deux policiers. Les flashs le font sursauter. Il cherche Jessica des yeux, espérant trouver un visage familier au milieu de cette meute surexcitée. La pièce se met soudain à tourner. Les voix deviennent un brouhaha inaudible…
Michael s’effondre. Un policier a tout juste le temps de le retenir avant qu’il heurte le sol.
Beth est la première à ses côtés immédiatement rejointe par Grace Bringson et Paul Kellerman.

« Reculez !, ordonne le médecin à l’intention des journalistes, Laissez-le respirer ! »

Green et Al Gore, qui lui ont emboité le pas, prêtent main forte aux policiers et à Kellerman pour repousser la foule au milieu de laquelle Jessica se bat pour tenter d’approcher Michael. Ses efforts seront vains, elle entendra juste Bringson ordonner.

« Appelez les services d’urgence et conduisez cet homme dans un endroit calme !
- On peut le conduire dans le bureau du Sénateur Damon, indique un garde de Capitol Hill
- Montrez-moi où c’est ! », lui répond Kellerman en soulevant Michael aidé par les deux policiers.

Dans le couloir, ils tombent sur Felicia, Alex et Fernando qui suivaient l’audition devant la TV dans une petite pièce attenante à l’ancienne salle du Sénat. Sucre se précipite pour porter également son ami.

« Vous y est allé trop fort, souffle-t-il à Beth
- Je n’avais pas le choix. », s’excuse l’avocate

Le sénateur Damon fait parti des politiciens pris dans la tourmente Scylla. Son bureau, une belle pièce éclairée par le soleil de l’après-midi, a été complètement vidé à l’exception du bureau, de la grande bibliothèque, de trois fauteuils en cuir marron et d’une méridienne où est déposé Michael, toujours inconscient. Kellerman donne l’ordre aux policiers d’aller attendre dans le couloir, baisse les stores et ouvre une fenêtre pour faire rentrer un peu d’air. Felicia, aidé par Alex, met Michael en position latérale de sécurité et lui prend le pouls sous le regard inquiet de Fernando.

« Maitre, indique Paul, Retournez dans la salle, vous avez encore à faire. On s’occupe de lui. »

L’agent accompagne Hewes dans le couloir et part à la rencontre de l’équipe médicale.
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MessageSujet: Re: DENOUEMENT   Mar 22 Sep - 20:23

Chicago – Centre de rééducation


Un silence de plomb s’abat sur la chambre au moment où Michael s’effondre. L’image saute. La caméra filme le plafond. Le direct est vite remplacé par une page de pub qui tire un juron à Lincoln, presque aussi pâle que Scofield. Le jeune homme oscille entre l’inquiétude et la colère. Entendre son frère raconter son calvaire a été un supplice pour Burrows et même la douce main de Sofia qui lui caresse le cou n’arrive pas à lui calmer les nerfs.
Sara, assise sur le lit, saute sur son téléphone portable et sort sur le balcon pour appeler Beth mais tombe sur la messagerie. Une main qui se pose sur son épaule la fait sursauter.

« Ca va aller, la réconforte LJ qui l’a suivie sur le balcon, Mon oncle ne va pas lâcher maintenant. Je le connais. »

Sara lui répond par un hochement de tête et essaie de joindre Lang.

Dans la chambre, MariCruz et Petey échangent un regard ne sachant trop quoi dire ou faire pour rassurer leurs amis. Les deux jeunes gens sont satisfaits de la prestation de Fernando qui correspond parfaitement aux attentes de Hewes mais la fragilité de Scofield les surprend.



Washington - DC – Bureau de Brown

Brown soupire et s’affaisse dans son fauteuil.

« Ils ont dit ce qu’on leur avait demandé, sourit James en se tournant vers son directeur
- Oui, ça, c’est réglé. Mais monsieur Scofield m’inquiète. Déjà au téléphone, je l’avais senti perturbé…
- Il va s’en remettre. Il est plus solide qu’il n’y parait.
- J’espère. J’aime bien ces garçons. Ils méritent leur part de bonheur… »

Whistler regarde William un peu étonné. En 10 ans de collaboration, c’est la première fois que le directeur du FBI laisse paraitre un sentiment.
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MessageSujet: Re: DENOUEMENT   Mar 22 Sep - 20:27

Washington - DC – Capitol Hill


Michael ouvre les yeux en sentant un tensiomètre glisser sur son bras. Il fronce les sourcils en apercevant le visage rond et amical d’un homme d’une cinquantaine d’années péché sur lui.

« Et bien, jeune homme, sourit le secouriste, Vous nous avez fait peur »

Michael le regarde étonné, tourne la tête et sourit. Felicia, Alex, Fernando et Paul se tiennent à quelques pas.

« Comment tu te sens, papi ?, lui demande Sucre
- J’ai la tête qui tourne.
- Votre tension est trop basse, le rassure le soignant, Vu ce que j’ai entendu, je dirais que vous souffrez d’hypoglycémie et aussi d’un gros coup de stress. Un peu de repos et des bons repas devraient arranger tout ça.
- Je vais voir si je peux lui trouver quelque chose à manger, répond Lang
- Vous trouverez tout ce qu’il faut au rez de chaussée, lui indique Paul
- C’est vrai que vous êtes un habitué des lieux », sourit Felicia en sortant

Le secouriste sort un cachet de sa trousse et le tend à Michael.

« Qu’est ce que c’est ?
- Du glucose pur. Ca va vous remonter un peu. »

Le brave homme se retourne vers Kellerman.

« Je me suis laissé dire que vous êtes en relation avec le gouvernement.
- En quelle sorte, lui répond Paul
- Je vais faire un rapport sur l’état de santé de monsieur Scofield. Pourriez-vous faire en sorte qu’il arrive entre de bonnes mains ?
- J’y veillerai personnellement. »

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MessageSujet: Re: DENOUEMENT   Mar 22 Sep - 20:40

CAPITOL HILL (suite)



Sans qu’elle ne le sache, la Commission va passer de ces instants tendus et forts en émotion à quelque chose de beaucoup plus cocasse. Pourtant, quand Jeannette Owens entre dans la pièce, personne ne l’aurait parié…
La victime des évadés de Fox River a les cheveux remontés dans un chignon flou, porte une robe rouge, courte, qui ne cache rien de ses charmes et avance juchée sur de hauts talons blancs….
Seule Jessica, assise à quelques pas de Beth, remarque la façon dont l’avocate regarde le témoin… Avec l’expression d’un prédateur prêt à bondir sur sa proie. La journaliste fronce les sourcils, intriguée.

A grands renforts de gestes, de mimiques et de grimaces, Jeannette décrit la « pire journée de sa vie », la « frayeur immense » qu’elle a eue en se retrouvant conforter à ces « odieux » criminels. Elle regarde la commission et les journalistes avec des yeux de chat suppliant.
Attablée derrière un bureau, Beth laisse dire. Elle attend patiemment que la « victime » ait terminé, puis elle lève la main pour demander la parole.

« Si la commission me le permet, j’aimerais poser quelques questions au témoin pour clarifier certains points.
- Je vous en prie », lui répond Lucas Paris.

Un petit bonheur sournois saisit l’avocate alors qu’elle avance lentement vers sa proie.

« Madame Owens, vous avez déclaré, sous serment, que vous vous rappelez parfaitement de chaque seconde, de chaque mot qui ont été prononcés ce jour-là, exact ?
- Comment pourrais-je les oublier, répond Jeannette en se ventilant de la main
- Bien… Donc Monsieur Scofield sonne à votre porte et vous dit que vous n’avez plus d’électricité car ses hommes et lui ont fait une erreur.
- Oui….
- Et vous les laissez rentrer car Monsieur Scofield vous promet de rétablir votre électricité dans la journée…
- Oui.
- Il a employé le mot « électricité » ? »

Jeannette la regarde un peu étonnée, réfléchit puis corrige.

« Non, il a dit « jus ».
- Il a dit « jus », et que lui avez-vous répondu ?
- Qu’il pouvait y aller.
- Avant, madame Owens… Ne lui avez-vous pas dit « Mon jus » ? », demande Beth en imitant Jeannette

Toute la salle éclate de rire.

« J’ai également une question, intervient Al Gore, un léger sourire aux lèvres, Monsieur Scofield devait se tenir à quoi, moins d’un mètre de vous.
- Exact.
- Sa photo était dans tous les journaux, dans sur toutes les TV, comment se fait-il que vous ne l’ayez pas reconnu ?
- Il portait une casquette enfoncée sur les yeux. Ils portaient tous une casquette… »


§§§§



« Quand avez-vous remarqué que deux hommes supplémentaires étaient arrivés ?, questionne Powell
- Quand je suis venue leur proposer à boire… Mais eux aussi portaient une casquette.
- Vous aviez 6 des 8 évadés de Fox River devant vous et aucun de ces visages ne vous a, même vaguement, dit quelque chose ?, s’étonne Lucas Paris
- Non… Vous savez, je ne lis pas beaucoup les journaux et les informations m’ennuient. C’est toujours d’une tristesse… »


§§§§


« Donc, continue Beth, L’un d’entre eux vient vous tenir compagnie et vous lui proposez de boire une limonade.
- C’est ça.
- Nature, la limonade ?... Madame Owens, la police scientifique a fait des prélèvements sur votre moquette et dans les verres que vous avez utilisés.
- J’ai rajouté du whiskey et il m’a suivie.
- Donc, vous avez tranquillement bu un whiskey limonade avec Théodore Bagwell, qui des 8 évadés, était certainement le plus dangereux de tous.
- Oui.
- Et où était-il assis ? Dans le canapé, en face de vous, à côté de vous ?
- En face de moi.
- Donc il était à peu près à cette distance… »

Beth se rapproche à un pas de Jeannette.

« Oui, à peu près.
- Et il a toujours gardé sa casquette…
- Non, il l’a retirée mais il était blond… Sur les photos que m’a montrées la police, il est brun.
- Mais vous l’aviez juste en face de vous, insiste l’avocate, Ce n’est pas quelqu’un que vous avez aperçu dans la rue. Vous avez discuté un long moment avec lui…
- Oui, mais son visage ne me disait rien. Il était souriant, il n’avait pas l’air méchant.
- De quoi avez-vous parlé ? …. »

§§§§



« Donc, vous parliez de relations sentimentales avec Monsieur Bagwell, de votre intimité avec votre ex-mari, avec un pique à glace posé sur la table, et soudain, il se met en colère. Comme ça, sans raison ? »

Jeannette baisse la tête.

« Non, il s’est fâché quand je lui ai dit que j’aimerais discuter avec l’un de ses collègues.
- Lequel ?, demande Beth
- Sur les photos, c’est… Lincoln Burrows.
- Donc, vous avez suffisamment regardé Monsieur Burrows pour le trouver à votre goût mais pas pour le reconnaitre malgré tout le bruit fait autour de cette affaire… Madame Owens, comment avez-vous décrit Monsieur Scofield à la police ?
- Je leur ai dit qu’il était mignon avec de beaux yeux clairs.
- Une nouvelle fois, vous avez suffisamment regardé son visage pour voir qu’il était « mignon » et qu’il a les yeux clairs… Vous croisez beaucoup de jeunes hommes « mignons », madame Owens ?
- Pas autant que lui et… Enfin, il est mieux en vrai que sur cette photo… J’ai eu du mal à le reconnaitre sur la photo. »

Hewes sourit.

« Passons à l’arrivée de votre fille, en uniforme de police, qui a provoqué la prise d’otage. Où étiez-vous quand elle est arrivée ?
- Dans ma chambre ?
- Seule ?
- Non, Scofield venait soudainement de monter à l’étage car il s’était inquiété de ne voir personne en bas.
- Il s’était inquiété ?
- C’est ce qu’il m’a dit.
- Et où était Monsieur Bagwell ?
- Aux toilettes dans ma salle de bain. »

Un murmure amusé parcourt la salle.

« Donc, vous êtes tous les trois dans votre chambre, vous regardez par la fenêtre et vous voyez votre fille, que se passe-t-il ensuite ?
- J’ai essayé de descendre vers elle mais Bagwell m’a attrapée et mis son marteau sous la gorge.
- Et Monsieur Scofield qu’a-t-il fait ?
- Il lui a dit de me lâcher… Il a dit « T-Bag, lâche-la ». Et Bagwell lui a répond que j’étais leur solution pour se tirer de là et il a menacé de me trancher la gorge… De me sortir les cordes vocales.
- Pendant ce temps, que faisait Scofield ?
- Il devait regarder dehors car il n’arrêtait pas de dire « Reste là. Reste là »
- Pourquoi à votre avis ?
- Il devait craindre qu’elle ne les arrête.
- Seule face à six criminels ? »

La salle éclate de rire.

« La suite était plutôt prévisible, non ?... Votre fille arrive dans la chambre. Que se passe-t-il ?
- Bagwell menace de me tuer… Scofield… Il est plus conciliant… Il dit « restez calme »…. Puis Burrows et le Mexicain, Sucre, ils désarment ma fille.
- Et ensuite, ils vous attachent toutes les deux sur une chaise.
- Oui.
- Tous étaient d’accord pour cette prise d’otages ?
- Non… C’est Bagwell… Il a dit quelque chose comme « Le chapeau est passé de l’autre côté du mur »… Et… Scofield s’est excusé, nous a dit que ça n’aurait pas du se passer comme ça, et que dans deux heures ils seraient partis et qu’on nous ferait aucun mal et il a demandé à Sucre de veiller sur nous.
- Hormis de vous avoir attaché sur ces chaises, ils vous ont fait du mal ?
- Non…
- Vous avez été retrouvée avec un couteau dans la main ? Depuis quand l’aviez-vous ?
- C’est Scofield qui me l’a mis dans la main en disant qu’il me permettrait de me libérer… »


§§§§§§§


Rose Owens, la fille de Jeannette, entre dans la salle vêtue de son uniforme de police qui souligne son ventre arrondi. La façon dont elle s’exprime est d’ailleurs beaucoup plus posée et retenue que sa mère. On devine les années passées dans la police au vocabulaire qu’elle emploie. Elle décrit les évènements avec précision, explique que le fait que Sucre lui ait donné aussi facilement son médicament et de l’eau lui a fait penser qu’il n’était aussi méchant qu’il ne le paraissait et a essayé de discuter avec lui et que même quand il l’a menacée d’une arme, elle a su qu’il n’allait pas tirer. Beth ne lui posera d’ailleurs qu’une seule question.

« En vous basant sur votre expérience de policière, pensez-vous que la situation aurait été beaucoup plus tendue si Théodore Bagwell s’était retrouvé seul avec vous, ou pire, avec votre mère ?
- Définitivement. Les cinq autres n’avaient clairement pas l’intention de nous faire de mal. Seul l’argent les intéressait… D’ailleurs le seul moment où j’ai eu peur c’est quand Bagwell est revenu seul et qu’il s’est penché sur ma mère pour lui glisser un billet dans son corsage. Je me suis dit : Il va nous violer et nous tuer. »
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MessageSujet: Re: DENOUEMENT   Mar 22 Sep - 20:48

Chicago – Centre de rééducation

Assis autour de la TV, LJ, Sofia, MariCruz et Petey écoutent les deux femmes de l’Utah avec attention. Connaissant déjà l’histoire, Lincoln a préféré rejoindre Sara sur le balcon. Il a arrêté son fauteuil à côté de la jeune femme et lui a pris la main. Depuis, ils sont restés silencieux, les yeux fixés sur le superbe jardin qui entoure le centre. La voix de LJ les sort de leurs réflexions.

« Comment elle l’a mouchée la pétasse, se lâche l’adolescent
- C’est vraiment une crack cette Hewes, approuve Petey en souriant
- Qu’est ce qu’il s’est passé ?, demande Linc en se retournant
- Maitre Hewes a ridiculisé cette femme, lui répond Sofia
- Elle a fait passer Fernando et Michael pour les gentils qui l’ont protégée de ce Bagwell », poursuit MariCruz en se dirigeant vers eux

Elle pose la main sur l’épaule de Sara.

« Tu t’inquiètes pour Michael »

Sara lui répond d’un signe de tête.

« Moi, je trouve que ça s’est bien passé », précise Petey

Tous les regards se tournent vers lui. Le jeune Latino se lève, vérifie qu’il n’y a personne dans le couloir et ferme la porte de la chambre.

« Moi qui n’était ni au Panama, ni à Los Angeles, tout ce qu’ils ont dit me parait tout à fait crédible. Fernando et Michael ont dit la même chose que ce Grant. Chacun à leur façon, ils ont raconté la même histoire et ces agents du FBI aussi. Hors, personne ne peut démontrer le contraire. Si j’ai bien compris, c’est super important.
- Oui, répond MariCruz, Mais ce n’est pas cela qui nous inquiète. C’est ce qui s’est passé à Fox River… Je n’avais jamais vu autant de rage dans le regard de Fernando et Michael…
- Michael est finalement un être humain comme les autres », finit Petey

Linc le lance un regard noir. Le jeune Latino s’explique.

« Je le connais pas et j’avais une image de lui très froide… Même moi qui suis un proche de Fernando, j’avais l’impression que Michael était une machine, une sorte de robot que rien ne pouvait atteindre. Mais là, j’ai vu un homme blessé par ce qu’il avait vécu et non le manipulateur froid que les journalistes ont décrit. »

Il regarde Sara et soupire.

« Je comprends que ce soit dur pour toi, mais je pense que c’est une bonne chose. L’avocate a eu raison de le pousser dans ses derniers retranchements comme ça. Derrière toutes ces histoires de corruption, de fric, de magouilles, il y a surtout de la souffrance humaine. »

Sara hoche la tête. La sonnerie de son portable la tire de sa mélancolie.

« Felicia !
- Bonjour Sara, je viens de voir Michael et je voulais te donner de ses nouvelles… »



Washington –DC – Capitol Hill


Le secouriste finit son rapport et tend un double à Kellerman.

« Je le remettrai à qui de droit », promet l’ancien agent.

Le soignant sourit et se tourne vers Michael. Il vérifie une nouvelle fois les constantes du jeune homme pendant que son collègue range le matériel.

« Restez encore un peu allongé, conseille-t-il, Reposez-vous. Je passerai vous voir avant votre retour à Chicago.
- Merci. »

Les deux secouristes quittent la pièce pendant que Sucre et Mahone s’assoient aux côtés de Michael. Kellerman s’assure que le couloir est vide, ferme la porte et se retourne vers les trois amis.

« J’espère que ce n’est pas ce petit mensonge qui te met dans cet état, sourit-il
- Pour toi, c’est un petit mensonge, lui réplique Scofield en s’asseyant, Mentir à une commission fédérale devant des millions de personnes.
- Mike, intervient Alex en chuchotant, Ce n’est pas toi qui fais les lois. Et la loi est ainsi. Toute preuve est recevable, peu important comme elle a été obtenue, si et seulement si la police ne savait pas qu’elle avait été volée. Grant est un agent fédéral, contrairement à moi, qui est maintenant un ex-agent fédéral. Je pouvais faire ça, mais pas lui. Et je ne te parle même pas de Brown. Il ne pouvait pas admettre qu’un de ses agents travaillait depuis des années au vol de Scylla. Car si quelqu’un l’apprend, alors tout ce que contient ce disque dur et tout ce que la police a trouvé au siège de la Compagnie ne vaudra plus rien devant la justice. C’est comme ça.
- Je sais, c’est pour ça que j’ai accepté de le faire, répond Michael, puis il se tourne vers Fernando, Qu’on a accepté de le faire.
- Je suis désolé pour ce qui vous est arrivé à Fox River, reprend Alex d’une voix normale
- C’est la prison, soupire Sucre en posant la main sur l’épaule de Michael
- Tu as l’air en forme, déclare ce dernier en s’adressant à Alex
- Je ne me suis jamais senti aussi bien, ce qui n’a pas l’air d’être ton cas. »

Mike baisse la tête.

« L’orange te va très bien », se moque Sucre pour changer de sujet

Alex s’est en effet déjà changé, son transfert vers Los Angeles étant imminent.

« N’est ce pas !, surenchérit ce dernier, J’irradie comme une fleur. »

Les trois amis sourient et lèvent la tête en entendant la porte s’ouvrir. Lang revient avec du coca et des Oreo cookies.

« Ca va te remonter un peu, dit-elle à Michael en lui tendant les biscuits
- Qu’est-ce que tu en penses ?, lui demande ce dernier
- Que vos avocats font un superbe travail, répond la jeune femme en prenant place dans un magnifique fauteuil en cuir, Et d’après ce je viens d’entendre dans les couloirs, Maitre Hewes a fait un festival avec cette Jeannette Owens. »

Michael hoche la tête.

« C’est vrai qu’elle est un peu nympho, Jeannette, se rappelle Fernando dans un sourire
- Et c’est très bon pour vous, insiste Felicia, Il était important que ce saucissonnage devient anecdotique. Maintenant, c’est chose faite. La commission va retenir le principal, votre combat contre la Compagnie. Ce que vous avez enduré et ce que vous avez fait pour récupérer Scylla. »

L’arrivée des agents de la pénitentiaire chargés d’escorter Mahone interrompt leur discussion. Alex donne une dernière accolâte à ses deux compères.

« Bonne chance » lui souffle Michael

Mahone fait une bise à Felicia, se laisse enchaîner et suit les officiers en faisant un clin d’œil à ses amis.

« Il a l’air d’avoir retrouvé le moral », conclut Fernando
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MessageSujet: Re: DENOUEMENT   Mar 22 Sep - 20:53

Chicago


Sara, MariCruz et Petey ont quitté le centre de rééducation en début de soirée pour aller chercher Beth à l’aéroport. De fort bonne humeur, l’avocate les a invité chez Spiaggia, l’un des meilleurs restaurants de la ville avec une vue imprenable sur le lac Michigan.

« Je suis très satisfaite de cette journée, déclare-t-elle en s’installant autour de la table, Michael et Fernando ont été parfaits. Exactement ce que j’attendais d’eux. Et je me suis régalée avec cette nympho. Ca faisait longtemps que je ne m’étais pas amusée comme cela. »

Elle s’arrête et se tourne vers Sara qui visiblement ne partage pas son enthousiasme.

« Je sais que j’ai été dure avec Michael mais il le fallait. Hier, il était un agresseur, aujourd’hui il est une victime. Et je pense que la commission partage mon point de vue sinon ils ne m’auraient pas laissée poursuivre. C’est excellent que l’on ait pu amener le débat sur ce qui se passe à Fox River. Car la commission ne doit pas statuer là-dessus. C’est très bon signe qu’ils aient accepté de nous entendre à ce sujet.
- Vous pensez que la commission pourrait avoir une influence sur leur sentence ?, demande MariCruz
- Je serais étonnée du contraire ! Allez, champagne pour tout le monde ! »




Fox River

Michael et Fernando arrivent à Fox River un peu après 22h00. Dès qu’ils descendent du fourgon, malgré les épais murs des bâtiments, ils entendent les applaudissements et les sifflets d’admiration des autres détenus qui ont suivi les auditions grâce à la radio. L’accueil officiel est plus glacial. Pavelka et Wallace n’ont pas jugé utile de les attendre. Seul Mack et Rizzo sont là. Le blond leur adresse un léger sourire mais le dernier ne lâche pas un mot. Il se contente de conduire les deux détenus dans leur cellule et de leur apporter une bouteille d’eau à chacun.
Michael sourit en remarquant qu’un pyjama est venu compléter sa dotation. Il se change en tenue confortable et se glisse sous le drap.

« Papi, l’interpelle Fernando, Tu crois qu’on va attendre longtemps avant de voir un juge ? Felicia a l’air de dire qu’on pourrait sortir plus vite que prévu.
- Je n’en sais rien, soupire Scofield, J’espère…
- Alex a l’air en forme… Cette ridicule combi orange, qu’est ce que j’ai détesté la porter ! Tu ressembles à une grande folle là-dedans !... Je suis content qu’il ait retrouvé le moral. Il m’a inquiété quand on s’est quitté à Los Angeles… Michael ? »

Ce dernier a sombré dans les bras de Morphée dès qu’il a fermé les yeux…



Chicago

Sara a, elle, beaucoup plus de mal à trouver le sommeil. Le visage livide de Michael juste avant qu’il ne perde connaissance continue de la hanter. Certes, Felicia lui a donné des nouvelles rassurantes, parlant de malaise vagal et d’hypoglycémie, mais le docteur aimerait pouvoir le vérifier par elle-même…
Après avoir tourné plus de deux heures dans son lit, elle finit par se lever et entreprend de faire du rangement dans son appartement. Elle attrape le sac à dos qui traine dans la salle de bain depuis son arrivée, fouille les poches et le secoue, tête en bas, pour vérifier qu’il ne contient plus rien avant de le ranger. Un bout de chiffon en tombe. Sara se baisse et sourit. C’est la poupée vaudou que Michael lui avait donnée en Californie. Elle avait du tomber avec ses vêtements dans la salle de bain du motel.

« Elle chasse le mauvais sort »

Ce simple objet remonte immédiatement le moral de la jeune femme. Elle le glisse dans son sac à main à côté de la rose en origami, range le sac à dos, se recouche et s’endort rapidement.
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MessageSujet: Re: DENOUEMENT   Mar 22 Sep - 20:56

23 août

Chicago – centre de rééducation

Lincoln a également eu un peu de mal à trouver le sommeil mais ce matin du 23 août, il se réveille avec un moral d’enfer. La nuit semble lui avoir porté conseil et les nouvelles rassurantes de Lang aidant, le jeune homme est maintenant sûr que son frère ne va pas croupir bien longtemps dans son cachot de Fox River.
C’est donc un Linc souriant qui descend prendre son petit déjeuner.

« Tu as retrouvé le moral, constate Darius pendant que son ami s’installe à ses côtés
- En effet. La boule que j’avais dans le ventre a disparu comme par magie. Je ne comprends pas trop pourquoi. Mon frère n’a pas l’air en forme mais…
- Mais tout le monde dit qu’il n’a rien à faire en prison et qu’il devrait être déjà dehors, comme son ami, le Mexicain, termine Darius
- C’est ça. Quand ils se sont rendus, les experts étaient plus partagés. J’avais peur que l’avocate se soit trompée.
- Elle ne m’a pas donné l’impression de souvent se tromper. Qu’est ce qu’elle m’a faire rire avec cette folle !, s’amuse Darius, A ce sujet, tu ne m’avais jamais dit que tu étais un tombeur ! »

Burrows sourit. Les deux compères continuent de plaisanter. Linc roule un morceau de pain et l’envoie sur la tête d’une jeune aveugle assise à deux tables devant eux.

« Darius, je t’ai vu », répond cette dernière en se retournant provoquant hilarité des deux hommes.

Le petit-déjeuner a donné le ton de la matinée. Ses compagnons d’infortune reconnaissent à peine Lincoln qui dépasse Darius dans le rôle du boute-en-train en racontant des blagues et en faisant des farces, y compris à Andrea…
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MessageSujet: Re: DENOUEMENT   Mar 22 Sep - 21:00

Fox River

Misoko, toujours accompagnée de Lang, a fait un dernier contrôle à Fox River en début de matinée. Le bilan l’a globalement satisfaisante mais elle a prévenu Pavelka.

« Nous n’en sommes qu’au début de la procédure. On se reverra très bientôt, directeur. »


§§§§§§§§§§



A l’isolement, Michael et Fernando connaissent une journée on ne peut plus calme sous la surveillance de Tim.

« C’est comment la fac ?, demande le jeune Latino, Tu habitais sur le Campus ou tu rentrais chez toi tous les soirs ?
- Je vivais sur le campus. J’avais eu une bourse en plus de l’argent que m’avait donné Linc. C’est plus pratique. Tu as tout ce qu’il faut sur place, la bibliothèque…. »

Scofield est en pleine explication de ses années d’étudiants quand Tim vient les chercher.

« Vous avez de la visite les gars, et ce n’est pas votre avocat. »

Première surprise, le gardien les laisse libres de toute entrave.
Fernando remonte le couloir en sifflotant, heureux à l’idée de revoir MariCruz. Michael le suit plus mesuré. Il est ravi de voir son frère mais une autre personne lui manque énormément.


§§§§§§§§§§§§§§§§§



En se levant ce matin, Sara a eu un pressentiment. Est-ce l’audition ou le fait d’avoir retrouvé la poupée ? Mais elle sent que cette journée va être heureuse. Elle met plus de temps que d’habitude pour s’habiller, change plusieurs fois de tenues avant d’opter pour un simple pantalon noir et une petite chemise rose avec un joli décolleté en V. Elle retrouve même l’envie de mettre des bijoux et se maquille légèrement.


§§§§§§§§§§§§§§


Comme elle en a pris l’habitude, elle retrouve MariCruz, Petey et Lincoln devant Fox River. Ils pénètrent tous les trois dans la zone des visites…

§§§§§§§§§§§§§§§§§
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MessageSujet: Re: DENOUEMENT   Mar 22 Sep - 21:14

FOX RIVER (suite)



Tim ouvre la porte qui mène à la salle des visites et souffle à Scofield et Sucre.

« C’est visite libre »

Fernando piaffe d’impatience à l’idée de pouvoir enfin serrer MariCruz dans ses bras.
Michael balaie la salle des yeux à la recherche de son frère et tombe sur… Sara.
La jeune femme se tient aux côtés de MariCruz. Elles sont toutes les deux tout sourire.
Fernando et sa fiancée se tombent dans les bras avant qu’un gardien pointilleux ne grogne.

« Bas les pattes, Sucre ! »

MariCruz saisit les pattes en questions et invite Sucre à s’assoir.

« Que je suis fière de toi…. »

Michael s’avance vers Sara à pas lents.

« Je suis en train de rêver… Je vais me réveiller », pense-t-il

Il prend contact avec la réalité quand la jeune femme lui pose la main sur la joue. Elle fixe les beaux yeux clairs qui la regardent avec autant d’amour que d’étonnement. Un sourire se dessine sur les lèvres blessées du jeune homme.

« Enfin », souffle-t-il en glissant ses mains autour de la taille de Sara

La jeune femme surveille le gardien du coin de l’œil et, profitant qu’il tourne le dos, elle vole un baiser à Michael.

« Viens, assieds-toi »

Les deux amoureux s’installent à la même table que MariCruz et Fernando. Ce dernier caresse le petit ventre rond de sa compagne en rougissant.

« Je lui parle de toi tous les jours, explique MariCruz, Je lui explique tout. Il ne comprend certainement pas mais je veux qu’il sache de tu es là… »

Sara pose deux doigts sur la jugulaire de Michael et baisse les yeux vers la trotteuse de sa montre.

« Qu’est ce que tu fais ? », lui demande-t-il surpris

La jeune femme met 30 secondes à lui répondre.

« Je prends ton pouls, déclare-t-elle en glissant la main sur le visage de son compagnon
- Et ?
- Ca va. »

Les doigts de Sara s’arrêtent sur les lèvres de Michael. Le jeune homme lui prend la main.

« Je me sens mieux, murmure-t-il
- Dès que tu sors d’ici, je m’occupe de toi et tu seras bien obligé de te laisser faire, lui sourit Sara, Car je ne céderai pas.
- Où en es-tu avec ta licence ?
- J’attends une date de convocation, mais ça n’est pas le plus important.
- C’est important, Sara. Tu es médecin, un bon médecin… »

Sara lui pose deux doigts sur la bouche.

« Je vais récupérer ma licence et je vais retravailler. Je me débrouillerai toujours de toute façon, mais le plus important, c’est toi. Lang m’a dit que le médecin t’avait trouvé très affaibli. Il a dit que tu avais besoin de repos alors je vais y veiller… Dès que tu sors, on part quelque part tous les deux. Où tu veux.
- Choisis, sourit Michael en laissant glisser sa main sur la jambe de sa compagne, Tu as tout le temps de trouver.
- Pas si sûr »

Sara jette un œil au gardien et se penche vers Michael.

« Kellerman est à New York aujourd’hui pour rencontrer des gens importants… »

MariCruz caresse la joue de Fernando et le regarde avec une pointe d’inquiétude.

« Vous avez tout dit à la commission sur ce gardien ? Il ne vous a rien fait de pire ?
- On a tout dit, mami, ne t’inquiète pas… C’était déjà suffisant comme ça. Mais c’est fini, maintenant. On serait mieux si on pouvait faire un tour dehors, mais ça va… »

Sara saisit les mains de Michael et embrasse les doigts recouverts de pansements.

« Kathy s’occupe très bien de moi, murmure le jeune homme, Elle a les mains presque aussi douces que les tiennes.
- Je vais devoir lui en parler, plaisante la jeune femme en fronçant les sourcils, Il ne faudrait pas qu’elle en profite. »

Les deux amoureux échangent un sourire.

« Que c’est bon de te voir, souffle Michael en caressant le visage de sa compagne, Ce que tu as pu me manquer…
- On rattrapera le temps perdu, répond la jeune femme, Tu ne vas plus pouvoir me supporter.
- J’en doute…
- Les visites sont terminées !! », tonne un gardien

Michael baisse la tête. Ses retrouvailles avec Sara lui semblent n’avoir duré que quelques secondes.

« Je reviens demain », le rassure la jeune femme en se levant.

A deux pas, Fernando et MariCruz échangent un long baiser, volé à l’attention des gardiens.

« Prends bien soin de toi, mami.
- A demain. »

Scofield serre Sara dans ses bras, cache son visage dans les cheveux de la jeune femme.

« Les visites sont terminées !!
- Michael, lâche-moi », murmure Sara en tendant doucement de se défaire de son étreinte.

Le jeune homme n’arrive pas à écarter les mains. Il a l’impression que s’il la laisse partir, il ne va jamais la revoir. Sara réussit à se dégager et l’embrasse une dernière fois.

« Linc est là », souffle-t-elle en s’éloignant

En effet, au moment où les secondes visites commencent, Lincoln apparait dans la pièce. Il s’avance vers son frère avec un franc sourire.

« Pourquoi tu fais cette tête-là ! Tout va bien ? »

Michael lui répond d’un signe de tête et se rassoit.

« Tu te débrouilles de mieux en mieux.
- Ouais… Vu ce que coute ce centre, heureusement que je progresse… Je suis logé comme un milliardaire.
- Tant mieux.
- Mike, ça va ?
- Oui… C’est juste… Je ne m’attendais pas à voir Sara.
- Ca, c’est le premier effet Kiss-Cool, enfin Hewes plutôt »

Scofield sourit.

« Sara t’a dit pour Kellerman ?
- Oui.
- Et c’est pas tout. Je suis sûr que tu vas vite sortir de là… Michael, t’as pas vu la tête qu’ils faisaient quand tu témoignais ! Même Powell il était tout pâle. Et à la TV, maintenant, tout le monde dit que vous devez sortir ! Et... Il y a des manifs partout dans le pays, ça commence même à tourner au vinaigre… Les gens réalisent qu’on les a pris pour des dindons et que s’ils savent la vérité maintenant, c’est grâce à nous, à toi. Alors, accroche-toi, mec. D’accord. »

Michael lui répond par un signe de tête.

« Ca me bouffe ce que cette pourriture t’a fait. J’aurais aimé… »

Lincoln baisse la voix en saisissant les mains de son frère.

« J’aurais aimé me le faire… »

Il regarde les blessures de Scofield.

« Mais c’est fini maintenant, ok ? Tu vas retrouver Sara et vous allez être heureux tous les deux… »


New York – ONU

Paul Kellerman marche dans un long couloir de l’ONU avec un homme d’une soixantaine d’années, massif et aussi grand que lui. Lance Willes est un résumé des Etats-Unis à lui tout seul. Il a du sang indien, allemand, britannique, français, africain… Il parle sept langues,. Fin diplomate, il est l’Ambassadeur des Etats-Unis dans la prestigieuse organisation internationale.

« Monsieur, continue Paul, Je ne vous apprends pas que toute cette histoire a considérable écorné l’image des Etats-Unis. Beaucoup de gens dans le monde vivent cette affaire comme une sorte d’agression de notre part. Ils ont du mal à croire que cela ne vient que d’un cartel et non des plus hautes instances du pays.
- Vous ne croyez pas si bien dire.
- Mais nous sommes aussi un pays connu pour savoir admettre ses erreurs. Comme une grande patrie des droits de l’Homme. Et je pense que ce geste serait un signe fort. Une façon de prouver que la justice, le respect de la dignité humaine ne sont pas des mots creux…. »
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MessageSujet: Re: DENOUEMENT   Mar 22 Sep - 21:19

24 août


Camp David

Harry Coleman a 70 ans, d’épais cheveux tout blancs et un physique de papi gâteau. Il a 45 ans de vie d’une vie politique bien remplie, commencée comme simple élu au congrès de son état natal du Maine. En mai 2005, il pensait terminer sa brillante carrière au poste de ministre du tourisme, sujet que lui convenait parfaitement. Mais les derniers jours de Mai vont bouleverser sa vie. Il perd d’abord son ami de toujours, Richard Mills puis, deux jours plus tard, Caroline Reynolds, qu’il n’apprécie guère, entre dans son bureau pour lui proposer le poste de Vice-président. Harry n’hésite pas longtemps ! Quelle fin de carrière ! Il ne se doute pas encore qu’elle n’est pas terminée ! Quinze jours plus tard, Reynolds démissionne et le voilà propulsé Président ! Lui, le fils de simples fonctionnaires municipaux du Maine !
Coleman pense qu’il n’aura qu’à gérer les affaires courantes en attendant les élections de l’année prochaine et que son passage dans le bureau ovale ne prendrait que deux lignes dans les livres d’histoire. Mais, il y a 10 jours, il a du écourté ses vacances en Floride pour revenir précipitamment à Washington à cause du scandale déclenché par Scylla !
Homme calme, posé, réfléchi qui aime prendre son temps avant de prendre des décisions importantes, Harry est décrit par la presse comme un « Non président » ! Deux jours plus tôt le New York Times titrait « Il y a-t-il un locataire à la Maison Blanche ? ». Son silence dans cette affaire est jugé « assourdissant » et totalement inapproprié à l’émotion qui agit le pays.

La veille, un samedi, il s’était retiré dans la résidence secondaire des présidents américains à Camp David pour y réfléchir au calme. Mais il a immédiatement accepté de recevoir son ambassadeur à l’ONU et son ministre de la justice, également président de la commission sur cette affaire qui lui a fait perdre le sommeil.

Les trois hommes marchent depuis près de deux heures dans le parc qui entoure la maison. Harry manipule les dossiers que lui a donnés Green avec nervosité.

« Pensez-vous que ce soit la meilleure solution ?, demande-t-il
- Je le crois, répond Cooper, Vous devez envoyer un message à la population. Leur montrer que vous comprenez leur stupéfaction et leur colère.
- Je suis entièrement d’accord, intervient Lance, Je pense que cette annonce calmera les manifestations. Plusieurs ont dégénéré hier. Vous devez faire quelque chose pour calmer les esprits avant qu’un drame ne se produise… Si par malheur un manifestant venait à être tué par les forces de l’ordre, on pourrait avoir des émeutes dans tous les pays. Ceci serait catastrophique pour notre image à l’étranger.
- Harry, reprend Green, Tout le monde sait que vous ne visez pas une réélection. Donc, ce geste sera vu comme un grand signe d’humanité, dépourvu de toute arrière pensée… »



Fox River – Salle des visites


MariCruz s’est assise sur les genoux de Fernando malgré les regards noirs des gardiens. Sara et Michael sont assis à leur droite, penchés l’un contre l’autre, les mains enlacées. Ils écoutent tous les quatre Lincoln leur raconter ses mésaventures avec son fauteuil.

« Putain, mec !, s’écrit Sucre, Tu dois tout rapprendre ! C’est comme si tu étais un bébé qui doit apprendre à marcher !
- C’est un peu ça, sourit Burrows, Dans un fauteuil roulant, tu vois le monde à la hauteur d’un enfant. Et tu as oublié à quoi ressemble le monde vu de là. Tu redécouvres tout… Ca a un côté flippant mais aussi magnifique. Tout est nouveau comme si le film s’était rembobiné…. Comme si tu recommençais ta vie à zéro… C’est une toute nouvelle vie qui commence, qui s’ouvre à toi comme à un gosse… »
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MessageSujet: Re: DENOUEMENT   Sam 26 Sep - 20:29

25 août


Washington – DC – Bureau de Brown

Assis derrière son bureau, Brown est plongé dans ses dossiers. Un coup frappé à la porte lui fait lever la tête.

« Oh, bonjour, Thomas, entre.
- J’ai amené des brownies et du café, sourit le jeune agent en rentrant dans la pièce, Le champagne à cette heure-ci, c’est un peu tôt. »

William sourit et retire ses lunettes.

« Allume la TV », demande-t-il



Los Angeles
Dimitri, Polly, Michel, Ellen et Oscar se sont réunis dans le bureau du procureur malgré l’heure plus que matinale ou très tardive, car il n’est pas encore 4 heures du matin sur la côte Ouest. La TV branchée sur CNN, ils discutent des dossiers en cours tout en jetant souvent un œil vers l’écran…

§§§§§§§§§§§§§§§§


Sa télévision branchée sur la même chaine, le docteur Bree Whiteker se prépare son petit-déjeuner.



Chicago – Centre de rééducation


La salle de restaurant du centre est pleine comme un œuf malgré l’heure matinale, il est 6h45 à Chicago. Personnel soignant et patients se sont regroupés autour de l’écran de TV spécialement installé.
Au milieu de cette foule, Sara, Petey, MariCruz, LJ, Sofia et Beth cherchent Lincoln des yeux. Ils le trouvent à côté de la baie vitré, accompagné par Darius et Andrea. Sara et Burrows échangent un sourire un peu tendu. La jeune femme s’installe à côté du frère de son compagnon et lui prend la main. La veille au soir, les médias ont annoncé une conférence de presse du président Coleman pour aujourd’hui 8h00, heure de la côte Est…
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